MIGRATIONS TARDIVES DU TESTICULE
grande, mais elles s'éteignent vite. Parfois, cependant, elles sont assez violentes pour être rapidement mortelles; de même, chez rhomme, la persistance du canal péritonéo-vaginal a pu de cette façon rendre mortelle une orchite. C'est un fait, en tout état de cause, exceptionnel et qui n'est pas lié, sauf pour les ectopies intra-abdominales, à l'ectopie elle-même, mais à la malformation péritonéo-yaginale concomitante : l'association habituelle des deux lésions fait que nous devons en tenir compte dans le pronostic éloigné de l'ectopie.
Notre malade porte des testicules en situation anormale, il est atteint de deux hernies concomitantes, il commence à souffrir à la fin de la journée quand il s'est un peu fatigué : quel soulagemen pouvons-nous apporter à son état ?
Avant de répondre à la question ainsi posée, nous devons nous demander si le testicule ectopié n'est pas susceptible, à un moment donné, d'une migration tardive qui le fasse descendre dans les bourses. Or, il en est quelquefois ainsi.
D'abord, la migration simplement retardée est fréquente chez le nouveau-né. Il est de règle que sur le fœtus à terme les testicules soient dans les bourses ; mais souvent ils n'y sont pas, et, sans aucune complication, y descendent dans le cours des premières semaines. Vous ne porterez donc pas un diagnostic d'ectopie parce que le scrotum est vide à la naissance ; vous aurez simplement à favoriser la descente par des massages qui, obliques en bas et en dedans, exprimeront pour ainsi dire le testicule hors du canal; et quand il sera hors du canal, vous l'abaisserez par des séances quotidiennes de tractions ménagées.
Passé les trois ou quatre premiers mois, ne comptez plus sur cette descente spontanée, seulement un peu retardée. A partir de ce moment, l'ectopie vraie est constituée et les chances de cure naturelle deviennent maigres. Elles existent cependant, et classi-