CHANCRE DE CONTAGION
peu. Finalement, il ne reste bientôt plus de la lésion qu'une plaque d'un rouge brunâtre surmontant des tissus encore épaissis et rénitents. Cette induration locale persiste quelque temps, puis s'atténue, s'efface, et tout est dit.
Tel est, messieurs, le chancre expérimental.
Yoiis voyez qu'en somme ce chancre est une lésion minime et de peu d'importance, une lésion se limitant à une petite étendue, ne faisant qu'intéresser les tissus superficiellement, évoluant avec rapidité et disparaissant en un temps assez court.
Et si vous recherchez en quels éléments essentiels consiste cette lésion, vous la trouvez simplement constituée par ceci :
1° Une infi.ltration du derme produisant un épaississement local, une nodosité circonscrite d'une rénitence particulière;
2° A la surface de cette nodosité, une érosion ou une légère exulcération.
Au total, voilà, messieurs, ce qu'est le chancre expérimental; il est cela, et rien autre, rien de plus.
Or le chancre de contagion, celui que nous observons en pratique, répond-il à ce type? Est-il l'analogue de la lésion que nous venons de décrire? C'est là ce que nous devons maintenant étudier en détail.
Vous comprenez sans peine combien doit être rare l'occasion de surprendi-e, chez la femn.e, le chancre au début môme de son début, si je puis ainsi parler. Car une femme, quelle qu'elle soit, ne se détermine à consulter un médecin que si elle y est invitée par quelque phénomène sensible, appréciable. Oi'. si le chancre de contagion débute, comme le chancre d'inoculation, par une simple rougeur sèche ou par une petite pajuile. il ncsi pas perçu à cette époque, il ne peut l'être; on ne sent pas une rougeur, on ne souffre pas d'une insensible papule. Ce n'est donc que d une façon exceptionnelle et toute fortuite qu'on pourrait assister à