SYMPTOMES
la rattacher à la syphilis que par la notion des antécédents ou par la considération d'autres manifestations diathésiques contemporaines.
Cliniquement, en effet, cette iritis s'accuse parles symptômes suivants, qui forment le fond commun des iritis de tout genre, et qu'il suffira conséqucmment de mentionner d'une façon sommaire :
i° Douleicrs orbitaires et péri-orhitaires, d'intensité variable, remarquablement légères en général, et s'exaspérant parfois la nuit (ce qui, soit dit incidemment, n'offre en l'espèce rien de particulier, moins encore de pathognomonique);
2° Troubles visuels, moins accentués qu'on pourrait le croire (brouillard sur la vue, vision imparfaite des petits objets, mais lecture encore possible pour les gros caractères ; parfois mouches volantes, etc.) ;
3° Injection zonulaire périkératique ^ ;
4° Paresse, immobilité relative ou. immobilisation complète, et surtout déformation de la pupille ;
5° Modifications variées de la teinte du diaphragme irien, qui devient plus sombre, plus foncée. — Quoi qu'on en ait dit,ces modifications de couleur n'ont rien de constant et ne peuvent être appréciées que par comparaison d'un œil à l'autre. Il n'est pas, je l'affirme, de teinte spéciale que revête l'iris affecté de lésions syphilitiques ;
6° Et enfin, si la maladie dépasse la forme de congestion simple dite iritis séreuse, exsudations plastiques troublant l'humeur aqueuse, donnant à l'orifice pupillaire un aspect nébuleux, et imprimant à la face antérieure de l'iris une sorte d'apparence tomenteuse, etc. — Parfois encore, sous l'influence probable d'une hypersécrétion morbide de l'humeur aqueuse, la cornée se projette en avant et devient plus convexe, en même temps que sa face
1 . On a remarqué avec raison que la zone d'injection périkératique n'est pas toujours complète ou égale. Parfois elle est interrompue ou moindre sur une portion de la circonférence cornéale, et cela parce que l'iris n'est pas affecté en ce point. L'iritis syphilitique peut en effet n'être que partielle. « C'est un des caractères principaux de cette variété d'iritis de pouvoir se développer dans une partie du diaphragme indien et de laisser les parties voisines du même organe parfaitement intactes. » (Barbeyron, Quelques considérations sur l'iritis syphilitique, thèse de Paris, 1872.)
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postérieure prend un aspect légèrement nuageux, comme dépoli.
De môme encore, comme dangers possibles de terminaison,, cette iritis expose aux mêmes lésions que toute autre espèce d'iritis, à savoir :
1" Synéchies, et très spécialement s)'néc]nespostérieurefi ;
2" Déformations permanentes de la pupille ; réduction du diamètre pupillaire, pouvant aller jusqu'à l'aimze;
S" Cataractes pupillaires (fausses cataractes) ;
4° Troubles divers de la vision, conséquences naturelles de ces ésions persistantes, etc. ;
Toutes terminaisons défavorables, ne se produisant guère que dans les cas où la maladie a été négligée, abandonnée à son évolution propre ou mal traitée.
Mais, ces analogies constatées, il n'est pas moins essentiel de reconnaître les différences. Tout n'est pas identique entre l'iritis de la vérole et les iritis vulgaires, d'origine non spécifique. Si l'on analyse minutieusement la symptomatologie propre aux phlegmasies iriennesde la syphilis, on arrive à distinguer certains caractères, certaines particularités qui leur impriment un cachet tant soit peu spécial et qui peuvent, en bon nombre de cas, les différencier des phlegmasies d'autre nature. Ces caractères, certes, ne sont pas nombreux. On en compte trois seulement, que voici :