Leçons cliniques sur les lunettes, et les états pathologiques consécutifs à leur usage irrational ... Première et deuxiême parties (Presbytie et Myopie)
L’impression de ces Leçons cliniques snr les luneUcs et les états pathologiques consécutifs ci leur usage irrationnel a été commencée en janvier 1845, à Bruxelles, dans les Annales d' Oculistique àii docteur F. CuNiER. Rédigées d’abord par le docteur Debout, elles l’ont été plus lard par moi-même, ce qui explique et l’inégalité du style, et la circonstance que, dans les premiers paragraphes, il est parlé de moi à la troisième personne. Le lecteur voudra bien excuser ces petites taches, et d’autres du même genre, ainsi que quelques fautes typograj)biques, qu’à cause démon éloignement du lieu de la publication je n’ai pu indiquer en temps utile.
Ce travail contient, je ne puis m’empêcher de le[^dire, un grand nombre de considérations très-importantes et nouvelles, et la description de plusieurs maladies fréquentes et graves dont personne n’avait parlé avant moi, telles que r amblyopie presby tique, Vamblyopie presby tique congéniale, V amblyopie 'produite par Vusage de lunettes trop fortes, la vision de mouches volantes ou filaments voltigeants, causée par l'abus de verres, etc.... Ces affections peuvent être tantôt prévenues ou enrayées dans leur développement, tantôt
même guéries eomj)lélemeîit, par la prescription des règles d’hygiène oculaire ou par l’emploi de lunettes convenablement choisies. Par celte raison, je dois recommander la lecture de ces pages, nonseulement aux médecins, mais encore aux opticiens. Plus encore que les premiers, ces derniers sont à même de concourir à diminuer le nombre de ces maladies, par de sages conseils, ou de l’augmenter, par la concession inopportune de verres trop puissants. Malheureusement ils conservent encore très-généralement la mauvaise habitude de débuter, dans le choix des lunettes, par des numéros trop forts, bien que cette pratique soit entièrement contraire à leurs propres intérêts, f^u’ils veuillent bien lire et méditer ce que j’ai dit sur ce point, particulièrement dans les paragraphes XI et XXX.
Je regrette bcxaucoup de n’avoir point fait tirer cet opuscule à un plus grand nombre d’exemplaires. Aussitôt que je l’aurai complété par les parties qui traitent de V inégalité de la force et de la portée des deux yeux et des lunettes à cataracte, j’en publierai une seconde édition, augmentée sur plusieurs points. Tel qu’il est, sous cette première forme, je n’hésite pas à dire que je le crois destiné à porter quelque fruit utile.
Sjciiei-, D, M.
Paris, décembre 1847.