AMÉLIORATIONS
Depuis cette époque jusqu'en octobre 1869, ce malade n'a pas cessé de prendre le médicament bromure et il n'a pas eu une seule attaque, quoiqu'il ait repris sa profession de typographe.
Je n'ai pas revu P... depuis cette époque.
Le bromure de potassium a diminué chez ce malade le nombre des attaques et a supprimé le délire qu'elles amenaient infailliblement auparavant : 4 à 5 grammes par jour.
Obs. \LV. — Prédisposition héréditaire aux maladies du système nerveux. — Épile|isie dans l'enfance; 30 attaques à peu près. Très nombreux vertiges.
M. L , âgé de quarante-deux ans, marchand de couleurs, vint me consulter le
3 août 1865.
Jusqu'en janvier 1868, une attaque. De i à 5 grammes de bromure de potassium.
15 janvier 1868. — Va bien. En février suivant. M. L... est mort d'un anthrax de la lèvre inférieure qui s'était compliqué de pneumonie à forme adynamique.
En résumé ce malade était atteint depuis l'enfance d'épilepsie caractérisée par des attaques convulsives et de très nombreux vertiges. Le nombre des attaques était de 30. Le bromure de potassium a diminué considérablement les attaques et les a réduites à une au plus par an. De 2 à 6 grammes par jour.
Obs. XLVI. — Alcoolisme du père. Êpilepsie dans V enfance. — Absences, puis attaques au nombre de 270 à peu près et très nombreux vertiges. Amélioration par le bromure de potassium. Diminution des 2/3 du nombre des attaques.
La nommée B..., âgée de dix ans, entre, le 11 avril 1866, à la Salpètrière, dans le service de M. Baillarger.
Cette enfant était atteinte, depuis l'enfance, d'épilepsie caractérisée par des attaques convulsives au nombre de 20 à 30 par mois.
La médication bromurée a abaissé ce nombre à 10 ;au plus par mois : de 2 à 12 grammes par jour.
Obs. XVLII. — Antécédents héréditaires par le côté maternel. — Epilepsie dans l'enfance. 350 attaques à peu près, vertiges, faiblesse intellectuelle. Amélioration par le bromure de potassium, réduction des deux tiers du nombre des attaques.
La nommée N..., âgée de quinze ans, est entrée, le 30 janvier 1869, à la Salpètrière, dans le service de M. Baillarger.
La médication a été bien supportée, l'enfant est très vive et très alerte, la mémoire est notablement meilleure, et elle n'a présenté aucun symptôme de bromisme. Dose de 7 grammes à 11 grammes par jour.
, En décembre 1870, une attaque, quatre vertiges. Bromure de potassium : Il'i'',50. En janvier 1871, quatre attaques. Bromure de potassium : ll'J'',50. En février, une attaque. Bromure de potassium : ll'J'',50.
Obs. XLVIII. — Antécédents héréditaires tuberculeux du côté paternel. — Convulsions dans la première enfance. Êpilepsie consécutive â forme éclamptique. 9 attaques. État général cachectique. Suppression des attaques sous l'influence du bromure de potassium depuis onze mois.
La nommée R..., âgée de six ans, est entrée, le 18 mai 1868, dans le service de M. Baillarger.
m: L'EMPLOI DU liRO.MUFlE IJE l'OïASSlUM.
Mars 1871. — Pas d'attaques depuis avril 1870. Dose de 2 à 3 grammes. Le bromure de potassium est continué à la dose de 3 grammes.
Oiis. XLL\. — Épilepsie du premier âge. Idiotie secondaire. — 60 attaques. Anlccédenis tuberculeux chez le pére. Aniélioration de l' épilepsie sous Vinfiiencc du bromure de potassium.
La uommce M..., sept ans, m'est amenée, le 10 février 1869.
Cette enfant qui était idiote et épiieptique a été considérablement an]éJiorée par le hronmre de potassium. De 3 à 5 grammes par jour.
Obs. L. — Épilepsie produite par une peur, à l'âge de quarante-deux ans. — Vertiges très nombreux, 30 à 40 par mois. Amélioration par le bromure de potassium, lîéduction de plus de moitié du nombre des vertiges.
La nommée Pl..., âgée de quaraate-cinq ans, est entrée, en 1866, dans le service de M. i'aillarger, à la Salpêtrière.
Cette malade était atteinte depuis trois ans d'épilepsie caractérisée par des vertiges au ne ibre de 20 à 30 par mois.
La médication bromurée a diminué de moitié le nombre des vertiges. De 2 à 11 grammes par jour.
ÛBS. LI. — Convulsions de la première enfance consécutives à une mauvaise alimentation. — Hémiplégie consécutive. Epilepsie à l'âge de deux ans, nombreuses attaques (v'ngt par jour en moyenne). Amélioration très notable parle bromure de potassium.
La nommée Am..., âgée de douze ans, est entrée, le 10 janvier 1870, dans le service de M. lîaillarger.
En 1871, cette malade qui avait jusqu'à vingt attaques en 24 beures, n'en a plus eu qu'une ou deux tous les quatre jours, depuis l'usage du bromure : de 2 à 12 grammes par jour.
OiîS. LU. — Prédisposition héréditaire du côté maternel aux affections nerveuses. — Épilepsie à l'âge de six ans par suite d'une peur. 30 à 50 attaques par semaine. Vertiges.
B..., âgée de huit ans, entre, le 9 février '870, dans le service de M. Baiilarger, à la Salpêtrière.
Cette enfant était atteinte depuis deux ans d'épilepsie caractérisée par des attaques convulsives qui se reproduisaient trente à cinquante fois par semaine, et par des vertiges.
Le bromure de potassium a abaissé le nombre des attaques à dix au plus par semaine.
Obs. lui. — Épilepsie depuis trois ans. — 900 attaques à peu près. Abrutissement de l'uitelligence.
La nommée C... est entrée à la Salpêtrière, le 17 décembre 1861 , à l'âge de quinze ans, dans le service de M. Delasiauve. Passe, le 15 avril 1870, dans le service de M. Baiilarger.
Elle était bien constituée, mais présente maintenant une paralysie à peu près, complète des deux, membres inférieurs, elle laisse aller sous elle; elle ne parla- pas, est en démence complète et en stupeur profonde.
OBSERVATIONS
Ces phénomènes sont survenus depuis qu'elle est épileptique. La maladie s'est déclarée à l'âge de douze ans, sans cause connue.
Cette malade était atteinte depuis trois ans d'cpilepsie caractérisée par de nombreuses attaques qui avaient abruti son intelligence. Le bromure de potassium a supprimé les attaques pendant quinze mois, et elle n'en a plus eu depuis qu'une tous les Jix-liuit mois à deux ans. 3 grammes par jour.
Obs. LIV. — -Épilepsie datant de quarante ans. — Très nombreuses attaques. Paraplégie. Démence. Suppression des attaques par le bromure de potassium.
La nommée F..., âgée de quatre-vingts ans, entre, le 25 mai 1870, à la Salpètrière dans le service de M. Baillarger.
Cette femme est épileptique depuis l'âge de quarante ans; les attaques surviennent tous les quinze jours, par séries de deux ou trois. Le bromure a supprimé de suite les attaques, mais la malade contracte une pneumonie et succombe le 17 janvier 1871.
Quoique paraplégique et démente, et assurément atteinte de lésions cérébro-spinales, cette femme, épileptique depuis quarante ans, a donc cessé d'avoir des attf. ;ues sous l'influence du traitement par le bromure de potassium. De 1 à 4 grammes par jour.
OiîS. LV. — Épilepsie datant de vingt-deux ans, causée par la peur en 184-8. — Auras initiales; puis absences, et enfin attaques. Secousses. État de folie à plusieurs reprises. Suppression des attaques depuis six mois, sous l'influence du bromure de potassium.
La nommée Ansl..., âgée de soixante-quatre ans, est entrée, le 20 mai 1870, à la Salpélriére, dans le service de M. Baillarger.
Cette fenmie est épileptique depuis l'année 1848, et sa maladie a été causée par la peur que lui ont causée les émeutes de juin 1848; sa maison a reçu 17 boulets, et elle a eu grand'peine à sauver ses enfants. 1000 attaques.
Le 27 mai 1870, début du traitement par le bromure de potassium, à la dose de 4 grammes par jour en deux fois. Les attaques sont supprimées.
Le 16 janvier 1871 la malade est atteinte de pneumonie grave. Le médicament est discontinué le 17.
Obs. LVI. — Prédisposition héréditaire du côté maternel aux affections nerveuses. — Épilepsie à l'âge de dix-neuf ans. 1000 attaques à peu prés. Folie maniaque consécutive aux attaques. Violences. Duninulion notable des attaques depuis treize mois.
La nommée R..., âgée de vingt-huit ans, est entrée, le 25 mai 1868, dans le service de M. Baillarger.
Cette malade épileptique depuis neuf ans et devenue aliénée dangereuse à la suite de nombreuses attaques, est considérablement améliorée depuis 13 mois ; tandis iju'avant le traitement elle avait deux attaques par semaine, elle n'en a plus eu que irois depuis ces treize mois, l'état mental se modifie par intervalles. A pris de 5 à grammes par jour.
Obs. LVII. — Épilepsie idiopathique dans l'adolescence. — 600 attaques à peu près. État de folie consécutive. Traitement par le bromure de potassium. Éruptio.i bromurée mx mollets. Amélioration de l'épilepsie. Pas d'attaques depuis neuf mois. État menlal satisfaisant.
VOISIN. — Leçons cliniques. 42
DE L'EMPLOI DU BROMURE DE POTASSIUM
La nommée L..., âgée de vingt-cinq ans, est entrée, le 15 avril 1870, dans le service de M. Baillarger.
' Cette malade qui était atteinte, depuis onze ans, d'épilepsie caractérisée par des attaques au nombre de 600 qui ont amené la folie mélancolique, a cessé depuis neuf mois d'avoir des attaques et est très améliorée au point de vue de l'état de folie . Dose de bromure de 6 à 8 grammes par jour.
Obs. LVIII. — Épilepsie idiopathique causée par une peur, et datant de vingtdeux ans. — Attaques au nombre de 10 à 15 par mois. Vertiges.
La nommée F..., âgée de quarante-cinq ans, est entrée, le 10 mai 1870, à la Salpêtrière, dans le service de M. Baillarger.
Cette malade était atteinte depuis vingt-deux ans d'épilepsie caractérisée par des attaques convulsives au nombre de 10 à 15 par mois qui ont amené de la folie mélancolique à forme religieuse. — La médication bromurée a supprimé les attaques depuis onze mois et amélioré considérablement l'état mental. De 5 à 7 grammes par jour.
Obs. LIX. — ■ Épilepsicjdiopathique depuis douze ans, causée par une tentative de viol commise sur elle par son père. — Vertiges, puis attaques (600).
La nommée E.,., trente ans, institutrice, est entrée, le 15 avril 1870, à la Salpètrière, dans le service de M. Baillarger.
Cette malade, atteinte depuis l'âge de dix-buit ans d'épilepsie caractérisée par des vertiges et des attaques convulsives au nombre de plus de 600 et de folie mélancolique hallucinatoire consécutive, a cessé depuis sept mois d'avoir des attaques et des vertiges et n'est plus aliénée. 5 grammes de bromure par jour.
Obs. LX. — Hijstéro-épilepsie snvve\me au moment de la menstruati on. 1200 attaques Aliénation mentale.
La nommée Lind..., célibataire, quarante-denx ans, est entrée, le 12 mai 1865, à la Salpêtrière, dans le service de M. Baillarger.
Cette malade, atteinte depuis vingt-six ai-s d'hystéro -épilepsie caractérisé par des attaques au nombre de plus de 1200, a cessé depuis sept mois d'avoir des attaques et ne présente plus de folie mélancolique. 2 à 3 grammes de bromure par jour.
Obs. LXI. — Épilepsie depuis seize ans. — Excitation de la force excito-motrice delà moelle. Secousses fréquentes dans le membre supérieur droit; dix à dix-sept attaques par an. Médication bromurée. Suppression des secousses. Diminution des attaques.
M""= D..., âgée de trente-trois ans, est atteinte d'épilepsie depuis seize ans (10 â 17 attaques par an, 20 à 30 secousses par mois).
Caractère très impressionnable ; la cause déterminante de la maladie est une série d'impressions pénibles qui ont accompagné une visite domiciliaire chez son père, pour cause politique.
La médication bromurée a été commencée le 16 novembre 1865 ; de 3 grammes par jour, la dose était portée à 5 le 28 novembre, et dès le 17 décembre, la malade acessé d'éprouver des secousses, elles ne se sont pas reproduites. Les attaques elles-mêmes ont diminué; leur nombre n'a été que de 5 à 7 par an, depuis six ans que dure le traitement.
Ainsi, sous l'influence de la médication, suppression des secousses et diminution
OBSERVATIONS. 659
des attaques. La dose, portée il y A quatre mois à 6 grammes, est continuée en ce moment (20 août 1870) et bien supportée.
11 est à noter que depuis le traitement, le sang menstruel apparaît en retard, est moins abondant et moins coloré.
UiîS. LXIl. — Épilepslc dalant de dix ans; démence ; séries d'attaques et de vertiges. — 500 attaques. Éloignement des attaijues. Augmentation des intervalles entre les séries.
M. C..., âgé de vingt-neuf ans, est confié à mes soins, le 19 août 1865.
Sous l'influence du bromure de potassium, la durée des rémissions est augmentée, mais encore le nombre des attaques a beaucoup diminué dans chaque série ; c'est ainsi que M. C... n'a eu qu'une ou deux attaques par série. Les attaques sont remplacées par des vertiges en même quantité. Dose moyenne : 6 grammes par jour.
La médication est continuée. La mémoire s'est améliorée; mais le jugement, le caractère, la sociabilité sont restés dans l'état d'infériorité que j'avais constaté avant le début du traitement.
Obs. LXIIL — M'"* de L..., âgée de cinquante ans, sujette, depuis vingt ans, à des attaques d'épilepsie franches et intenses, au nombre de 5 ou 6 (en série) par mois ; a été soumise, par moi, à la médication bromurée (6 grammes en moyenne par jour) depuis cinq ans. A partir de cette époque, elle n'a eu que 4 à 8 attaques par an ; et de plus, elle a cessé d'éprouver des secousses et des soubresauts brusques qui la prenaient fréquemment jour et nuit.
Ors. LXIV. — Alcoolisme du, père. Hystérie de la mère. — Convulsions dans le bas âge. Hallucinations, délire (dès l'âge de douze ans) de nature vertigineuse. Puis à dixsept ans, attaques convulsives au nombre de 30 par an. Hallucinations, délire furieux, ientatives de suicide consécutives aux attaques, hiégalité pupillaire. Absences. Crampes. Disparition des crampes, des hallucinations, de l'inégalité pupillaire, diminution du nombre des attaques.
Le nommé H..., vingt ans, vient me consulter, le 18 janvier 1869.
Traitement par le bromure de potassium à la dose de 4"'',50 à 6''',30 par jour et vésicaloire à la nuque jusqu'en 187 !. L'amélioration persiste. Le traitement est continué.
En résumé , ce malade atteint d'épilepsie caractérisée par des attaques convulsives des accès, des vertiges et par des hallucinations terrifiantes, de nature dangereuse, a été amélioré par le bromure de potassium, au point de vue des phénomènes convulsifs et a cessé d'avoir des hallucinations qui le poussaient au suicide.
OiiS. LXV. — Épilepsie de renfance. Nervosisinc de la mère. Épilepsie du père. 3 attaques.
L'enfant V..., âgée de neuf ans, est confiée à mes soins, le 17 janvier 1870. S'améliore sous l'influence de la gymnastique et du bromure de potassium (de !2 à '■] grammes par jour).
0b3. LXVL — Épilepsie idiopathique. Vertiges et attaques dalant de douze ans. Accès de manie. Amélioration de V épilepsie. Cessation du trouble mental maniaque.
La nonunée G..., quarante ans, est entrée le 20 août 1868, dans le service des épileptiques de la Salpètrière dirigé par M. Delasiauve.
DE L'EMPLOI DU BROMURE DE POTASSIUM
Traitement. Bromure de potassium, 3 granmïes en deux fois chaque jour, au commencement des repas.
Cette malade qui avait, tous les quinze jours, des séries de 2 à 6 attaques et du délire maniaque qui leur était fréquemment consécutif, n'a plus eu que 14 attaques depuis six mois, et est trois mois sans en avoir une seule. (Dose : 3 grammes de bromure par jour.)
Obs. LXVII. — Épilepsie provoquée par une émotion trèx vive. Attaques. Pas d'hérédité. Trait entent par le bromure de potassium au bout de vingt-trois ans. Amélioration.
La nommée B..., âgée de cinquante ans, entre dans le service des épileptiques à la Salpêtrière, le 17 mai 1870.
Cette femme, atteinte d'attaques d'épilepsie et d'absences depuis vingt-trois ans, est dans un état d'amélioration sensible, depuis qu'elle est soumise au traitement par le bromure de potassium. (De 3 à 4 grammes.)
Obs. LXVIII. — Antécédents tuberculeux. Épilepsie du jeune âge. 600 attaques
à peu près.
M'"" M...., vingt-six ans, vient me consulter, le 14 septembre 1868.
Cette malade, atteinte depuis dix-sept ans d'épilepsie caractérisée par des attaques convulsives, par de la folie mélancolique et par de l'incohérence, a été améliorée par le bromure de potassium. Les attaques ont été supprimées; elle a eu une dizaine d'accès et de vertiges en l'espace de dix-huit mois, tandis qu'auparavant elle avait 8 à 10 attaques par nuit.
L'état mental n'a été modifié qu'au point de vue du délire mélancolique. De 3 à 5 grammes par jour
Juillet 1870. — Morte de pneumonie double dans le cours d'une scarlatine. La médication bromurée a été suspendue pendant la pneumonie.
Obs. LZIX. — Épilepsie idiopathique . — 400 attaques. — Une sœur épilcptiquc .
Le nommé R..., âgé de vingt-trois ans, est entré le 14 novembre 1859 à l'hospice de Bicêtre.
Pendant le traitement parle bromure de potassium, c'est-à-dire dans Tespace de cini| mois. R... n'a eu que cinq attaques. De 3 à5 grammes de bromure par jour.
1873. — J'ai appris que ce malade a, depuis 1866, repris à certains intervalles le traitement par le bromure de potassium et que chaque fois l'épilepsie en avait été également améliorée.
Obs. LXX. — Antécédents héréditaires épileptiques. — Épilepsie dans l'adolescence. Attaques. — Accès incomplets. — Préludes. Amélioration notable par le bromure de potassium, mais persistance des préludes et des vertiges.— Éruption bromurée. Cessation des attaques depuis six ans.
P..., âgée de vingt ans, vient me consulter le 4 octobre 1865.
Cette malade, atteinte depuis six ans, d'épilepsie héréditaire, caractérisée par des
OBSERVATIONS
attaques convulsives, des absences et des secousses, a cessé d'avoir des attaques. Depuis huit ans le nombre des absences et des secousses a sensiblement diminué. De 1 à ï grammes par jour.
Obs. LXXI. — Épilepsie idiopathiquo. — Nombreuses attaques. — Absences. — Amélioration notable par le bromure de potassium.
M™ L..., vingt-sept ans, vient me consulter le 22 novembre 1864.
Cette malade, atteinte depuis huit ans d'épilepsie caractérisée par des attaques et des absences, a vu son état s'améliorer sous l'inlluence du bromure de potassium. Dose de 2 à 5 grammes.
Obs. LXXII. — Antécédents héréditaires névrosiqucs. — Épilepsie du jeune âge débutant par des absences. — Aggravation par le mariage.
Première attaque pendant une première grossesse; plusieurs attaques pendant une seconde. Délire aigu consécutif à des attaques, absences.
M"'" S..., vingt-si.\ ans, vient me consulter le 10 septembre 1867.
Traitement. — Bromure de potassium: 2 grammes par jour en deux prises; augmentation de 50 centigrammes tous les quinze jours.
3 janvier 1868. — Depuis septembre, a eu 15 à 20 vertiges par mois. Bromure de potassium : 6 grammes par jour.
Juin 1871. — N'a pas eu d'attaques. Même nombre de vertiges.
Le médicament a toujours été continué par intervalles, à la dose de i à 5 grammes .
Octobre 1874. — Même état, caractère insupportable. Idées lypémaniaques.
En résumé, cette malade atteinte depuis l'enfance d'absences, puis de vertiges, et enfin, pendant le mariage, d'attaques convulsives suivies de délire de plusieurs jours, a cessé d'avoir des attaques depuis qu'elle est soumise au traitement par le bromure de potassium, mais est toujours atteinte de vertiges. De 2 à 6 grammes par jour.
Obs. LXXIII. — Épilepsie idiopathique du jeune âge.
15 attaques. — Très nombreuses absences avec hallucinations. — État cachectique d'un pronostic défavorable.
M. 1!..., âg.; de vingt-deux ans, me consulte le 20 novembre 1868 :
État actuel. — Présente des attaques et des absences. De plus, tous les trois jours au moins, perte séminale nocturne. Ce jour-là il se produit dans le jour un plus grand nombre de phénomènes épileptiques.
Ce malade qui était atteint, depuis l'âge de treize ans, d'épilepsie caractérisée par des absences, puis des attaques convulsives, a cessé d'être frappé d'attaques depuis qu'il est soumis au traitement bromuré, mais les absences, les vertiges persistent, ainsi que l'état de cachexie qui est toujours d'un pronostic défavorable chez un épileptique. De 4 à 6 grammes de bromure par jour.
Obs. LXXIV. — Antécédents héréditaires tuberculeux. — Épilepsie à rdge de douze ans aggravée par le mariage.
100 attaques. — Plus de 1000 vertiges. — ■Amélioration par le bromure de potassium. — Suppression des attaques.
DE L'EJIPI.OI DU BROMURE DE POTASSIUM
M""= M..., trente ans, vient me consulter, le 10 février 1866.
En résumé, i\ vertiges en 1866 et pas une attaque complète, tandis qu'en 1865, 222 vertiges et 6 attaques.
Du 9 janvier 1867 au 31 décembre 1873 la malade a eu six à dix vertiges par mois, • mais pas d'attaques.
Le bromure a été donné aux doses de 4 à 5 grammes.
Cette malade, atteinte depuis dix-huit ans d'épilepsie caractérisée par des attaques et des vertiges, a cessé, sous l'iniluence du bromure de potassium, d'avoir des attaques depuis huit ans, mais a continué à avoir des vertiges.
g 3. — Insuccès.
Obs. LXXV. — Plaie du crâne. — Convulsions épileptiformes. — Idiotie. — Insuccès de la médication bromurée.
L'enfant M..., âgé de quatre ans et demi, m'est amené en mars 1868. Juin 1871. — IVlème état. Le traitement est continué à la dose de 1 gramme. En résumé, cet enfant atteint d'idiotie et d'épilepsie consécutives à un traumatisme du crâne, a été traité inutilement par le bromure de potassium.
Obs. LXXVI. — Épilepsie consécutive à une contusion cérébrale et datant de dix ans. Nombreux accès. — Traitement par le bromure de potassitm . — Insuccès.
Le nommé D .., vingt-quatre ans, cordonnier, est entré à l'hospice de Bicêire (section des épileptiques) pendant que le service était dirigé par M. Delasiauve.
Ce malade, atteint d'épilepsie co' sécutive à un traumatisme du crâne, a été inutilement traité par le bromure de potassium : de 4 à 8 grammes par jour.
Obs. LXXVIL— Épilepsie sijmptomatique d'une lésion cérébrale survenue dans l'enfance.— Hémiplégie. — Insuccès de la médication bromurée.
Le no i:mé W..., âgé de vingt-trois ans, est entré à l'hôpital de Bicêtre en 1861.
Le nombre des accès a été jusqu'ici de quatre à six par mois. La médication bromurée (3 â 4 grammes par jour, depuis août 1865 jusqu'en 1867) n'a produit aucune amélioration.
Obs. LXXVIIL — Épilepsie produite par une impression pénible vive, chez une jeune fille d'une intelligence arriérée. — Aggravation de la maladie pendant une fièvre typhoïde. — Insuccès de la médication bromurée.
M"'' G..., âgée de vingt ans. Epileptique depuis l'âge de dix ans.
La médication liromurée (2 â 6 grammes par jour pendant trois mois) n'a amené aucune amélioration, et b coïncidé au contraire jusqu'ici, avec l'augmentation dans la fréquence des accès.
Obs. LXXIX. — Épilepsie consécutive à une maladie fébrile de l'enfance, éruption bromurée. — Accès, auras; insuccès de la médication bromurée.
Le nommé S..., âgé de onze ans, entre, le 20 novembre 1865, dans l'hospice de Bicêtre.
OBSERVATIONS
État actuel, 3 juillet 1866. — Cet enfant a plusieurs fois par mois des accès caractérisés par : perte de connaissance, chute à terre, pâleur de la face, immobilité des pupilles, convulsions toniques et cloniques des membres droits.
L'enfant est doux, a un bon caractère; il lit très couramment les caractères écrits; sa figure est intelligente; bonne conformation du squelette ; nausée réflexe. Bromure de potassium : 1 gramme par jour.
La médication par le bromure de potassium est suspendue; son insuccès a été dans ce cas, tel que l'enfant a eu en six mois 70 accès; il en avait eu 80 dans toute l'année suivante.
Obs. LXXX. — Convulsions de l'enfance. — Arrêt de Vintelligence, synostose basilaire prématurée. — Idiotie. — Épilepsie définitive. — Accès. — Insuccès de la médication bromurée.
La médication a été continuée pendant toute l'année 1867, mais l'état du malade esi resté stationnaire ou à peu de chose près.
Ainsi il a eu 45 accès, tandis qu'il en avait eu 73 dans l'année 1866.
Oiîs. LXXXI. — Antécédents héréditaires tuberculeux du côté paternel. — Épilepsie dès le bas âge. — Obtusion de l'intelligence. — Insuccès de la médication bromurée.
La nommée A..., âgée de douze ans, est entrée, le ^0 février 1868, dans le service de M. Baillarger à la Salpètrière (section des enfants).
Du 21 mars 1868 au 27 mars 1869. — Traitement par le bromure de potassium à la dose initiale de 1 gramme et maximum de S'^SO par jour.
Le nombre des attaques n'a pas diminué. La nausée réflexe avait été supprimée dès juillet 1868, lorsque la malade était arrivée à prendre i grammes du médicament.
Obs. LXXXII. — Antécédents héréditaires tuberculeux du côté du père. — Epilepsie dès le bas âge. — Attaques. — Obtusion intellectuelle. — Insuccès de la médication bromurée.
La nommée M..., âgée de quatorze ans, est entrée dans le service de M. Baillarger, il y a deux ans, à la Salpètrière (section des enfants). Elle est épileptique depuis son bas âge. Réglée depuis 1867.
La malade est soumise, en septembre 1867, au traitement par le bromure de potassium à la dose initiale de 1 gramme, qui est portée successivement à 2 grammes en l'espace de deux mois, puis à 6 grammes au bout de quatre mois.
I^a méilication a été continuée sans aucun résultat avantageux pendant dix-hui mois. Le nombre dos attaques a été le même.
Obs. LXXXIII. — Antécédents héréditaires tuberculeux du côté maternel.— Epilepsie dès le bas âge. — Attaques. — Hémiplégie. — Obtusion mentale. — Insuccès de la médication bromurée.
La nommée M..., âgée de quatorze ans, est entrée dans le service de M. Baillarger à la Salpètrière (section des enfants).
DE L'EMPLOI DU BROMURE DE POTASSIUM
2 mai 1867. — Du bromure de potassium est administré à la dose initiale de 1 gramme.
La dose est portée progressivement à 4",50 en l'espace de cinq mois. Cette enfant a 27 attaques en mai; 34 en juin; 10 en juillet; 18 en août; 60 en septembre; 42 en octobre.
La médication est suspendue en novembre 1867.
Obs. LXXXIV. — Prédisposition aux affections nerveuses. — Contusion cérébrale. — Épilepsie consécutive. — Attaques et vertiges. — Insuccès de la médication bromiirée.
Le nommé L..., âgé de vingt ans, est amené à ma consultation, le 22 septembre 1865 Prend 3 grammes de bromure par jour.
Je revois le malade en 1868. Le nombre des attaques est moindre qu'avant le trai= tement bromuré, il n'est pas de une par mois. La médication est continuée.
Obs. LXXXV. — Prédisposition héréditaire aux affections nerveuses. — Mauvaise conformation du crâne. — Idiotie. — Epilepsie. — Insuccès de la médication bromurée.
L'enfant J..., âgé de neuf ans, est amené à ma consultation, le 21 juin 1867. Le 28 juin, je le soumets au traitement par le bromure de potassium à la dose de 2'"^, 50 par jour.
Je continue la médication aujourd'hui encore, 25 janvier 1874, et n'en ai obtenu aucun bénéfice, bien que j'aie poussé la dose jusqu'à 6 grammes par jour. JO mars. — Même état. Même médication.
Juin. Id. Id.
Eu résumé, la maladie de cet enfant atteint de déformation du crâne et d'idiotie congénitales, puis d'épilepsie caractérisée par des attaques et des vertiges, a résisté à la médication bromurée.
Obs. LXXXVl. — Prédisposition héréditaire aux affections nerveuses. — Lymphatisme de la mère. — Épilepsie de l'enfance. — Imbécillité. — Insuccès de la médication bromurée.
Le nommé M..., âgé de dix ans, est confié à mes soins, le 20 août 1865. L'enfant a succombé, en 1870, à une méningo-encéphalite aiguë qui a été la conséquence d'attaques répétées en nombre incalculable pendant trois jours.
Obs. LXXXVII. — Nervosisme des ascendants. — Épilepsie succédant à une chorée. Attaques et vertiges. — Insuccès de la médication bromurée.
Le nommé de M..., âgé de quatorze ans, est amené à ma consultation, le 26 dé-cembrc ISOi.
De janvier 1865 à décembre 1866, je traite ce jeune homme inutilement par du lactate de zinc, de cuivre.
Le 5 décembre, je commençai à lui faire prendre chaque jour du bromure de potassium à la dose de S'^SO par jour, et j'augmentai progressivement la quantité jusqu'à ce que j'eusse atteint la dose de 12 grammes par jour; mais la maladie n'a été en
OBSERVATIONS
aucune façon diminuée, bien que la médication ait été continuée pendant quatre ans. Après celte époque, elle a été suspendue.
Obs. LX.WWUI. — Prédisposition héréditaire aux maladies nerveuses, par le côté paternel. — Épilepsie dans l'adolescence. — Co'incidence des attaques avec la menstruation. — Insuccès de la médication bromurée.
B..., Agée de vingt-sept ans, est amenée à ma consultation, le 31 mars 1869. La médication par le bromure (3 à 4 grammes par jour) a été suivie sans succès.
Obs. LXXXIX. — Nervosisme de la mère. — Épilepsie. — Vertiges. — Attaques. — Originalité du malade. — Apparence féminine. — Insuccès de la médication bromurée.
Le nommé W..., âgé de vingt ans, est amené à ma consultation, le 9 octobre 1868. 1 874. — La maladie reste la même, malgré le traitement par le bromure (3 à 5 gram. par .jour).
Obs. XC. — Épilepsie du père. — Nervosisme de la mère. — Attaques éclamptiques à l'âge de trois ans. — Auras, vertiges, puis accès avec prédominance des convulsions à gauche. — Succès de la médication bromurée. — Éruption bromurée (1).
L'enfant X..., âgé de sept ans, est confié à mes soins, le 2,5 septembre 1865. Je donne tous les deux jours 11", 50 et les deux autres jours 8"',50, sans que sa santé physique en soit altérée.
Grande amélioration en 1870. Suppression des attaques et des vertiges depuis 1881.
Obs. XCI. — Caractères de dégénérescence. — Nervosisme chez des ascendants du côté paternel. — Épilepsie. — Vertiges et attaques. — Insuccès de la médication bromurée.
La nommée S..., âgée de quatorze ans, est amenée à ma consultation, le 19 octobre 1868.
La médication a été suivie avec un grand soin depuis 1868; les doses de bromure ont été portées progressivement à des doses de 4 grammes, 4",50, 5 grammes, un moment même elles ont déterminé uu peu de biomisme; la maladie n'a été un peu diminuée, au point de vue des attaques, que dans la première année du traitement, mais en 1870, cette jeune fdle a eu vingt-deux attaques; les vertiges ont été auss^ fréquents.
Les parents persistent cependant à vouloir continuer la médication.
Obs. XCII. — Épilepsie du jeune âge. — Alcoolisme du père. — Insuccès de la médication bromurée.
Le nommé S..., âgé de quinze ans, est confié à mes soins, le 26 octobre 1866. Ilromure de potassium : 4 grammes par jour sans succès.
(I) tlette observation pourrait être aujourd'hui rangée dans la catégorie des guérisons.
DE L'EMPLOI DU BROMURE DE POTASSIUM
Obs. XfillI. — Epilepsie. — Alcoolisme du père. — Habitudes alcooliques du malade. Une sœur épileptique. — Insuccès de la médication bromurée.
Le nommé T..., âgé de dix-huit ans, vient me consulter, le 1" février 1867. Le malade ne discontinue pas de boire, et prend son médicament très irrégulièrement, aussi la médication n'a amené aucun résultat.
Obs. XCIV. — Épilepsie. — Alcoolisme du père. — Un frère épileptique. Insuccès d'e la médication bromurée.
La nommée T..., âgée de dix-sept ans, est amenée à ma consultation, le 11 mars
Malgré l'emploi du traitement pendant quelques mois, de nouvelles attaques se sont produites. La médication a été depuis suspendue.
Obs. XCV. — Alcoolisme du père. — Ascendants sourds-mtiets. — Convulsions dans la première enfance. — Épilepsie numoment de Vadolescence. — Séries d'attaques. — Délire consécutif. — Faiblesse intellectuelle. — Insuccès de la médication bromurée. •
Le nommé L..., âgé de vingt ans, vient à ma consultation le !20 juin 1866. 13 mai au matin. — Mort après une série d'attaques.
Obs. XCVI. — Alcoolisme du pere. — Épilepsie dès le bas âge. — Accès et vertiges, près de lUOO accès. — Parésie d'un membre. — Secousses choréiques. — Accidents scrofuleux. — Insuccès du bromure de potassium.
La nommée P..., âgée de dix-sept ans, est entrée le 15 juillet 1868, dans le service des enfants de la Salpêtrière (M. le 1)'' Bailiarger).
Obs. XCVIl. — Alcoolisme du père (absinthe). — Convulsions dans le bas âge. — Épilepsie consécutive. — Attaques. — Absences. — Obtusion de l'intelligence. — Insuccès de la médication bromurée.
La nommée M..., seize ans, est entrée le 2 août 1867, dans le service de M. Bailiarger à la Salpêtrière.
D'octobre 1868 au 22 avril 1870, elle a été traitée par le bromure de potassium à des doses variant de 2 à 6 grammes, sans amener la moindre amélioration.
Obs. XCVIIL ~ Alcoolisme du père. — Ilrjstéro-épilepsie dès le bas âge, attaques. Absences, arrêt de l'intelligence. — Insuccès de la médication bromurée.
La nommée W'..., âgée de dix-sept ans, est entrée en 1865 à la Salpêtrière, service de M. Bailiarger.
Du 27 avril 1868 à avril 1870, j'ai soumis sans résultat aucun la nuilade à des doses de bromure successivement croissantes, depuis 1 gramme jusqu'à 5 grammes. La forme des attaques est restée la même.
OBSERVATIONS
Obs. XCIX.— Alcoolisme du père. — Épilepsic à cinq ans attribuée par la malade à tapeur de son père ivre. — Sœur dégénérée et vicieuse. — Insuccès de la médication bromurée.
Lanommée G..., est entrée, le 15 mai 1868, dans le service de M. IJaillargeràla Saipêtrière. Elle est âgée de sept ans, et épileptique depuis deux ans.
La dose de bromure, portée jusqu'à ["2 grammes, est abaissée progressivement à 'a dose de 6 grammes sans que le nombre des attaques augiiiente ou diminue.
Obs. g. — Alcoolisme du père. — Épilepsie du jeune âge (neuf axis). — Attaques, 25 à 30 par jour. — Insuccès de la médication bromurée.
La nommée M — , dix ans, entre dans le service de M. Baillarger, à la Salpêtrière, le 11 avril 1868.
La dose du bromure est portée progressivement à 5b'", 50 en l'espace de quatre mois, et est maintenue pendant dix-huit mois, sans que le nombre des attaques ait été diminué.
Obs. Cl. — Convulsions dans le bas âge. — Épilepsie consécutive (sept ans). Attaques. — Idiotie. — Insuccès de la médication bromurée.
La nonnuée S..., treize ans, est entrée le 23 mars 1868 dans le service de M. Baillarger à la Salpêtrière.
La médication, portée à la dose de 6 grammes pendant cinq mois, n'amène pas de résultat avantageux.
Obs. GII. — Nervosisme des accidents. — Epilepsie du bas àge(\voh ans). — Attaques. Accès de manie. — Incohérence. — Insuccès de la médication bromurée.
Bromure de potassium : ig'',50 par jour sans succès.
Obs. gui. — Épilepsie par peur de la foudre à l'âge de douze ans. — Attaques. — Mère tuberculeuse. — Traitement par le bromure de potassium au bout de onze ans. — Habitudes alcooliques. — Insuccès du traitement.
Le nommé P..., âgé de vingt-trois ans, entre le 12 décembre 1865, dans mon service, à l'hospice de Bicêtre (section des épilepliques).
Nous avons pu constater chez ce malade que le bromure de potassium est impuissant à empêcher le développement des attaques chez les épilepliques qui se livrent aux abus alcooliques.
Ors. GIV. — Épilepsie idiopathique, datant de neuf ans. — Accès et vertiges. — Insuccès de la médication bromurée.
Le nommé Q..., âgé de dix-sept ans, garçon menuisier, est entré dans mon service, à l'hospice de Bicêtre (section des épilepliques), le 18 mars 1865.
Le nombre des accès est de six à vingt par mois, et celui des vertiges très considérable.
668 DE L'EMPLOI DU BROMURE DE POTASSIUM
Le 21 août 1865, le malade commence à prendre 1 gramme de bromure de potassium par jour. La dose est élevée progressivement à 7 grammes en l'espace de deux mois.
Pendant cet intervalle, le nombre des accès a été de trente, celui des vertiges considérable.
De septembre à février la dose de bromure est portée à 9 grammes.
En juin, la médication est suspendue, le nombre des accès n'ayant pas diminué.
Obs. GV. — Convulsions pendant le bas âge. — Épilepsie consécutive. — Accès de manie aiguë. — Affaiblissement de l'intelligence. — Absences. — Insuccès de la médication bromurée.
La nommée M..., vingt-cinq ans, passementière, est entrée le 25 avril 1870 dans le service des épileptiques de la Salpètrière (M. Baillarger).
Cette malade, atteinte depuis le premier âge de convulsions, puis d'épilepsie et dont l'intelligence est considérablement affaiblie, n'a pu être être améliorée par le bromure de potassium.
Obs. CVI. — Épilepsie datant de l'âge de sept ans. — Attaques. — Vertiges. — Démence. — Insuccès de la médication bromurée.
La nommée R..., trente-sept ans, brocheuse, est entrée le 15 mai 1870 dans le service des épilepliques de la Salpètrière (M. Baillarger). Insuccès d'un traitement de trois ans.
Cijiiclusioiis à tifer des observations précédentes sous le rapport de l'étiologie, de l'ancienneté de la maladie, des complications survenues dans le cours de l'épilepsie, de la fréquence des phénomènes morbides : influence de l'état mental du malade. — Durée du traitement. — Quels sont les phénomènes qui résistent le plus au traitement.
Le nombre des observations d'épileptiques est donc de cent si.K. Sur ce nombre, trente-sept sont guéris depuis plusieurs années. Trente-sept sont améliorés, et plusieurs sont guéris de leurs attaques et n'ont plus que des auras, des absences ou des vertiges; ti^ente-deux sont restés rebelles au traitement.
Il ressort de ces faits que les bromui^es de potassium, de sodium et de lithium ne sont pas seulement utiles dans l'épilepsie idiopathique, qui est pure névrose et de date récente, qu'ils le sont aussi dans celle qui s'est ti^aduite par un à deux milliers d'attaques et même dans celle qui est liée à des lésions cérébrales congénitales, à des tumeurs, à l'imbécillité, à l'idiotie, et, ainsi que je le dirai tout à l'heure, dans les cas d'attaques épileptiformes symptomatiques de ramollissement cérébral.
Aussi, en présence de ces résultats, je crois, Messieurs, que l'on
CAUSES DE L'ÉPILEPSIE
n'est plus en droit de porter un pronostic sur la curabilité d'un épileptique avant de l'avoir traité pendant quelques mois par les préparations de brome.
Il me reste à tirer, de ces nombreux faits, des conclusions dont l'importance tiendra, je crois, à ce que j'ai recueilli ces observations sans aucun choix, lorsque les malades m'étaient amenés, et à ce qu'elles proviennent à peu près également de la pratique de la ville et de la pratique hospitalière.
En analysant les circonstances sous l'influence desquelles est née l'épilepsie, dansées cas divers, je dirai quelle a été l'action des bromures de potassium dans chaque fait particulier et la marche de la maladie.
Causes prédisposantes. — 1" Neuf malades présentent comme cause prédisposante Vhérédité tuberculeuse. Aucun de ces neuf n'a guéri ; quatre ont été améliorés.
2° Chez vingt-quatre, la prédisposition consiste soit dans le nervosisme, soit dans la folie, soit encore dans des convulsions qu'ont présentées des ascendants : huit ont été guéris, huit ont été améliorés, chez huit la maladie a résisté au traitement.
3" Pour sept, l'é^pilepsie existait chez des ascendants : six ont été améliorés, un est resté rebelle.
4" Chez douze, la prédisposition consistait dans l'alcoolisme du père; trois seulement ont été améliorés, neuf ont été rebelles au traitement.
5" Chez douze, la prédisposition tenait à des circonstances individuelles, convulsions, chorée antérieure, caractère nerveux, impressionnabilité excessive, etc.. Six ont été guéris, deux ont été améliorés, quatre ont été rebelles.
6° Chez cinq, la prédisposition consistait dans des conditions anatomiques anormales de la voûte crânienne et de la base du crâne. Ces cinq malades n'ont pas guéri.
7" Trois présentaient, comme prédisposition, un état morbide antérieur de l'encéphale. Un a guéri, deux ont été améliorés.
8" Relativement à la condition, au sexe et à l'âge, il y avait vingthuit malades adultes qui étaient mes clientes de la ville. Quinze ont été guéries, huit améliorées, cinq ont été rebelles au traitement.
670 DE L'EMPLOI DU BROMURE DE POTASSIUM
Trente-sept hommes adultes étaient mes clients de la ville : vingt-trois ont guéri, neuf ont été améliorés, cinq n'ont pas guéri.
Seize femmes adultes appartenaient à un service hospitalier. Onze ont été améliorées, cinq ont été rebelles au traitement.
Dix-neuf hommes adultes étaient à l'hôpital : cinq ont guéri, neuf ont été améliorés, cinq ont été rebelles au traitement.
Dix-sept petites filles étaient à l'hôpital : huit ont été améliorées, neuf n'ont été ni guéries, ni améliorées.
Deux petites filles étaient mes clientes de la ville. Les deux ont été améliorées.
Trois petits garçons étaient dans un service hospitalier. Les trois ont été rebelles au traitement.
Cinq petits garçons étaient mes clients. Aucun des cinq n'a été guéri ou amélioré.
Ganses délerminantes. — 1" Chez deux malades, l'épilepsie avait été et était causée par la menstruation : une est améliorée, l'autre a résisté au traitement.
2" Chez cinq malades, l'onanisme avait provoqué ou provoquait l'épilepsie. Un a guéri, deux ont été améliorés, deux ont été rebelles au traitement.
3° L'épilepsie a été causée dix-huit fois par des impressions très vives et pénibles, par la peur, et presque chaque fois, l'impression a été suivie d'un tremblement qui a duré plusieurs heures. Cinq de ces malades ont guéri, neuf ont été améliorés, trois ont été rebelles au traitement.
4° Une mauvaise hygiène a paru avoir amené l'épilepsie dans trois cas. Un malade a été amélioré, les deux autres n'ont pas guéri.
5° L'épilepsie a été et était causée trois fois par la dentition. Aucun de ces cas n'a guéri.
6° Neuf de mes malades sont devenus épileptiques à la suite d'affections diverses, telles que fièvre typhoïde, méningite. Cinq ont été améliorés; chez quatre, le mal a résisté au traitement.
7" Chez deux femmes, l'épilepsie était produite par des tubercules cérébraux et n'a pu être enrayée. J'ai vu l'une d'elles succomber à une méningite tuberculeuse caractérisée par une cécité instantanée, du collapsus, du délire, des vomissements, et finalement par des attaques éclamptiques.