NOMBRE TOTAL
des
ATTAQUES ET AUTRES PiIÉNOMÈNES.
3 à 10 attaques. Chez 10, absences.
10 à 50 attaques. Chez 11, vertiges et absences.
lO à 100 attaques. Chez 4, vertiges et absences.
100 à 300 attaques. Cliez 6, vertiges et absences.
300 à 500 attaques. Chez 11, vertiges et absences.
)00 a 1000 attaques. Chez 10, vertiges et attaques.
000 à 4000 attaqnes. Chez 25, vertiges et absences.
4000 jusqu'à 25000 et en quantité
incalculable.
Vertiges seuls en grand nombre.
// résulte de ce tableau que dans la première série de 12 cas, le nombre des guéris a été de 10 et celui des améliorés de 2 ;
Que dans la deuxième série de 12 cas, le nombre des guéris a été de 8 et celui des améliorés de 4;
Que dans la troisième série de 5 cas le nombre des guéris a été de 1 , celui des améliorés de 4 ;
Que dans la quatrième série de 9 cas, le nombre des guérisons
VOISIN. — Leçons cliniques. 43
DE L'EMPLOI DU BROMURE DE POTASSIUM
a été de 5, celui des améliorations de 3, celui des insuccès de l;
Que dans la cinquième série de ii cas, le nombre des guérisons a été de i, celui des améliorations de 7, celui des insuccès de 3 ;
Que dans la sixième série dei^ cas, le chiffre des guérisons a été de 2, celui des améliorations de 7, celui des insuccès de 5 ;
Que dans la septième série de 33 cas, le chiffre des guérisons a été de 4, celui des améliorations de 40, celui des insuccès de 19 ;
Que dans la huitième série de 4 cas, le nombre des guérisons a été de 0, celui des améliorations de 0, celui des insuccès de 4;
Et que dans la neuvième série de 1 cas, la maladie n'a pas été améliorée.
La conclusion à tirer de cette statistique est que : 1° 12 parmi les guéris avaient eu moins de 50 attaques, et 6 autres en avaient eu moins de 300, 3 de 300 à 1000 et 4 de 1000 à 400.
2° Que 1*2 parmi les améliorés avaient eu moins de 100 attaques.
Le bromure de potassium amène difficilement des résultats avantageux dans les cas de récidive de l'épilepsie.
En résumé, il m'a paru que le bromure de potassium réussissait surtout dans les cas où les malades avaient eu moins de 50 attaques, qu'il améliorait plus sûrement lorsque les épileptiques avaient eu moins de 100 attaques, et qu'il pouvait être même utile, lorsque le chiiïre dépassait 1000.
Influence de Vélat mental sur les résultats du traitement par les bromures. — J'ai cru utile d'examiner si l'état mental habituel des épileptiques ou le trouble mental consécutif aux attaques empêchent en quelque façon les bons effets du bromure :
1" Dans les 37 cas de guérison, 2 malades avaient^un trouble mental habituel, consistant chez 1 en obtusion profonde; 6 malades étaient atteints de délire maniaque transitoire après leurs attaques.
2" Dans les 37 cas d'amélioration, 17 malades avaient de la faiblesse ou de l'obtusion mentales, 1 était idiot, 16 présentaient du délire maniaque transitoire, consécutif aux attaques.
3° Dans les 32 cas d'insuccès, 12 avaient de la faiblesse ou de l'obtusion mentales ou de l'incohérence, 4 étaient idiots, 6 étaient atteints de délire maniaque après les attaques.
Dans la première série un tiers présentait donc un trouble mental.