PI. ANCHE L
Fig. i.
Fig. 2.
Fig. 3.
EXPLICATION DES PLANCHES
Planche II
Hémiplégie hystérique.
Fac-similé d’une des planches de l’ouv i lice au miracle opéré sur MUo M.-A.
' âge de Carré deMontceron rcla- Couronneau, le 13 juin 1731.
Marie-Anne Couronneau, âgée do soixante-huit, ans, atteinte depuis six mois et demi de paralysie avec anesthésie du côté gauche et de troubles de la parole à la suite d’attaques apoplecti formes et de convulsions violentes, se rend deux fois, sans résultats, au cimetière de Saint-Médard. Elle ne se décourage pas, et, le 13 juin 1731, elle s’y traîne une troisième fois avec le secours de béquilles et de toute une installation de lanières pour soutenir ses membres paralysés. On la place sur le tombeau du diacre. Aussitôt elle sent une légèreté extraordinaire dans tout le corps et des frémissements dans le côté paralysé; elle lève alors ses béquilles en l’air, marche seule, retourne chez elle sans appui, d’un pas ferme et délibéré, et monte avec une agilité surprenante ses trois étages. Les jours suivants, elle court d’un bout à l’autre de Paris pour se montrer aux personnes de sa connaissance, chercher des malades et les conduire à Saint-Médard.
L’attitude de la malade, l’artifice à l’aide duquel elle soutient et relève son membre inférieur droit, permettent de reconnaître qu’elle était atteinte d’une paralysie hystérique. Jamais les malades frappés d’hémiplégie organique n’emploient de pareils procédés pour obvier aux inconvénients résultant de l’impotence de leurs membres.