‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 100 sur 367 · CINQUIÈME LEÇON. — DE L'EXTRÊME · texte numérisé non relu

CINQUIÈME LEÇON. — DE L'EXTRÊME

il est plus semblable à celui des fourmiliers qu’à celui de l’ornithorinquc.

Le fémur de 1 éléphant est aplati d’avant en arrière, surlout inférieurement. Peu renflé à ses extrémités, il est presque d’une venue. Le grand trochanter est peu saillant 5 le petit est presque nul; les deux diamètres de la tête inferieure sont presque égaux, et la poulie rotulienne n’occupe guère que le tiers de la largeur de l’extrémité inférieure.

Le fût du fémur de V hippopotame est régulièrement cylindrique en avant; son grand trochanter ne dépasse pas la hauteur de la tête : le condylc interne est d’un tiers plus grand que l’externe, et le bord interne de sa poulie rotulienne s’élève plus que l’autre.

Le fémur du rhinocéros, aplati supérieurement d’avant en arrière, a le troisième trochanter recourbé en avant et remontant pour toucher au crochet descendant du grand trochanter; de manière qu’il reste entre ces deux apophyses un trou ovale. Le bord interne de la poulie rotulienne est beaucoup plus saillant et monte plus haut que l’externe.

Les édentés n’offrent pas moins de variété que les rongeurs, relativement à l’os qui nous occupe.

Dans les paresseux, il est aplati dans toute sa longueur; les extrémités ne sont guères plus larges que le corps de l’os; le col est très court, la tête large; le grand trochanter, plus bas que la tête, manque de lusse à sa face interne. Le diamètre antéro-postérieur des condyles n’a que la moitié du diamètre transverse.

Le fémur des tatous est remarquable par la grandeur et la hauteur du grand trochanter, par l’absence de fosse trochanlérienne, et par la grandeur du troisième trochanter.

Le fémur du tamanoir est caractérisé par une crête externe qui règne dans toute la longueur de l’os; par le peu de saillie du grand trochanter; par l’absence du petit et de la fosse trochantérienne, et par une dépression qui se trouve au-dessus de la poulie rotulienne.

La même dépression existe daus le fémur du cheval, chez lequel on trouve aussi un troisième trochanter, et dontle grand a en outre une pointe saillante en arrière.

Le fémur du tapir ne sc distingue guères de celui du cheval, que parce que sa poulie rotulienne a scs bords à peu près égaux.

Le lémur des ruminons se distingue par la grande dimension d’avant en arrière et sa tête inférieure. Dans les grandes espèces il y a une forte saillie au bord interne de la poulie rotuliennc, mais dans les petites les deux bords de cette poulie sont à peu près égaux comme dans le cochon et le tapir.

Le fémur des mammifères sc développe par qua-

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