ARTICLE QUATRIEME. — DES MUSCLES DE LA CUISSE
trcmité inférieure comprimée d’avant en arrière. Les condyles ne sont séparés l’un de l’autre que par un léger enfoncement de la facette tibiale . au contlyle externe est une facette péronienne qui fait avec la tibiale un angle obtus; il n’y a P°‘nt de gorge rotuliennc.
Dans les tortues d’eau douce, les trionyx, par exemple, les deux trochanters sont séparés et forment deux ailes presque comme dans 1 ornithorinque; la tète est plus oblongue, mais les condyles sont moins séparés.
Dans les tortues de mer, les trochanters sont réunis comme dans les tortues terrestres : la tète est arrondie; l’os est court et droit, plus étroit dans son milieu; l’extrémité inférieure arrondie, plus épaisse au milieu que sur les bords, et il n’y a plus de distinction possible entre les trochanters.
Dans les crocodiles, le fémur a une double courbure; l’extrémilé supérieure est comprimée diagonalement sur le plan antéro-postérieur et le plan transversal; la tête est une portion de poulie un peu renflée vers le milieu de son bord interne. Vers le tiers supérieur de sa face interne existe une éminence mousse qui est son seul trochanter; l’extrémité inférieure est large dans le sens transversal; les deux condyles sont un peu divisés, mais il n’y a point de gorge rotulienne.
Dans les sauriens, le fémur est plus droit, le trochanter plus haut et plus saillant, les condyles encore plus séparés; l’externe fournit une poulie saillante qui s’articule avec le tibia et le péroné : il y a une gorge rotulienne; en sorte que par l’extrémité inférieure du fémur les sauriens ressemblent un peu aux oiseaux.
Dans les batraciens anoures , le fémur prend une légère double courbure; il est alongé et cylindrique et n’a pour trochanter qu’une crête longitudinale.
L’extrémilé inférieure un peu dilatée et rugueuse, ne présente, pour l’articulation des os de la jambe, qu’une facette presque plate.
Le fémur des salamandres est plus semblable à celui des sauriens.
ARTICLE IV