‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 108 sur 367 · DES OS DE LA JAMBE · texte numérisé non relu

DES OS DE LA JAMBE

mes dans les mammifères que dans l’homme.

Dans les singes la crête antérieure du tibia est peu marquée.

Dans la chauve-souris le péroné est extrêmement grêle; et comme les fémurs sont tournés en arrière, il arrive que les jambes se regardent par leur côté péronicu.

Dans les taupes et les musaraignes le péroné se soude au tibia vers son tiers inférieur.

Le tibia de l’oitrs est un peu arqué en devant : la tubérosité de son arête antérieure est très saillante, et les faces articulaires très en arrière.

[ Les chiens ont le péroné appliqué contre le tibia dans la moitié inférieure de leur longueur. Leur arête antérieure est également très saillante, ainsi que dans les chats et les hyènes, mais particulièrement dans ces dernières.

Dans les sarigues, les phalangers et les phascolomes, le tibia est comprimé latéralement et un peu arqué; le péroné est fort, sa tête supérieure très large fournit une facette pour le condyle externe du fémur, et plus en dehors elle porte un petit os surnuméraire.

Le dasyuro a son tibia courbé en S et son péroné comme dans les sarigues.

Les kanguroos, dont la longueur de la jambe est presque double de celle de la cuisse, ont l'arètc antérieure du tibia très saillante et ployée en dehors, de manière à faire avec son bord externe une fosse profonde pour l’attache du tibial antérieur; le péroné s’articule aussi avec le tibia et s’applique exactement dans ses deux tiers inférieurs contre cet os.]

Les rongeurs ont le péroné tout à fait en arrière. Dans les rats, les campagnols, les gerboises, les rats-taupes , le castor, 1 ’hétamys et le lapin, il se soucie au tibia vers le tiers inférieur. 11 forme un grand espace triangulaire vide dans le haut.

[La crête antérieure de tous ces genres est très saillante et ployée en dehors comme dans les kanguroos; le bord interne offre la même disposition et la face postérieure présente également une crête saillante. Il résulte de celle structure que, vu patderrière, le tibia montre, dans sa moitié supérieure, deux fosses profondes pour l’attache du tibial postérieur et du fléchisseur propre du pouce. C’est particulièrement dans l 'ondatra que celte structure est la plus marquée.

Dans le castor, le péroné donne à sa tête supérieure une forte apophyse récurrente dirigée un peu en dehors. Un nouveau genre, le mara, a le péroné très grêle et n’atteignant pas la partie inférieure du tibia.

Dans les paresseux, le tibia est déprimé inférieurement, courbé en dedans, tandis que le péroné l’est en dehors. 11 résulte de là un espace vide très considérable cnlre ces deux os. Cette disposition est la même dans les tatous et l 'oryclirope, chez lcs-

quels les Jeux os se soudent par leurs deux bouts. Dans les tatous, le péroné est très large à son tiers supérieur, et l'élargissement cesse tout à coup. Le tibia de l’oryctérope présente un peu la disposition que nous avons remarquée dans l’ondatra.

Dans Vornithorinque il n’y a presque point de crête; le tibia est arqué en dehors. Le péroné, après avoir fourni une apophyse interne qui s’articule avec la tête du tibia et le comlyle interne du fémur, s’élève fort au-dessus de cette tête en une lame large qui doit donner une insertion fort étendue aux muscles. Dans l ’échidné ce n’est plus une lame, mais une apophyse également très élevée.]

Dans l’éléphant, le rhinocéros et le cochon, le péroné est aplati et peu distant du tibia. Dans V hippopotame et le tapir, il est plus écarté.

Dans le cheval, le péroné n’est plus qu’un rudiment styloïde suspendu à la tête supérieure du tibia et il atteint à peine la moitié de la longeur de cet os.

Dans les ruminants il n’y en a plus du tout. Cet os parait remplacé par une petite pièce osseuse placée sur le bord externe de l’astragale au-dessous du tibia, et formant la malléole externe.

[ Les chevrotains présentent à cet égard une distinction: chez eux, il y a, comme dans le cheval, un os styloïde appliqué contre le tibia dans presque toute sa longueur, et l’os malléoliendes autres ruminants se soude avec le tibia.

Quelques cerfs, entre autres l'élan, ont supérieurement un très petit os pointu comme vestige du péroné, et la plupart des autres espèces de ce genre ont, au bord externe de la tète du tibia, un crochet qui parait être produit par un os semblable qui s’y serait soudé. ]

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