C. Dans les oiseaux
Les oiseaux ont le long extenseur des trois doigts antérieurs , répondant à notre long extenseur commun. 11 n’y en a pas de long pour le pouce.
[Cet extenseur arrivé à l’articulation libio-tarsienne, passe sous un arc osseux, pratiqué à cet effet à la base du tibia, dans le plus grand nombre des espèces.]
Au lieu de pédieux, la face anterieure du métatarse porte quatre muscles distincts.
1° L’extenseur propre du pouce,
2° h’ extenseur propre du médius,
3» L’abducteur du second doigt,
4° L’adducteur du quatrième doigt.
[Dans les oiseaux de proie, le premier de ces muscles naît par trois ventres.
Dans les casoars, les adducteurs sont de pctils muscles très courts mais l’extenseur propre du médius naît par deux faisceaux dont l’un vient de la partie inférieure du tibia, et l’autre de la partie supérieure du métatarsien.
Ces deux faisceaux forment un tendon grêle qui côtoyé celui de l’extenseur commun.
Dans l’autruche, il naît de la capsule articulaire, tibiale et métatarsienne. ]
IL Les fléchisseurs des doigts sont :
A. Dans l’homme.
Le long fléchisseur du pouce (tarso-phalangien),
et le long fléchisseur des quatre autres doigts (libiosous-onguien). Placés à la face postérieure de la jambe, au devant des muscles du tendon d’Achille, ils donnent des languettes qui s’étendent aux dernières phalanges des doigts. Celles du second perforent celles du court fléchisseur commun (calcanéo-sous- onguien.
Ce troisième fléchisseur est placé sous la plante du pied; il a son attache au calcanéum, et donne des languettes perforées aux quatre doigts.
Le long fléchisseur du pouce donne une languette tendineuse qui va se souder au tendon du long fléchisseur commun. Ce tendon a de plus une masse charnue particulière, placée au-dessus du court fléchisseur commun, et venant comme lui du calcanéum, mais allant s’insérer au tendon du long fléchisseur commun. C’est ce qu’on nomme la chair carrée.
Le pouce et le pelil doigt ont de plus chacun un court fléchisseur propre (tarso-phalangien du pouce et du petit orteil), mais non perforé. Us s’insèrent à la base de leurs premières phalanges.
Les lombricaux (planli-sous-phalangiens) se comportent comme ceux de la main, c’est-à-dire qu’ils s’insèrent d’une part aux tendons des fléchisseurs, et de l’autre au côté interne de la base de la première phalange des quatre derniers doigts.
L’aponcvrose plantaire ne tient point au muscle plantaire grêle. Elle est fixée d’une part au calcanéum, de l’autre aux tôles inférieures des os du métatarse, et aux hases des premières phalanges. Elle n’est l’organe d’aucun mouvement volontaire.
B. Dans les mammifères.
Dans les singes les fléchisseurs sont autrement disposés : 1° Le plantaire grêle se continue manifestement avec l’aponévrose plantaire, et lui communique son action. 2° Les deux longs fléchisseurs et le court sont mêlés ensemble d’une façon fort compliquée, que voici:
a. La partie du court fléchisseur qui va au deuxième doigt est seule attachée au calcanéum. Elle donne à ce doigt une languette perforée.
b. Le long fléchisseur du pouce ( du moins l’analogue de celui qui mérite ce nom dans l’homme) donne une languette au pouce, comme à l’ordinaire, et deux languettes perforantes aux troisième et quatrième doigts.
c. Le long fléchisseur commun donne deux languettes perforantes au deuxième et au cinquième doigt.
d. Les trois languettes perforées des troisième, quatrième et cinquième doigls ne viennent pas du calcanéum, comme dans l’homme; mais leurs fibres charnues sont attachées aux tendons des longs fléchisseurs que nous venons de décrire.
c. Les tendons de ces deux longs muscles sont fortement unis.
f La chair carrée s'attache par une aponévrose mince au tendon du long fléchisseur du pouce, et envoie une Lande tendineuse forte à celui du long fléchisseur commun.
Les courts fléchisseurs propres du ponce et du petit doigt sont comme dans l’homme. Telle est l’organisation d u mandrill en particulier, et d’un grand nombre de singes.
Dans d’autres, cependant, cela n’est pas toujours tout à fait de même; mais l’essentiel est constant.
[Ainsi, dans le coaïla, les tendons des deux longs flécliisseursse réunissent : puis du tendon commun, naissent les cinq tendons perforants; le court fléchisseur commun venant du calcanéum, donne des languettes perforées aux deuxième, troisième et quatrième doigts. Le perforé du cinquième doigt naît du tendon des longs fléchisseurs, ainsi que quatre languettes qui servent d’abducteurs des quatre longs doigts. ]
Dans plusieurs autres mammifères, le court fléchisseur commun manque tout à fait; mais le plantaire grêle, devenu plus gros que dans l’homme et les singes, y remplit l’office de fléchisseur commun perforé.
[Mais dans les carnassiers, dans quelques rongeurs et quelques édentés, le court fléchisseur existe, mais confond ses tendons avec celui du plantaire grêle. Quelquefois même, comme dans le lion, les libres charnues du court fléchisseur ne paraissent qu’à la face supérieure du plantaire.]
Le long fléchisseur commun y est, comme à l’ordinaire, perforant.
L’un et l’autre fournissent autant de languettes que le nombre des doigts l’exige; quatre dans le chien et le lapin, deux dans les ruminants, une dans les solipêdcs.
Quoique le chien, les ruminants et les solipèdes n’aient point de pouce, le long fléchisseur du pouce n’y existe pas moins; il soude son tendon à celui du fléchisseur commun perforant .
[ Dans le lapin, ces deux fléchisseurs sont superposés et l’on ne peut les séparer que dans une petite partie de leur trajet, comme le remarque SI. Meckel. Mais dans les kanguroos il n’y a plus qu’un muscle dont, le large tendon se divise en trois languettes : une moyenne plus large et deux latérales; l’interne arrivée près des phalanges des deux petits doigts se divise et leur envoie à chacun un tendon.]