‹ Leçons d'anatomie comparée de Georges CuvierChapitre 254 sur 367 · ARTICLE TROISIÈME. — SYSTÈME NERVEUX DES ANIMAUX RAYONNÉS · texte numérisé non relu

ARTICLE TROISIÈME. — SYSTÈME NERVEUX DES ANIMAUX RAYONNÉS

filets rayonnants pour les parties voisines, ou bien en simples cordons longitudinaux.]

A. Dans les êehinodermes.

[Dans Y astérie orangée , M. Tiedemann regarde comme formant le système nerveux un filet trèsfin qui entoure la bouche, et présente cinq petits renflements ganglionnaires. De chacun de ceux-ci partent : un rameau pour chaque bras, marchant entre les ambulacres ; des filaments pour les pieds, et deux filets obliques pour l’estomac.

Dans les oursins ( Echinus , Lin.) le cordon nerveux entoure l’origine de l'œsophage, et représente un pentagone; les cinq troncs qui marchent dans les intervalles des pyramides naissent au point de rencontre des branches de ce pentagone. Chacun d’eux est partagé longitudinalement par un sillon, et donne de chaque côté un grand nombre de filets qui accompagnent les principaux vaisseaux (1). t

Dans les holothuries, intérieurement à l’appareil osseux de la bouche, il existe un anneau nerveux autour de l'œsophage, duquel partent des filaments pour les tentacules de la bouche, et cinq filets longitudinaux, appliqués sur les troncs vasculaires, et qui glissent entre chaque paire de muscles • on aperçoit aussi des filels qui se rendent an canal alimentaire.

Dans les sipuncles, très-semblables aux holothuries par leur structure interne et. par leurs habitudes, mais plus allongés, il y a deux filaments longitudinaux seulement du côté du corps sur lequel ces animaux rampent ou nagent.]

B. Dans les vers intestinaux.

[Dans la plupart des vers intestinaux cavitaires, on ne trouve qu’un filet nerveux régnant le long du ventre, et, composé de deux cordons qui se séparent en avant pour embrasser l’œsophage, et plus loin pour embrasser la vulve.]

Dans l’ ascaride lomhrical, il y a deux filets blancs qui régnent, l’un du côté du dos, l’autre du côté du ventre, et qui se réunissent au-dessus de l’œsophage. à sa naissance sur la bouche. Ils sont là, très-grêles, et 11e produisent pas de ganglion remarquable. La grosseur des filets est moindre vers leur origine que vers leur extrémité, c'est-à-

(0 A. Krolm. (Jeber die Anordnutig des iVervensysterns der Echirùden und Uolutkurien irn allgemeinen. — Dans les A tek. <Je Muller, et traduit dans les Ann. des sc. nut.. t. XVI,, 84t.

(2) Dans la première édition, M. Cuvier n’indiquait ces nerfs qu'avec quelque donte. M. Otto {Soc. des nat. de Berlin, anuée) et M. Cloqnet {An. des vers intestinaux, 18,4, in-4°j eu ont continue l’existence.

(3) R. Owen, On the anatomy 0/ linguatula twnioides. Dans Xrans. zool., vol. I, ,835.

dire du côté de l’anus, mais ils sont égaux et absolument semblables entre eux dans leurs diverses parlies. D’abord on n’y remarque que de petits points granuleux qui vont en grossissant à mesure que le nerf descend. Lorsqu’il est parvenu au milieu de la longueur du corps, on le voit formé de ganglions carrés peu éloignés les uns des autres ; enfin, à la terminaison, dans une longueur de six lignes à peu près, le nerf devient de plus en plus grêle, et finit par un très-petit filet qui l’unit à celui de l’autre côlé (2).

[Dans le. strnngle géant, il paraît n’y avoir qu’un seul cordon renflé à ses deux extrémités.

Dans la linguatule tœnioïde (3) , il existe un ganglion situé entre la bouche et le commencement de Foviducte, et par conséquent sous-œsophagien. Huit paires de uerfs rayonnent de ce ganglion. Les deux filaments antérieurs passent en avant de l’œsophage de chaque côté; les filaments latéraux se terminent sur chaque côlé de la bouche; la paire postérieure est la plus forte; elle passe sous les ovaires et les testicules du côlé du ventre.

Dans la nemerte de Camille (4), il y a un cerveau formé de deux ganglions allongés et bilobés, réunis par une large commissure. De leur partie antérieure et latérale, ces ganglions fournissent des nerfs qui se distribuent à la tète. Ils se continuent latéralement et en arrière, en deux cordons qui marchent de chaque côté du corps, en donnant des filets aux téguments et aux ovaires.

Dans la douve du foie (5), on observe deux filets longitudinaux, un de chaque côté du corps, lesquels sont, réunis vers le tiers antérieur de l’animal par une commissure transverse, pourvue à son milieu d’un petit ganglion.]

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