I. Muscles du carpe et du métacarpe
A. Dans l’homme.
Les muscles qui agissent sur le carpe et le métacarpe, autres que le palmaire grêle , omis à tort dans la première édition, prennent les noms de radiaux et de cubitaux, selon le bord de l’avantbras le long duquel ils sont étendus ; et ceux d’»«ternes et externes, d’après le condyle de l’humérus auquel ils s’attachent.
Il n’y a parmi les os du carpe, que l’os pisiforme qui donne insertion à un de ces muscles : c’est le cubital interne (épitrochlo-carpien) qui a son attache hxe au condyle interne de l’humérus, et a la face postérieure du cubitus, et s’étend le long du bord cubital de l’avant-bras.
Le palmaire grêle (épitrochlo-palmaire), assez semblable au précédent, s’attache à la tubérosité interne de l’humérus, et fournit un tendon mmee qui se perd dans le ligament annulaire du carpe et dans l’aponévrose palmaire.
Le cubital externe (cubito-sus-métacarpien), attaché à l’autre condyle, et marchant en dehors du muscle précédent, se porte à la hase externe de l’os métacarpien du petit doigt.
Le radial interne (épitrochlo-métacarpien), venant du condyle interne de l’humérus, donne un tendon qui passe sous le crochet de l’os unciforme pour aller s’attacher à la base de l’os métacarpien de l’index. 1
Il y a deux radiaux externes venant du condyle externe, marchant au-dessus l’un de l’autre au côté externe du radius, et allant s’insérer ■ le pie mier (huméro-sus-métacarpien) à la hase externe de l’os métacarpien de l’index, le second {é dylo-sus-métacarpien) à celle du médius.
B. Dans les mammifères.
Les singes ont ces six muscles comme l’homme ainsi que les carnassiers, et en général tous les
ARTICLE NEUVIÈME. — DES MUSCLES DE LA MAIN
digités. Dans quelques-uns cependant les radiaux externes se confondent vers le condyle, et leurs tendons seuls sont distincts ; telle sont le chien, 1 hyène , le lapin, les édentés ; mais dans les pachydermes et les ruminants il n’y a plus qu’un radial; l’éléphant fait cependant exception à la règle. *1 en trouve également deux dans le hanyuroo, malgré l’assertion de H. Meckel, qui ne lui en donne qu’un.
Dans tous les animaux multidigités, les muscles externes approchent, en agissant de concert, le dos de la main de celui de l’avanl-bras.
Les in ternes produisent le mouvement contraire. Les cubitaux, en agissant de concert, portent la main en dehors vers le bord cubital do l’avantbras, et les radiaux opèrent le mouvement contraire.
Dans les animaux à canon, chez lesquels la main ne peut que se fléchir et s’étendre, le radial externe {extenseur droit antérieur du canon, Bourfjelat) s’attache à la base antérieure du métacarpe ou canon, et l’étend.
Le radial interne {fléchisseur interne, Bourgela t ), s’insère à sa base postérieure. Le cubital interne (fléchisseur oblique, llourgelal) s’insère à l’os anaogue au pisiforme; et le cubital externe (fléchisseur externe, llourgelal) à ce même os, et se proonge sous ceux du carpe. Ce dernier existe chez tous les mammifères.
lous ces muscles sont autant de fléchisseurs.
[ Le cubital interne existe généralement, et il offre ceci de particulier que dans fou rs noir d’Amérique, le blaireau, le chien, il est double, l’un venant du condyle interne et l’autre de l’olécràne, et que dans plusieurs autres animaux, notamment dans la fouine, la marmotte, les fourmiliers, il est divisé seulement à ses attaches supérieures. ]
Les muscles qui meuveutla main ou le poignet de la chauve-souris sont en petit nombre, mais ils sont très remarquables.
L analogue du cubital externe s'attache à l’humérus et à la convexité du radius jusqu’à sa moitié. Son tendon s’insère à la partie supérieure et interne du carpe, qu’il étend par un mouvement d’abduction.
L analogue du cubital interne vient d’une porl'on charnue commune à (ous les muscles de l’a- 'ant-bras; il s’insère à l’os pisiforme. C’est un fléchisseur ou adducteur du carpe.
L analogue de l'adducteur du pouce vient aussi 1 c *a P°rtion charnue commune ; il porte obliquement son tendon par la face supérieure de l’avant- Lias, en croisant le tendon du cubital externe. Il
se fixe au côté interne du carpe, à la base du pouce.
i Le palmaire grêle existe à peu près chez tous ls onguiculés, mais il parait se réunir au fléchisscui sublime dans les pachydermes et les rumi-
nants; ce qu’il fait au reste déjà dans quelques carnassiers, notamment dans l'ours, le blaireau et le chien.
Non-seulement il existe dans les sarigues, quoique M. Meckel dise le contraire, mais il se termine par deux tendons, qui se rendent aux deux côtés du ligament annulaire.
Dans les fourmiliers on trouve un muscle particulier très fort, inséré au bas du deltoïde, au-dessus du long supinateur, et terminé par un tendon qui va s’attacher au ligament annulaire près du pouce et par ses côtés à l’aponévrose générale. C’est un puissant fléchisseur et supinateur. Je ne vois point de palmaire grêle dans l’aï; le muscle que M. Meckel regarde comme tel, est plutôt le fléchisseur du pouce. ]