‹ Leçons d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 116 sur 174 · II. Les fléchisseurs des doigts sont · texte numérisé non relu

II. Les fléchisseurs des doigts sont

A. Dans l’homme.

Le long fléchisseur du pouce (tarso-phalangfcn),

et le long fléchisseur des quatre antres doigts (tibiosous-onguien). Placés à la face postérieure de la jambe, au devant des muscles du tendon d’Achille, ils donnent des languettes qui s’étendent aux dernières phalanges des doigts. Celles du second perforent celles du court fléchisseur commun (calcanéo-sous-onguien.

Ce troisième fléchisseur est placé sous la plante du pied ; il a son attache au calcanéum, et donne des languettes perforées aux quatre doigts.

Le long fléchisseur du pouce donne une languette tendineuse qui va se souder au tendon du long fléchisseur commun. Ce tendon a de plus une masse charnue particulière, placée au-dessus du court fléchisseur commun, et venant comme lui du calcanéum, mais allanL s’insérer au tendon du long fléchisseur commun. C’est ce qu’on nomme la chair carrée.

Le pouce et le petit doigt ont de plus chacun un court fléchisseur propre (larso-phalangien du pouce et du petit orteil), mais non perforé. Us s’insèrent à la base de leurs premières phalanges.

Les lombricaux (planli-sous-phalangiens) se comportent comme ceux de la main, c’est-à-dire qu’ils s’insèrent d’une part aux tendons des fléchisseurs, et de l’autre au côté interne de la base de la première phalange des quatre derniers doigts.

L’aponévrose plantaire ne tient point au muscle plantaire grêle. Elle est fixée d’une part au calcanéum, de l’autre aux têtes inférieures des os du métatarse, et aux bases des premières phalanges. Elle n’est l’organe d’aucun mouvement volontaire.

B. Dans les mammifères .

Dans les singes les fléchisseurs sont autrement disposés : 1° Le plantaire grêle se continue manifestement avec l’aponévrose plantaire, et lui communique son action. 2° Les deux longs fléchisseurs et le court sont mêlés ensemble d’une façon fort compliquée, que voici :

a. La partie du court fléchisseur qui va au deuxième doigt est seule attachée au calcanéum. Elle donne à ce doigt une languette perforée.

b. Le long fléchisseur du pouce (du moins l’analogue de celui qui mérite ce nom dans l’homme) donne une languette au pouce, comme à l’ordinaire, et deux languettes perforantes aux troisième et quatrième doigts.

c. Le long fléchisseur commun donne deux languettes perforantes au deuxième et au cinquième doigt.

d. Les trois languettes perforées des troisième, quatrième et cinquième doigts ne viennent pas du calcanéum, comme clans l’homme; mais leurs fibres charnues sont attachées aux tendons des longs fléchisseurs que nous venons de décrire.

190 CINQUIÈME LEÇON. — DE L’EXTRÉMITÉ POSTÉRIEURE OU MEMBRE Al’DOMINAL.

«. Les tendons de ces deux longs muscles sont fortement unis.

/'. La chair carrée s'attache par une aponévrose mince au tendon du long fléchisseur du pouce, et •envoie une bande tendineuse forte à celui du long fléchisseur commun.

Les courts fléchisseurs propres du pouce et du petit doiyt sont comme clans l’homme. Telle est l’organisation du mandrill en particulier, et d’un grand nombre de singes.

Dans d’autres, cependant, cela n’est pas toujours tout à fait de même; mais l’essentiel est constant.

[Ainsi, dans 1 acoaï/a, les tendons des deux longs fléchisseurs se réunissent : puis du tendon commun , naissent les cinq tendons perforants; le court fléchisseur commun venant du calcanéum, donne des languettes perforées aux deuxième, troisième et quatrième doigts. Le perforé du cinquième doigt naît du tendon des longs fléchisseurs, ainsi que quatre languettes qui servent d’abducteurs des quatre longs doigts. ]

Dans plusieurs autres mammifères, le court fléchisseur commun manque tout à fait; mais le plantaire grêle, devenu plus gros que dans l’homme et les singes, y remplit l'office de fléchisseur commun perforé.

[Mais dans les carnassiers, dans quelques rongeurs et quelques édentés, le court fléchisseur existe, mais confond ses tendons avec celui du plantaire grêle. Quelquefois même, comme dans le lion, les libres charnues du court fléchisseur ne paraissent qu’à la face supérieure du plantaire.]

Le long fléchisseur commun y est, comme à l’ordinaire, perforant.

L’un et l’autre fournissent autant de languettes que le nombre des doigts l’exige; quatre dans le chien et le lapin, deux dans les ruminants, une dans les solipèdes.

Quoique le chien, les ruminants et les solipèdes n’aient point de pouce, le long fléchisseur du pouce n’y existe pas moins; il soude son tendon à celui du fléchisseur commun perforant.

[ Dans le lapin, ces deux fléchisseurs sont superposés et l’on ne peut les séparer que dans une petite partie de leur trajet, comme le remarque M. Meckel. Mais dans les hanguroos il n’y a plus qu’un muscle dont le large tendon se divise en trois languetles : une moyenne plus large et deux latérales; l’interne arrivée près des phalanges des deux petits doigts se divise et leur envoie à chacun un tendon. ]

Les longs fléchisseurs des oiseaux sont divisés en trois masses : deux placées au-devant des muscles du tendon d’Achille; une au-devant de celles-ci cl tout contre les os.

La première est composée de cinq portions, dont trois peuvent être regardées comme formant un seul muscle fléchisseur commun perforé.

Il naît par deux ventres, dontl’un vient du condyle externe du fémur, l’autre de sa face postérieure. Celui-ci forme directement le tendon perforé du médius, qui reçoit l’un de ceux du péronier. Le second ventre donne ceux de l'index et du quatrième doigt. C’est dans ce muscle que se perd l’accessoire fémoral des fléchisseurs, qui est un muscle situé à la face interne de la cuisse, dont le tendon passe par dessus le genou, et dont l’action sur les doigts est d’autant plus forte que le genou se ploie davantage, disposition qui permet à l’oiseau de dormir sur les branches, parce que plus son corps pèse sur ses jambes, plus les doigts serrenl la branche sur laquelle l’animal est perché. Ces muscles sont unis par des fibres qui vont de l’un à l’autre, et leurs tendons s’insèrent aux troisièmes phalanges.

Les deux autres muscles de cette première masse sont les fléchisseurs à la fois perforants et perforés.

Ils naissent au dessous des précédents, et vont, l’un à l 'index, et l’autre au médius, en perforant deux des tendons précédents. Ilss’insèrent à leurs pénultièmes phalanges.

Les deux autres masses sont les fléchisseurs perforants : ils fournissent les tendons qui vont aux dernières phalanges. L’une est pour les trois doigts antérieurs; l’autre pour le pouce, et donne une languette qui s’unit à la languette perforante de l’index.

Il y a un court fléchisseur du pouce placé à la face postérieure du tarse.

[Tous les tendons des fléchisseurs arrivés à l’articulation tibio-métatarsienne, passent par des canaux creusés dans une substance fibro-carlilagineuse, à laquelle viennent aboutir les gastrocnémiens et le soléaire.

Dans les casoars et les autruches, où les doigts ne sont qu’au nombre de trois et de deux, les ventres sont moins nombreux.

Le doigt interne, dans l'autruche, reçoit seul trois tendons, l’externe n’a qu’un perforé qui se divise en trois paires de languettes pour les première, deuxième et troisième phalanges; c’est entre ces languettes que passe le tendon du fléchisseur perforant. ]

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