IV. Muscles des doigts dans les reptiles
[Les doigts du pied des tortues n’ayant pas plus de flexibilité que ceux de leur main, les muscles y sont aussi confus. Le long extenseur commun des tortues terrestres, comme celui île tous les reptiles, ne va qu’aux os du métatarse. Le pédieux ou court extenseur atteint seul les phalanges. Il y a cependant un extenseur propre du pouce qui vient de l’extrémité inférieure du péroné, un abducteur du petit doigt, et des inlerosseux qui sont, comme ceux des mammifères, adducteurs et abducteurs.
Dans les tortues marines, l’extenseur commun s’élargit à mesure qu’il se porte vers les doigts et forme une large aponévrose qui recouvre tout le pied.
Un long extenseur et abducteur du doigt interne, nait de l’extrémité inférieure du péroné et s’insère à l’os du métatarse qui porte ce doigt, ainsi qu’à la première et à la deuxième phalange.
Un autre muscle qui liait également du bord externe de l’extrémité inférieure du péroné, se porte sur tonte la longueur du métatarsien du cinquième doigt et sur sa première phalange; il est à la fois extenseur et adducteur de ce doigt.
Le pédieux donne une languette à chacun des trois doigts médians.
Dans les crocodiles il y a deux sortes de pédieux : les uns naissent par des tendons des os du tarse, et se terminent par des tendons aux dernières phalanges des quatre doigts; les autres viennent par des Gbres charnues des os du métatarse et se fixent à la dernière phalange. Un abducteur du pouce s’insère au bord interne de l’astragale et se porte très obliquement à la base du métarcarpien de ce doigt.
La meme chose a lieu dans le basilic à crête et dans les sauvegardes ; mais comme ces animaux
ont cinq doigts, il y a un extenseur propre du cinquième doigt, qui vient de la partie inférieure du péroné.]
Dans les grenouille s il n’y a point d’extenseur propre du pouce. Le long extenseur commun, qui vient de l’extrémité tarsienne du libia, ne donne de tendons qu’aux trois doigts médians. Le court extenseur commun est fort distinct. 11 s’attache à toute la longueur du long os externe du tarse, et se partage en six languettes; une interne et une externe très fortes qui s’attachent aux métacarpiens du pouce cl du cinquième doigts, et. quatre moyennes plus petites qui se portent sur les phalanges des quatre derniers doigts, après s’être unies avec des languettes d’un second pédieux plus court qui en envoie aussi une au pouce. Il y a un abducteur du cinquième doigt, un abducteur du pouce, et même un abducteur de l’os en crochet qui se trouve à la base du métacarpien du pouce.
Il y a des muscles interosseux supérieurs et inférieurs. Ils sont très apparents et au nombre de dix; leur direction est très oblique.
[Dans les tortues terrestres il n’y a plus qu’un long fléchisseur analogue à celui du pouce, qui ne va même point jusqu’aux phalanges; il s’arrête au métatarsien des deux premiers doigts. Le court fléchisseur est un muscle large, divisé en autant de languettes qu’il y a de doigts : souslui se trouve une seconde couche de muscles , probablement analogues aux iuterosseux, qui sont devenus fléchisseurs pour les quatre derniers doigts et adducteurs pour le pouce. Il y a aussi un adducteur propre du pouce, et un du petit doigt.
Dans les tortues marines , le long fléchisseur commun et le long fléchisseur du pouce, séparés par en haut, se confondent bientôt ensemble et avec l’aponévrose plantaire ; puis ils se divisent pour les quatre doigts internes. Il n’y a point d’autres courts fléchisseurs que la chair carrée. Le doigt externe a un fort abducteur; les interosseux sont très développés, surtout celui qui sert d’abducteur du deuxième doigt. Celui qui sert d’adducteur du pouce est faible. Ces muscles servent à écarter les doigts pour en taire une rame.
Dans les crocodiles , l’aponévrose plantaire donne une languetle tendineuse au doigt interne et deux à chacun des autres doigts pour les première et deuxième phalanges. Le court fléchisseur, perforé au troisième doigt seulement, va à la deuxième phalange du premier doigt, à la deuxième du second, à la troisième du troisième, et à la deuxième tlu quatrième doigt. On trouve aussi chez ces animaux un abducteur du doigt externe et un du doigt interne, et des inlerosseux. Les longs fléchisseurs commun et du pouce se réunissent aussi bien que dans les sauriens.
Dans ccs derniers animaux, l’aponévrose plantaire ne donne de languettes tendineuses qu’aux
trois doigts externes; celle du quatrième doigt est perforée, et ce n’est qu’après sa perforation qu’elle donne un tendon presque transverse au troisième doigt. Le court fléchisseur donne des tendons simples aux cinq doigts et en outre des tendons perforés aux quatre premiers. Pour les doigts interne et externe, ce muscle serl autant d’adducteur que de fléchisseur. Les interosseux existent comme à l’ordinaire.
Dans les grenouilles , l’aponévrose plantaire, à laquelle se joint un faisceau musculaire qui naît de la capsule tibio-mélatarsiennc, parvenue sur les petits os du tarse, donne naissance, 1° à un fort muscle qui s’insère sur presque toute la longueur du métatarsien interne; 2° aux tendons du long fléchisseur des deux premiers doigts ; 3° à six faisceaux musculaires qui forment coulisse pour les tendons fléchisseurs; deux apparticnent au quatrième et un à chacun des autres doigts ; 4° enfin à trois autres faisceaux, dont deux pour le doigt externe et un pour le quatrième doigt. Le long fléchisseur commun naît également de cette capsule tibio-métatarsienne et ne donne de tendon qu’aux trois doigts externes. Il résulte de là qu’avec les interosseux et le dédoublement des tendons à coulisses dont nous avons parlé, il y a un tendon fléchisseur pour les dernières phalanges et deux pour chacune des autres phalanges.
A toute la face interne de l’os tarsien externe s’insère un muscle dont le tendon s’attache au petit os tarsien qui porte le pouce. C’est un très fort abducteur de ce doigt.]
ARTICLE XI
DE L'EXTREMITE POSTERIEURE DANS I.F.S FOISSON'S.
1° Des os.
Les nageoires ventrales des poissons leur tiennent lieu de membres abdominaux. La situation et la forme de ces nageoires varient beaucoup; elles manquent même tout à fait dans la famdlc des poissons apodes, comme les anguilles , les gymnotes, les anarrhiques, etc., et dans quelques genres des chondroptérygiens et des plectognathes : tels sont les lamproies, les syngnathes, quelques lalistes, les ostracions, les tétrodons, etc.
Tantôt ces nageoires sont placées sous la gorge, au-dessous de l’ouverture des branchies et en avant des nageoires pectorales. Les poissons ainsi formés ont reçu le nom de jugulaires.
Tantôt elles sont situées un peu en arrière et en dessous des nageoires pectorales. On a nommé ces poissons thorachiques.
Enfin, elles sont dans la situation qui parait la plus analogue à celle des autres animaux, c csl-à-