‹ Leçons d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 133 sur 174 · I. Des parties solides · texte numérisé non relu

I. Des parties solides

A. Dans les écliinodermes.

[ Dans les astéries ( astérie orangée) , les pièces

[Telle est du moins l’idée que l’on se fait généralement des polypes, mais il est probable qu’un examen plus attentif y changera quelque chose. Déjà M. M. Edwards a trouvé, dans les cscharrcs, une structure assez compliquée, et il y décrit entre autres un canal intestinal à deux ouvertures, et quatre trousseaux distincts de fibres musculaires.]

ARTICLE TROISIÈME

osseuses ou plutôt coriacées qui composent leurs rayons sont nombreuses, et forment, tout le long de la face inférieure, des séries de rouelles articulées l’une à l’autre, et devenant plus petites h mesure qu’elles s’éloignent du centre. Chacune d’elles peut être comparée (mais uniquement h cause de leur apparence et de leur disposition en colonne) à une vertèbre munie de deux longues branches transverses, dont le corps serait creusé d’un sillon à ses faces supérieure et inférieure. Entre ces branches transverses sont des séries de trous qui alternent régulièrement et par où passent les organes tentaculaires que l’on appelle les pieds : tout cet appareil forme ce que les naturalistes ont nommé Yambulacre , parce que dans les oursins les trous dont la coquille est percée pour les pieds forment des lignes symétriques et parallèles qu’on a comparées à des allées de jardin.

A l’extrémité de ces branches transverses s’attachent d’autres pièces osseuses garnies d’épines mobiles, et qui se confondent avec le tissu aréolaire dur et épineux qui constitue la partie supérieure des rayons.

La première rouelle de chaque rayon est beaucoup plus forte que les autres ; ses branches, plus larges et plus épaisses, s’articulent immédiatement avec les branches des rayons voisins, et toutes ensemble forment un cercle osseux trèsfort, placé au centre des cinq rayons, qui leur sert comme de charpente ou de base et qui entoure la bouche *.

Dans certaines espèces ( asterias nodosa) , les prétendues vertèbres ou les rouelles n’ont point de corps; chacune d’elles ne se compose plus que des deux branches transverses qui viennent s’articuler par engrenure sur la ligne médiane. Les pièces qui s’articulent à l’extrémité des branches transverses y forment une sorte de pavé, et portent des épines mobiles, aplaties, rangées comme les dents d’un peigne.

Le reste de l’enveloppe sa compose de grains osseux formant sur la face supérieure cinq rangées de gros tubercules qui ont valu à celle espèce le nom qu’elle porte.

La structure des ophiures offre une autre disposition. Dans la lézardelle ( ophiura lacerlosa ), les rayons se composent d’une série de rouelles qui occupent le centre de chacun d’eux, et qui sont entourées de quatre séries de plaques dures, articulées et imbriquées ; la série des plaques inférieures correspond à l’ambulacre des astéries, et chaque plaque y représente un carré à angles

¥ [ M. Meckel assure que chacune de ces rouelles est formée de huit pièces, mais nous n’avons pu en apercevoir un aussi grand nombre. Il les considère d’ailleurs comme autant de vertèbres, et le nombre de ces rouelles étant (dans l’astérie orangée) de cent vingt-cinq à cent

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