‹ Leçons d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 147 sur 174 · ARTICLE TROISIÈME. — DE L’ACTION DE SAISIR · texte numérisé non relu

ARTICLE TROISIÈME. — DE L’ACTION DE SAISIR

Les articulés octopodes, ou les aranéidcs , ont également * une marche régulière ; ils lèvent quatre pieds à la fois, mais jamais par paires, de sorte qu’entre deux pattes en mouvement, il y en a toujours une troisième sur laquelle l’animal s’appuie; ainsi ce sont les lr° et 5° pattes droites avec les 2e et 4° gauches qui se meuvent ensemble, puis les lr0 et 5e gauches avec les 2« et 4® droites. Le corps est par conséquent toujours porté sur quatre pieds situés aux extrémités de deux diagonales parallèles, et un pas se fait en deux temps.

Les crustacés décapodes se servant rarement de leurs pattes antérieures ou pinces pour marcher, on doit supposer que leur marche est semblable à celle des aranéidcs; on sait d’ailleurs que la position des pattes d’une partie de ces crustacés (les crabes) les force à marcher de côté, et qu’ils ne peuvent se mouvoir que lentement en avant.

Suivant M. Muller, les cloportes, qui ont quatorze pattes, font un pas en quatre temps : au premier temps, les lre et 5e pattes gauches se meuvent avec les 5e et 7e droites; au second temps, les lre et 5e droites avec les 5e et 7e gauches; au troisième temps, les 2e et 6° gauches avec la 4e droite; et enfin, au quatrième temps, les 2° et 6e droites avec la 4° gauche. Ce serait également ainsi que marcheraient les scolopendres et tous les myriapodes; il y aurait toujours d’un même côté trois pattes en repos entre deux pattes en mouvement ; mais, d’après nos observations, nous ne pensons pas que la marche des cloportes et des scolopendres soit aussi régulière ; il nous a semblé que souvent deux et même trois paires de pattes successives se levaient à la fois.]

ARTICLE III

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