STÉ0L0G1E DE LA TÊTE
va rejoindre la saillie arrondie sur laquelle s’articule l’os particulier aux muscles du cou de cet oiseau (1). La cloison inter-orbitaire paraît rester membraneuse pendant toute la vie, ainsi que la partie inférieure des frontaux.
Dans les canards , la fosse temporale est médiocre, l’apophyse post-orbitaire très-grande; la zygomatique du temporal à peine sensible; les apophyses para-mastoïdes sont assez prononcées, ainsi que la saillie cérébelleuse de l’occipital. Ce que ce genre offre de particulier, c’est qu’aux côtés de cette saillie cérébelleuse, entre l’occipital supérieur et le pariétal, il existe un espace vide (2). Ce trou n’existe pas dans les cygnes, qui ont en outre un gonflement particulier de la partie antérieure du frontal. ]
3° Inégalités de lu base du crâne, et trous de la tête.
A l’intérieur, le crâne des oiseaux offre une base très -inégale : deux fosses antérieures dans le frontal, à plancher un peu convexe, montant obliquement en avant , séparées l’une de l’autre par une légère proéminence convexe produite par la voûte de l’orbite ; deux fosses moyennes concaves , séparées des premières par une arête aiguë , et reposant sur la grande aile , une moitié du rocher, un peu du sphénoïde, et une partie du temporal ; une grande fosse cérébelleuse, séparée des deux précédentes par une arête du rocher et employant le basilaire, une partie des rochers et des occipitaux latéraux, et la partie postérieure moyenne du sphénoïde; enfin une fosse pituitaire profonde creusée à la racine de l’apophyse antérieure du sphénoïde, au-dessous et un peu en arrière des trous optiques.
L’issue des nerfs olfactifs se fait par deux trous souvent réunis, et qui appartiennent à l’ethmoïde. [Après être sortis du crâne, ces nerfs rampent le long du haut de la cloison inter-orbitaire, et entrent dans les narines en traversant, quand elle existe, la lame transverse qui forme la paroi antérieure de l’orbite. L’issue des nerfs optiques, ainsi que celle des troisième, quatrième et. sixième paires, et de la première branche de la cinquième, se fait ordinairement par un grand trou, unique à l’intérieur du crâne, mais séparé en deux à l’extérieur par la cloison inter-orbitaire, et qui fait fonction de trou optique et de fente sphénoïdale. Quelquefois, comme dans le cygne , au-dessus de ce grand trou, on en voit deux petits, très-rapprochés, pour le passage des nerfs de la quatrième
pariétaux et les branches de l'occipital latéral; mais ce rapprochement est peu fondé, car ce vide des reptiles ne communique pas avec l’intérieur du crâne comme celui des canards.]
ARTICLE CINQUIÈME. — TÊTE DES POISSONS
paire, et sur ses côtés, un trou pour la première branche de la cinquième paire. La deuxième branche sort par le trou rond situé, comme dans les mammifères, aux côtés de la fosse pituitaire. La troisième branche sort par le trou ovale percé entre le corps du sphénoïde et la grande aile. Quelquefois, comme dans les boubies, le trou rond se confond, par son bord interne, avec le trou qui représente déjà l’optique et la fente sphénoïdale. Le trou condyloïdien existe comme dans les mammifères.]
Le conduit auditif interne est généralement assez considérable. Il n’y a pas de trou sphénopalatin ni de trou déchiré antérieur dans les oiseaux. Le déchiré postérieur est un petit trou rond situé au-dessous et en dedans de l’ouverture extérieure de l’oreille.
Dans quelques oiseaux, comme le héron, le flamant, l 'aigle, etc., les trous incisifs sont nombreux et petits ; il n’y en a qu’un médiocre et placé vers la base du bec dans le canard, le hocco, le cormoran, la spatule, etc. Le casoar l’a petit et situé vers la pointe du bec. Les chouettes, les coqs, l’ont assez grand; il est énorme dans l'autruche. Les trous sous-orbitaires et orbitaires internes n’existent pas dans les oiseaux.
Les différences qui existent parmi les oiseaux relativement aux fosses de l’intérieur du crâne, sont fort peu considérables; elles ne consistent guère que dans le plus ou le moins de profondeur de chacune d’elles. On remarque en général que leur inégalité est moindre dans les oiseaux nageurs, et ensuite dans ceux de rivage, et qu’au contcaire les perroquets et les oiseaux de proie sont ceux chez lesquels cette inégalité est la plus grande.
[L’ouverture que laissent entre elles les deux crêtes qui séparent les fosses antérieures des fosses moyennes est plus étroite dans le vautour fauve, quedans l'aigle; elles sont presque parallèles dans le premier, et dans le second elles s’écbancrent en arc de cercle.
Dans la pie, les fosses moyennes sont plus grandes que dans l’aigle, l’arête osseuse peu saillante.
Les perroquets ont les fosses moyennes petites et leurs arêtes peu saillantes.
Dans l'autruche, l’clhmoïde forme au-dessus des nerfs optiques un bourrelet saillant ; les trous des nerls olfactifs sont bien séparés; l’entrée de la fosse pituitaire est triangulaire; lus crêtes soûl peu saillantes.
Dans les cigognes, les arêtes qui séparent les fosses moyennes île la cérébelleuse sont peu saillantes; il en est de même dans la plupart des palmipèdes, où de plus celles qui séparent lus fosses antérieures des moyennes sont aussi très-peu marquées.]
ARTICLE V
OSTEOI.OGIE DE I.A TETE DES rOISSOKS.
[On a vu dans la deuxième leçon, à l’article de la substance des os en général (1), que certains poissons, réunis sous le nom de chondroptcrygtens, ont un squelette qui demeure toujours plus ou moins cartilagineux. Cet état particulier de leur système osseux, sans indiquer dans ces animaux une organisation inférieure à celle des autres poissons, s’accompagne néanmoins d’une forme et d’une composition de tête également particulières, et auxquelles ou ne saurait appliquer dans son entier ce que nous avons à dire de la tète des autres poissons. Cet article se partagera donc en deux parties principales : l’une concernant les poissons ordinaires , ou poissons ossoux ; l’autre les poissons cartilagineux. ]