HUITIÈME LEÇON. — OS
avec peu de mobilité. Ces pièces sont le palatin , le transverse , le ptérygoïdien , le jugal , le tympa • uni , le temporal } et. le symplectique (1).
Le palatin est placé en avant; il s’articule d’une manière très- mobile par une apophyse avec le maxillaire, et par une simple facette avec le frontal antérieur; il porte souvent des dents comme celui des serpents ( par exemple dans les truites, le brochet, les sphyrènes).
Le transverse est situé derrière le précédent, dans la partie moyenne de l’arcade, dont il forme le bord externe ; il est étroit et arqué, ets’articule en haut avec le ptérygoïdien. en arrière avec le jugal.
Le ptérygoïdien , également placé derrière le palatin et unissant cet os au tympanal, comme dans la plupart des reptiles , est étroit et mince ; il forme la partie moyenne et interne de l’appareil. Au-dessous de lui , et derrière le transverse , est le jugal, large, triangulaire, et donnant de son angle inférieur une facette pour l’articulation delà mâchoire inférieure. Celte facette lui appartient en entier, el le tympanal , ou l’analogue de l’os de la caisse, se trouve simplement au-dessus de lui, disposition comparable à ce que nous avons déjà vu dans le protés et dans le menobranchus.
Ce tympanal, également large et plat , remplit l’espace entre le jugal et le ptérygoïdien en avant, el le temporal en arrière et en haut.
Le temporal, large et plat, comme les précédents, mais plus épais, donne l’attache postérieure de l’arcade palatine. Il s’articule par ginglyme dans une fossette que lui offrent le frontal postérieur, le mastoïdien et la grande aile; il donne aussi en arrière un tubercule articulaire à l’os opercule.
A sa partie inférieure paraît au dehors un os long et étroit, situé au-dessous du tympanal et recouvert en partie par le jugal; c’est un os qui paraît particulier aux poissons, et que nous nommons symplectique (2); il donne attache, avec le tympanal elle temporal, au stylet analogue de l’osstyloïde des mammifères, et qui porte la branche de l’os hyoïde.
Telle est la forme et la composition la plus générale de l’arcade ptérygo-tyrapanique; mais il y a des exceptions.
Dans un cas tout particulier parmi les poissons ( les lépisostées) , l’arcade palatine vient prendre un point d’appui mobile sur le sphénoïde, d’une manière comparable à ce qui se voit dans les sauriens et dans certains oiseaux.
Dans le brochet, le frontal antérieur se trouvant bien loin du bout du museau , le palatin ne s’arti-
([) [Foy. Cuvier, Ilist. nul. clés poissons, 8°, 1. 1, p. 33g, et pl. I, II et III.