‹ Leçons d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 33 sur 174 · QUEUE · texte numérisé non relu

QUEUE

Otomys du Cap

Alactaga

Hélamys, . . .

Oryctère des Dunes

Castor. .

Porc-épic

Lièvre

Cochon d’Inde

Agouti

Paca

Mara ...

Chinchilla

Ai. ...

Unau

Tatou noir d’Azzara

Oryctérope du Cap. ......

Tamanoir

Tamandua

Fourmilier à deux doigts. .

Pangolin à queue courte. . . .

Pangolin à longue queue. . . .

Echidné épineux

Ornithorincjue

Eléphant des Indes

Hippopotame

Sanglier

Babiroussa

Pécari

Rhinocéros des Indes. . . .

— de Sumatra

Daman

Tapir d’Amérfque

Cheval

0,oo0

Ane

Chameau à une bosse

Lama

Chevrotain

Élan

Cerf commun

Chevreuil

Giraffe

Chamois

Canna (ant. orcas)

Pygmé

Chèvre

Bœuf.

Lamantin

Dauphin turio

Marsouin

Cachalot

Baleine du Cap

Rorqual du Cap

5° Forme des diverses vertèbres dans les mammifères.

v. Vertèbres du cou.

1° L’allas.

I/aLlas cl l’axis étant en rapport immédiat avec la tête et donnant attache à scs petits muscles,

ontdu donner des caractères plus marqués et plus relatifs aux familles naturelles, elles-mêmes si souvent bien caractérisées dans les tètes. Il y a néanmoins des exceptions, mais dont la raison est généralement facile à déduire de la nature particulière de l’animal.

C’est principalement dans la hauteur de l’os, dans la grandeur et la configuration des apophyses

ARTICLE DEUXIÈME. — DES OS DE L’ÉPINE

transverses et dans la manière dont elles sont percées que consistent les différences des atlas. Il

I n’est peut-être pas un genre que l’on ne puisse distinguer par là aussi bien que par toute autre partie du squelette.

[L’atlas des quadrumanes est à peu près semblable au nôtre; ses apophyses transverses sont également coniques, mais dans presque tous les autres quadrupèdes, ces apophyses sont aplaties en lames horizontales. C’est dans les carnivores qu’elles ont le plus de développement; elles y forment comme deux larges ailes coupées obliquement, en sorte qu’elles se dirigent un peu en arrière. L’hyène est l’animal qui les a le plus grandes; elles prennent dans la largeur totale de l’os plus des deux tiers; chacune d’elles est en outre aussi large que longue. Elles sont un peu moins obliques dans les chats; elles sont encore assez prononcées dans les rongeurs : mais dans les édentés et les ruminants, elles n’ont guère en largeur que le tiers de leur longueur. Entre eux, les ruminants diffèrent par la largeur proportionnelle de leur atlas. Dans le bœuf, les ailes sont plus larges, et s’élargissent surtout en arrière, où elles font une pointe. Dans les cerfs elles s’étendent peu en largeur et sont coupées carrément.

Dans plusieurs genres, le canal artériel de l’atlas est divisé en trois portions; la première traverse le bord postérieur de l’apophyse transverse (inférieure de l’homme”), et débouche à sa face inférieure ; la seconde traverse le bord antérieur de celte apophyse de bas en haut, et la troisième perce l’arc supérieur pour entrer dans le canal vertébral. Quelquefois, ces trois portions ont six ouvertures distinctes; mais quelquefois aussi, la seconde et la troisième, ou la quatrième et la cinquième de ccsouvertures se rapprochent tellement qu’elles ne forment plus qu’une fosse commune; alors il semble n’y en avoir que quatre.

Dans l’homme, la première portion de ce canal existe seule à l’état osseux; mais dans les singes, quoique l'apophyse trausverse soit peu aplatie, on les retrouve. déjà toutes trois : il en est de même dans les chéiroptères, les insectivores, les ours, les blaireaux, les hyènes, le plus grand nombre des rongeurs, les tatous, les fourmiliers, les chevaux, les cochons cL les chameaux.

Dans les coatis, les ratons, le plus grand nom-

* Nous devons remarquer ici que le tronc de tous les animaux ayant une position horizontale, c’est dans cette position que nous décrirons la tête et les vertèbres : ainsi ce qui était supérieur et inférieur chez 1 homme devient antérieur et postérieur chez les animaux, et ce qui était antérieur et postérieur chez le premier, devient supérieur et inférieur chez les derniers; les membres étant verticaux chez l’un comme chez les autres, il n’y a point de changement à opérer dans les positions respectives de leurs laces.

bre des pelits carnassiers, les chiens, les chais, les phoques, les phascolomes, les lièvres, l’aï, l’oryctéropc, l’éléphant, le lapir, on ne trouve que la première et la troisième portion de ce canal ; l’artère, au lieu de traverser l’apophyse transverse, tourne autour de son bord antérieur, quelquefois dans une échancrure.

Dans d’autres animaux, l’artère ne traverse pas le bord postérieur de l’apophyse transverse, mais passe en dessous et ne la traverse qu’à son extrémité antérieure; alors on ne trouve que la deuxième et la troisième portion du canal artériel. De ce nombre sont l’unau, l’échydné, l’hippopotame et les ruminants, moins les chameaux.

Le midaus, les clidelphes, les kanguroos, les rhinocéros, l’aï, les baleines, n’ont que la troisième portion de ce canal; alors l’artère ne traverse point du tout l’apophyse transverse, elle passe dessous et contourne son bord antérieur.

Enfin l’ornithorinque, le lamantin, le dugong, les dauphins, le cachalot, n’ont aucun trou à leur allas pour l’artère vertébrale.

Nous remarquerons encore que quelquefois l’entrée de la première portion du canal ne se trouve pas au bord postérieur de l’apophyse transverse, mais à sa face supérieure; alors cette portion, qui est ordinairement la plus longue, se trouve être beaucoup raccourcie. Cette disposition se rencontre dans les chiens, les chevaux et les chameaux.

L’arc supérieur de l’atlas des mammifères ne porte point d’apophyse épineuse, quelquefois cependant on y rencontre une petite pointe; mais l’arc inférieur se trouve être terminé, dans les lapins, par une apophyse médiane dirigée en arrière, et dans quelques chauve-souris, ainsi que dans l’ornithorinque , par deux apophyses également dirigées en arrière, qui font entre elles un angle de 45 degrés environ. M. Meckel pense que dans ce dernier animal, ce sont les racines inférieures de l’apophyse transverse ; mais elles nous paraissent venir plutôt ,de la partie moyenne du corps de la vertèbre.

L’atlas se fait encore remarquer par ses facettes articulaires, dont les antérieures sont creusées en deux cavités, pour recevoir les condyles de l’occipital, et dont les postérieures forment le plus souvent aussi une cavité moins profonde qui reçoit les facettes condyloïdienues de l’axis. ]

Une particularité digne de remarque, c’est que l’éléphant a l’atlas singulièrement semblable à celui des singes, si ce n’est que son arc supérieur est bien plus épais, et que l’apophyse transverse est plus obtuse.

2° L’axis.

[ Outre l’apophyse antérieure cl prolongée du corps de l’axis appelée odontoïde, autour de la-

TROISIÈME LEÇON. — DES OS ET DES MUSCLES DU TRONC

quelle tourne l’are inférieur de l’atlas et qui caractérise celte vertèbre, elle se distingue encore généralement des autres vertèbres du cou par une apophyse épineuse plus haute. Dans l’homme, cette apophyse est fourchue inférieurement, disposition qui ne se retrouve pas dans les singes, où il n’y a qu’une simple épine. Dans presque tous les autres mammifères, l’apophyse épineuse de l’axis forme une lameverticale, haute, prolongée, soit en avant au-dessus de l’atlas, soit en arrière au-dessus de la troisième et même de la quatrième vertèbre, et quelquefois dans les deux sens chez le même animal. On trouve un exemple de cette dernière structure clans l'ours, dont le prolongement postérieur est aplati horizontalement et forme une sorte de plafond sous lequel se trouve la troisième vertèbre; dans le tamanoir et le lamandua, le prolongement antérieur repose sur l’arc supérieur de l’atlas.

Celte apophyse est presque nulle dans les chameaux, la giraffe et les haleines, et peu prononcée dans les rhinocéros, les chevaux et l’hippopotame; mais elle est beaucoup plus saillante dans les autres ruminants et dans les cochons et les tapirs.

L’apophyse transverse de l’axis est généralement courte et toujours percée pour le passage de l’artère. Relativement au peu de longueur de cette apophyse, on trouve une exception chez les monotrèmes, où elle est très large, très alongée et dirigée en arrière, recouvrant celle de la troisième vertèbre. Dans l’ornithorinque , cette apophyse forme un os particulier qui ne se soude qu’assez tard au corps de la vertèbre.

Les apophyses articulaires antérieures, presque confondues avec le corps de la vertèbre, sont dirigées très obliquement d’avant en arrière, et prennent quelquefois la forme cl’un condyl.e, excepté dans les ruminants, où ces deux apophyses, réunies en dessous, se confondent en un seul plan articulaire, qui se joint et se continue à angle droit avec la surface articulaire, demi-cylindrique, de l’apophyse odontoïde : cette apophyse ellemême est creusée d’une large gouttière qui forme en ce point la moitié inférieure du canal vertébral.

Quelquefois les apophyses antérieures de l’axis sont un peu moins confondues avec le corps ; alors il y a pour ce corps une facette lisse entre les deux facettes circulaires, semi-eondyloïdiennes dont nous avons parlé; de sorte que si l’on inclinait en arrière l’apophyse odontoïde, celte apophyse, la hase de l’axis et les apophyses acliculaires présenteraient à peu près l’image du trèfle adopté pour nos cartes à jouer. On en voit un exemple dans le castor, etd’une manière beaucoup plus marquée dans l’ornilhorinque. ]

3° Les cinq autres cervicales.

Dans les singes, elles ne diffèrent guère des nôtres, si ce n’est que leurs apophyses épineuses sont plus fortes et non fourchues, et que leurs corps empiètent plus les uns sur les autres en devant, ce qui sert à mieux soutenir la tête. C’est surtout dans le pongo ou orang-outang adulte, que les apophyses épineuses sont excessivement longues, sans doute à cause de la grosseur de sa têLc et de la longueur de son museau.

Dans les chéiroptères il n’y a point du tout d’apophyse épineuse à ces vertèbres, excepté à la dernière. Dans les taupes et quelques autres insectivores, elles ne forment également que de simples anneaux entre lesquels il y a beaucoup de jeu; mais dans la grande musaraigne musquée de l’Inde, ces apophyses sont aussi prononcées que dans beaucoup de carnassiers.

[ Dans presque tous les autres mammifères, l’apophyse épineuse, petite à la troisième, va en augmentant jusqu’à la septième; d’abord dirigées en avant, elles se redressent de plus en plus jusqu’à la dernière, qui est quelquefois verticale ou même déjà dirigée en arrière comme celles des vertèbres dorsales.

Dans les sarigues, l’axis et les trois cervicales suivantes ont les apophyses épineuses hautes, grosses et tronquées, qui se touchent et peuvent se souder ensemble. ]

En général, dans les mammifères, à mesure que le col s’alonge, les apophyses épineuses diminuent : elles sont presque milles dans les chameaux, la giraffe, etc.; sans cela elles auraient empêché le cou de se ployer en arrière.

[L’apophyse transverse est la partie la plus caractéristique des cinq dernières cervicales : percée à sa hase pour le passage de EarLère, elle semble naître dans l’homme par deux racines; l’une qui viendrait de la hase des apophyses articulaires, et l’autre du corps de la vertèbre : après s’être réunies par une lame qui complète le trou artériel, ces deux portions de l’apophyse transverse se séparent de nouveau pour former la gouttière et les deux tubercules que l’on y remarque.

Dans les singes, la disposition est à peu près la même; seulement la portion intérieure ou trachélienne de la sixième s’aplatit déjà davantage en lame, et la septième n’est plus percée pour le passage de l’artère; disposition qu’on remarque déjà dans notre squelette de la Vénus holteulole.

Dans les insectivores, les carnassiers, les rongeurs, les édentés, les ruminants et quelques pachydermes, cette portion trachélienue s’étend en une lame longue, large, dirigée un peu en bas, de J manière à former une large et profonde gouttière à la face inférieure des vertèbres, qui sert à loger les muscles longs du cou et grand droit antérieur

article premier. -

de la tète. Le tubercule supérieur ou transverse do cette apophyse ne se fait guère sentir dans quelques genres, qu’à la cinquième et quelquefois même à la sixième cervicale. A la septième le tubereule supérieur, considérablement grossi, existe seul. Cette septième n’est d’ailleurs percée pour le passage de l’artère que dans un très petit nombre d’animaux. Nous avons vu qu’elle l’est dans l’homme : je ne trouve la même disposition que dans les marmottes, les lièvres, le porc-épic et dans l’hippopotame.

Dans les monotrèmes, les apophyses transverses des moyennes cervicales sont, comme celles de l’axis, larges et dirigées en arrière, de manière qu’elles s’imbriquent les unes sur les autres.

Dans le dauphin du Gange, les apophyses transverses, à partir de la troisième et en grandissant jusqu’à la sixième, sont également doubles, mais non réunies pour former un canal artériel. Cette disposition se retrouve aussi dans les rorquals, et même dans les baleines, mais en sens contraire relativement à la grandeur de ces apophyses. C’est l’axis qui porte les plus longues; dans les vertèbres suivantes elles vont toujours en diminuant, de manière à n’ètre plus, dans la sixième, qu’un tubercule à peine sensible.

Le corps des dernières vertèbres cervicales présente quelquefois à la partie moyenne de sa face inférieure une crête assez considérable, surtout en arrière; elle donne attache aux faisceaux du muscle long du cou et partage la gouttière qui sert à loger ce muscle en deux portions. Quelques genres de digitigrades, les chevaux, et les ruminants, moins les chameaux, ont celte crête très marquée. ]

La forme des cervicales de l’éléphant rappelle un peu celles des singes; mais elles sont plus courtes à proportion.

[ Parmi les cétacés on sait que les vertèbres cervicales des baleines proprement dites sont soudées toutes sept ensemble; quelquefois même la première dorsale est également soudée aux cervicales. Dans les cachalots, l’allas est distinct, et les six autres vertèbres sont soudées. Dans le dauphin, l’allas et l’axis seuls sont réunis, les cinq autres vertèbres restent séparées, mais elles sont extrêmement minces. Enfin, dans les rorquals, le dauphin du Gange, le dugong, le lamantin, elles sont toutes ou presque toutes séparées. ]

p. Les vertèbres du dos.

[ Les caractères qui distinguent les vertèbres dorsales de toutes les autres, sont d’avoir les apophyses transverscs courtes, simples, une apophyse épineuse très élevée, et trois facettes de chaque côté pour l’articulation des côtes, l’une à l’extrémité de l’apophyse trausverse, cl les autres

Page 1