‹ Leçons d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 35 sur 174 · ET DES MUSCLES DU TRONC · texte numérisé non relu

ET DES MUSCLES DU TRONC

elles sont d’autant plus hautes et plus inclinées en avant, que la queue est plus longue et plus forte. ]

Dans les quadrumanes, excepté les orangs et les loris, il y a, au côté extérieur de l’apophyse articulaire postérieure des dernières dorsales et des premières lombaires, une pointe dirigée en arrière, en sorte que l’apophyse articulaire antérieure de la vertèbre suivante est prise entre deux proéminences, ce qui gène beaucoup le mouvement. On trouve déjà dans quelques squelettes humains celte apophyse accessoire, comme l’a remarqué Sœmmering, mais moins développée que dans les singes. Celte pointe existe dans tous les carnassiers, d’une manière plus ou moins prononcée; mais elle prend plus de développement encore dans plusieurs genres de rongeurs, chez l’outia, l’hélamys, le chinchilla, le porc-épic, le paca, etc., où on la trouve à toutes les lombaires; elle est absolument nulle dans les paresseux, les pachydermes et les ruminants.

f Dans les tatous, et les vrais fourmiliers, c’està-dire dans le tamanoir, le tamandua et le fourmilier à deux doigts, les vertèbres lombaires et les dernières dorsales offrent une particularité bien remarquable dans leurs apophyses articulaires : celles-ci sont doubles, une interne oblique formée de deux facettes placées comme à l’ordinaire à la base des apophyses épineuses et une externe horizontale, formée de quatre facettes situées à la base des apophyses transverses; le tout est arrangé de manière à former entre les vertèbres un double tenon et une double mortaise s’cncliàssant les uns dans les autres. En examinant comment cette nouvelle apophyse se forme, on voit que c’est une sorte de dédoublement de l’apophyse ordinaire; sa partie externe se sépare, s’agrandit, se creuse en mortaise d’une part, et s’avance en tenon de l’autre. Il résulte de cette double articulation que les mouvements latéraux seuls sont un peu permis.

Il faut descendre jusqu’aux serpents pour trouver quelque chose d’analogue. Chez ces animaux, en effet, on trouve le même nombre de facettes articulaires, douze pour chaque vertèbre, sans compter celles du corps, disposées également en double tenon et double mortaise.

Dans les tatous, on trouve une autre particularité également remarquable, c’est que l’apophyse articulaire ordinaire est prolongée en une pointe oblique aussi longue que les apophyses épineuses. Cette disposition se remarque déjà dans les lièvres, mais d’une manière moins prononcée. Les sarigues présentent une autre particularité, c’esl que dans chaque vertèbre l’apophyse articulaire antérieure est jointe à la postérieure par une lame mince.

Les dernières apophyses transverses, extrême-

ARTICLE DEUXIÈME

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