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TABLEAU DU NOMBRE DES VERTÈBRES DANS LES OISEAUX

ESPÈCES

VERTÈBRES du COU.

VERTÈBRES du dos.

VERTÈBRES du sacrum.

VERTÈBRES de la queue.

TOTAL

Vautour fauve. . .

Catharte aoura. . .

Lœmmergeyer. .

la

Hobereau, . .

Cresserellc. . . .

Gerfault. . . .

Aigle commun. . .

Halbusard. . . .

Caracara ordinaire.

Autour ordinaire. . .

TROISIÈME LEÇON. — DES OS ET DES MUSCLES DU TRONC

ESPÈCES

VERTÈBRES

VERTÈBRES

VERTÈBRES

VERTÈBRES

TOTAL

du cou.

du dos.

du sacrum.

le la queue.

IG

Épcrvicr commun. . . .

Milan commun

Buse commune

Soubuse

Messager

Effraye commune

Chat-huant

Grand-Duc

Chevêche commune. . . .

Scops

Piegrièche commune. . . Cassican (des îles Waigiou).

Gobe-mouche gris. . . .

Tangara jacapa

Merle commun

Grive

Cincle

Martin triste

Loriot d’Europe

Rossignol

Bergeronnette du printemps Eurylaime d’Horsfield. . .

Martinet

Hirondelle de fenêtre. . .

Engoulevent d’Europe. . .

Alouette des champs. . .

Mésange à tête bleue. . . .

Proyer

Moineau domestique. . . .

Bec croisé

Cassique noir (Or. cristatus).

Étourneau

Corneille

Geai

Rollier commun

Paradis émeraude. . . .

Grimpereau d’Europe. .

Oiseau mouche

nuppe commune

Proraerops du Cap. . . .

Guêpier commun. . . .

Martin pêcheur à collier.

Calao monoceros

Moyen épeiche

Coucou d’Europe

Couroucou à ventre jaune. .

Ani

Ramphastos aracari. . . .

Ara rouge

Hocco mitou

Paon domestique. . . .

Lophophore Cuvier. . . .

Dindon

Pintade

Coq

Faisan commun

Grand coq de bruyère. . .

Ganga

Perdrix rouge

Pigeon

ARTICLE DEUXIÈME. — DES OS DE L’ÉPINE

ESPÈCES

Autruche de l’ancien continent. ...

Nandou

Casoar à casque

Casoar de la Nouvelle-Hollande. • • .

Grande outarde * • •

OEdicnême ordinaire • •

Vanneau d’Europe

Oiseau trompette

Grue couronnée *

Grue commune

Héron.

Cigogne blanche

Ombrette

Spatule

Ibis du Bengale

Bécasse

Alouette de mer

Chevalier aux pieds verts

Échasse

Avocette

Jacana

Mégapode

Râle d’eau

Poule d’eau

Perdrix de mer *

Flammant

Grèbe cornu. •

Grand plongeon

Grand guillemot

Pingouin commun

Gorfou sauteur

Pétrel damier

Albatros

Goéland à manteau noir

Stercoraire

Grande hirondelle de mer

Bec en ciseau

Pélican

Cormoran

Frégate

Fou de Bassan

Paille en queue

Cigne à bec noir

Oie commune

Bernache

Macreuse

Souchct

Tadorne

Canard. .

Harle

VERTÈBRES du COU.

IG

D. Dans les reptiles.

Les animaux réunis dans la classe des reptiles, parce que, bien que respirant par des poumons, leur circulation n’est pas double, et qu’ils ont le sang froid, se conviennent en effet par un grand

nombre de rapports dans leurs organes sensitifs, nutritifs et génitaux. Mais leurs organes de mouvement, et par conséquent leur squelette, sont soumis à des diversités plus grandes que celles que l’on observe dans aucune autre classe du règne animal; puisque quant au tronc seulement,

TROISIÈME LEÇON. - DES OS ET DES MUSCLES DU TRONC

les uns l’ont presque inflexible, comme les tortues, et que d’autres l’ont excessivement prolongé et flexueux, comme les serpens; puisque le nombre île leurs vertèbres varie de dix à plusieurs centaines; puisqu’ils peuvent avoir des centaines de côtes ou en manquer lout-à-lait, etc.; mais au milieu de toutes ces variations, on retrouve cependant encore quelques caractères communs, entre autres, celui que la partie annultiire des vertèbres demeure distincte du corps pendant toute la vie.

Dans les tortues on compte huit vertèbres au cou, qui, excepté la première et la dernière, sont longues à proportion et très mobiles; car c’est en repliant son cou enZ que cet animal peut faire rentrer sa tète dans sa carapace. La première ou l’atlas a trois pièces; deux supérieures qui couvrent le canal, donnent en arrière les apophyses articulaires pour l’axis, et concourent avec la troisième, fort petite, à former la fosselLe où s’articule le condyle de l’occiput; fossette percée dans son fond, qui est occupé par un quatrième os analogue de l’odontoïde de l’axis, mais qui, dans la matamata, par exemple, se soude à l’atlas; les cervicales suivantes, l’axis compris, sont alongées prismatiques, échancrées en dessus pourseprêler à la courbure dont nous venons de parler. La facette articulaire unit son corps à celui de la vertèbre qui suit, par une facette convexe qui entre dans une cavité glénoïde, et il en est de même des autres; la seconde vertèbre et celles qui viennent ensuite sont carénées en dessous et leur partie annulaire a une crête légère. 11 n’y a point d’apophyse épineuse, excepté à la seconde, où elle se dirige en avant, et quelquefois à la troisième, où elle n’est qu’un simple tubercule; la dernière s’articule de manière à former un angle droit avec la face inférieure de la carapace.

La première vertèbre dorsale , quoique fixée comme les suivantes, n’a que deux petites côtes qui vont se joindre à celles de la seconde paire. Dans les vertèbres dorsales, il faut distinguer : 1° les parties annulaires, qui sont des plaques engrenées par suture avec les côtes, et dont la série forme l’axe'du bouclier supérieur que l’on nomme carapace; 2° les corps placés à la face inférieure de ce même bouclier; mais ce qui est remarquable, les plaques alternent avec les corps et répondent à leurs jointures, circonstance que nous retrouverons dans les cliondroptérygiens : les côlcs ou lames latérales répondent, de chaque côté, aux plaques et par conséquent aux intervalles des corps, à la jonction desquels elles tiennent en dessous par un pédicule qui se détache de leur face inférieure et qui est leur tête.

Il y a dans la série longitudinale de dix à quinze plaques selon les sous-genres; mais il n’y a que neuf ou dix corps, et ce n’est que pour les corps

que les plaques ont en dessous des lames pour former la partie annulaire. Il y a des espèces où les corps sont éloignés des plaques et n’y tiennent que par des apophyses dont les intervalles sont membraneux ; le corps même a alors un tuyau pour la moelle épinière; cela s’observe surtout dans les tortues terrestres très bombées, la grecque, le couï, etc.; mais dansles émides mêmes, où le corps tient à la plaque, il est toujours creusé au moins d’un demi-canal. 11 y a toujours deux, quelquefois trois vertèbres sacrées qui ont l’os des îles suspendu à leurs ^apophyses transverses, ou si l’on veut à leurs petites côtes, c’est à elles qu’appartiennent les dernières plaques de la série longitudinale qui excèdent celles des vertèbres dorsales; la connexion cependant n’a lieu que pour la première sacrée.

Le nombre des vertèbres caudales et la grandeur de leurs apophyses varient selon les espèces et n’ont rien de bien important.

Le crocodile a environ soixante vertèbres, dont sept cervicales, douze ou treize dorsales, cinq lombaires, deux sacrées, et. quarante et quelques caudales, qui toutes, à compter de l’axis, ont la face postérieure du corps convexe, et l’antérieure concave; celles du cou qui toutes portent de petites côtes, ou si l’on veut des apophyses transverses distinguées par des sutures à l’allas et h l’axis; ce sont des laraeslongues et plates. Aux cinq autres, ce sont des chevrons tenant au corps de la vertèbre par deux pédicules, et dont les angles comprimés horizontalement s’engrènent les uns avec les autres de manière à réduire beaucoup la flexibilité du cou.

L’atlas a d’ailleurs quatre pièces, une inférieure, deux latérales, une supérieure; l’axis, trois, le corps, l’annulaire et l’odontoïde; les suivantes deux, le corps et l’annulaire; mais probablement celle-ci se divise dans les très jeunes embryons. Les cinq dernières cervicales et les quatre premières dorsales, ont une épine inférieure et deux apophyses pour l’articulation de la côte, la première à la partie annulaire, est l’apophyse transverse, la seconde tient au corps et représente la branche inférieure de cette apophyse dans les mammifères : dans les quatre suivantes, cette seconde disparaît, l’apophyse transverse s’alonge, s’élargit et fournit à la côte une facette à son extrémité et une à son bord antérieur : ensuite il n’y a plus d’attache qu’à l’extrémité. Les apophyses épineuses sont courtes et coupées carrément. Alaqueue, qui est comprimée, elles alongent pendant que les transverses se raccourcissent et s’effacent même sur les deux tiers postérieurs. Il n’y en a que deux auxquelles s’attachent l’os des îles; en dessous il y a sous chaque art iculat ion un os en V,ou mieux cnl , dont l’apophyse prend un développement proportionne à celui de l’apophyse épineuse supérieure.

ARTICLE DEUXIÈME. — DES OS DE L’ÉPINE

Dans les sauriens ordinaires, l’atlas et l’axis ne paraissent point avoir de côtes; je n’en vois pas mêmeaux deux vertèbres suivantes; ensuite il y en ajusqu’au bassin, mais qui ne vont pas également au sternum comme nous le dirons bientôt. Toutes ces vertèbres ont la face postérieure du corps transversalement oblongue, convexe, l'antérieure concave. Celles du cou, et les premières du dos ont des crêtes en dessous. Leurs apophyses épineuses varient beaucoup pour la hauteur; elles s’élèvent davantage dans les iguanes, dans les galéotes, qui ont des épines sur le dos, et dans le caméléon, dont le dos est tranchant. Celles de la queue s’alongent encore davantage dans les basilics et les istiures, où elles soutiennent une crête. Il y a toujours des os en Y sous les articulations de celles de la queue, dont les apophyses transverses sont aussi en rapport avec la grosseur de cette partie.

Dans les vrais serpents, les vertèbres forment à elles seules presque tout le squelette; elles ont, à peu de chose près, la même figure depuis la tète jusqu’à la queue; on y distingue très bien un corps, des apophyses articulaires épineuses et transverscs. Les corps s’unissent entre eux par une articulation en genou demi-sphérique, concave en avant et convexe en arrière ; le plan de la circonférence de la surface articulaire est oblique d’avant en arrière. f Les apophyses épineuses généralement longues et aplaties s’unissent en arrière à l’apophyse articulaire par une crête qui la couvre en partie. Les apophyses articulaires sont doubles ; les unes, extérieures, représentent les apophyses articulaires ordinaires à facettes horizontales, les secondes intérieures sont situées à la base de l’apophyse épineuse. Ces apophyses sont agencées de manière qu’il résulte, comme pour les vertèbres lombaires de certains édentés, que deux vertèbres sont articulées entre elles par un double tenon entrant dans une double mortaise. La seule différence, c’est que les facettes du tenon et de la mortaise supérieure sont continues et forment entre elles un angle aigu. Ces facettes, sans comprendre celles du corps, sont également au nombre de douze pour chaque vertèbre; cet arrangement rend très difficile les mouvements verticaux de l’épine, tandis qu’il permet au contraire très bien les mouvements horizontaux.

Les véritables apophyses transverses sont généralement très-courtes et ne se manifestent guère que par un t ubercule qui offre deux facettes à l’articulation de la cèle. Mais l’apophyse articulaire externe antérieure se prolonge en une pointe assez longue qui en tient lieu. Ces apophyses transverses sont très longues et généralement inclinées vers le bas aux vertèbres caudales; elles sont même doubles dans les quatre ou cinq premières, fresque tous les serpents montrent à la face

inférieure du corps de la vertèbre une ligne saillante qui devient quelquefois une crête, et qui se termine fort souvent en arrière par une épine très saillante, plus ou moins inclinée vers la queue. Dans quelques genres, les crotales, par exemple, celte épine est même plus longue que l’apophyse épineuse supérieure; et lorsqu elle existe à la queue, elle est presque toujours double.

La disposition des apophyses articulaires décrites ci-dessus, n’a pas lieu pour les anguis, ni pour les cécilies; chez ces animaux, elle est semblable à celle des lézards. Dans quelques genres, les amphisbènes, les eryx et les rouleaux, il n y a presque point de trace d’apophyses épineuses ni supérieures ni inférieures; mais dans les hydres, les unes et les autres sont extrêmement longues.

Les batraciens offrent entre eux de bien grandes différences relativement au nombre de leurs vertèbres.

Ceux qui n’ont point de queue, c’est-à-dire les grenouilles, ont généralement neuf vertèbres à corps concave en avant etconvexe en arrière dans l’état adulte, toutes pourvues, excepté l’atlas, qui offre en avant deux facettes pour les deux condyles occipitaux, d’apophyses transverses très longues, surtout les troisième, quatrième et neuvième; c’est à celte dernière, dont la forme est assez semblable à un fer de hache, et qui est un véritable sacrum , que se suspendent les os des îles. A la suite de cette verlèbre, il n’y a qu’un os long et comprimé qui s’articule par deux facettes avec elle, et qu’on peut considérer comme une seconde vertèbre sacrée, puisqu’il ne dépasse point le bassin; ou comme un coccyx, si l’on veut absolument que des vertèbres sacrées ne puissent pas être mobiles les unes sur les autres. Cet os est surmonté d’une crête cartilagineuse dans la base de laquelle le canal vertébral se termine. Ces vertèbres intermédiaires ont des apophyses épineuses, courtes, et des articulaires presque horizontales.

Dans le pipa et le dactylèlre, la seconde et la troisième verlèbre ont des apophyses transverses si longues qu’elles ressemblent à des côtes, et le sacrum si large et si évasé que son bord externe a une longueur presque double de la distance de ce bord au corps de l’os.

Ces animaux ne portent point de côtes, et le corps de la vertèbre ne présente ni crête ni épine inférieure.

Dans les batraciens à queue, les uns, comme les salamandres, ont quatre extrémités et de petites côtes qui se prolongent même au-delà du bassin; les autres, comme les sirènes, n’ont que deux extrémités antérieures et très peu de côtes.

Les salamandres n’ont pour toute apophyse épineuse qu’un petit tubercule en arrière, entre les apophyses articulaires. Celles-ci sont larges, écar-

TROISIÈME LEÇON. - DES OS ET DES MUSCLES DU TRONC

tées l’une de l’autre; le corps, cylindrique, rélréci dans son milieu, a, dans le jeune âge, ses deux faces arliculaires creuses comme les poissons; la cavité qui résulte de ces creux est remplie d’une substance plus ou moins solide, qui s’ossifie dans quelques salamandres terrestres, mais de manière à ne se souder qu’à la partie antérieure du corps, en sorte qu’au contraire des autres reptiles, c’est cette partie antérieure qui porte un tubercule saillant, et la postérieure une concavité.

Les apophyses transverses sont dirigées en arrière et divisées par un sillon à chacune de leurs faces, en sorte que leur extrémité a comme deux tubercules pour porter ceux dans lesquels se divise la base de la petite côte. Cette disposition se remarque surtout dans le menobranchus laieralis . Ce qu’il y a de remarquable, c’est que la vertèbre sacrée porte une côte plus forte que les autres à laquelle s’articule le bassin. Les trois ou quatre vertèbres qui suivent, portent encore des côtes qui diminuent de plus en plus. Bientôt les apophyses transverses disparaissent aussi. Dans le reste de la queue, qui en forme les deux tiers, les vertèbres portent une apophyse épineuse supérieure assez longue, dirigée en arrière, et une apophyse épineuse inférieure qui offre la même direction, et qui, de plus, est percée à sa base poulie passage de l’artère. Dans les espèces aquatiques, ces apophyses sont plus longues et la vertèbre est singulièrement aplatie dans le sens vertical. Les apophyses articulaires de ces vertèbres plates ne sont plus qu’une proéminence antérieure de l’an-

neau qui va s’articuler à un tubercule de l’arête postérieure de l’apophyse épineuse supérieure.

La sirène a des vertèbres distinctes de toutes celles que nous avons vues jusqu’ici ; toutes ses apophyses se prolongent en crête, de sorte qu’elles semblent en être hérissées. Les corps ont également les faces antérieures et postérieures creuses, leur crête épineuse se bifurque à moitié de la longueur, et ses branches vont se terminer sur l’apophyse articulaire postérieure. Ces apophyses antérieures et postérieures sont elles-mêmes réunies par une crête horizontale.

Les apophyses transverses se composent de deux crêtes, qui viennent se réunir postérieurement, l'une supérieure oblique naît au-dessous de l’apophyse antérieure, l’autre inférieure horizontale naît des côtés du corps, en sorte que l’arête formée par toutes ces crêtes présente à peu près celte figure ^ .

Une crête règne également à la face inférieure du corps de la vertèbre. Les huit premières vertèbres porLent seules de courtes côtes; les autres en sont absolument dépourvues. Les vertèbres de la queue, extrêmement aplaties dans le sens vertical, n’offrent plus que des vestiges de toutes les apophyses.

Dans Vamphiuma means les vertèbres sont presque en tout semblables à celles de la sirène ; l’apophyse épineuse se divise seulement un peu plus tard en deux crêtes ; il y a encore moins de côtes; je n’en vois que jusqu’à la sixième vertèbre. ]

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