‹ Leçons d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 55 sur 174 · QUI MEUVENT LE TRONC, ETC · texte numérisé non relu

QUI MEUVENT LE TRONC, ETC

suite. Ces fibres deviennent de plus en plus minces. Leur direction est presque parallèle à l’axe du corps de l’oiseau.

Il n’y a point de diaphragme dans les oiseaux.

Leur bas-ventre est recouvert de trois couches de musejes bien distinctes, toutes transversales ; mais leurs fibres ont des obliquités diverses.

L’analogue de l'oblique externe a ses fibres transverses. Il s’attache à la crête de l’os des îles, recouvre les prolongements du sternum, et s’insère à la seconde ou à la troisième côte. Son aponévrose postérieure est très mince : celle qui l’unit à celui du côté opposé est très forte.

L’analogue du petit oblique est entièrement charnu; il est un peu moins large que le précédent. Il s’attache au tranchant postérieur de la dernière côte, et s’insère au tranchant antérieur de l’iléon.

L’analogue du transverse forme la troisième couche. Ses fibres transverses sont un peu séparées entre elles, et comme par faisceaux ; il a les mêmes attaches que les précédents.

Il n’y a ni muscles droits , ni pyramidaux.

D. Dans les reptiles.

Dans les grenouilles , qui sont'privées de côtes, et dans les tortues , chez lesquelles ces os sont immobiles, les muscles qui doivent s’y attacher se portent sur d’autres parties.

Ainsi, dans les tortues , dont le plastron tient lieu des muscles abdominaux, ceux-ci se portent sur le bassin qu’ils meuvent.

En général, on peut faire pour ces animaux cette observation très remarquable, que les formes si singulières des muscles et des os semblent être dépendantes l’une de l’autre. En effet, les muscles n’étant pas situés au-dessus des os, ne les ont pas modelés, pour ainsi dire; et l’immobilité de ces derniers, en dénaturant la forme du tronc, a donné à ces muscles d’autres figures, d’autres usages.

[Dans les crocodiles , il n’y a point de petits dentelés, le grand oblique se termine par une aponévrose qui recouvre les muscles de l’épine; le petit oblique et le Iransvcrsc existent; les intercostaux des côtes venlrales peuvent être considérés comme le muscle droit de l’abdomen, dont les côtes ne seraient que les digitations ossifiées; le pyramidal est fort grand : mais ce que cet animal offre de particulier, c’est que l’iscbio-coccygien fournit une lame musculaire large qui va s’attacher à cinq ou six côtes ventrales par autant de digitations.

Sir Everard Home a fait connaître, dans ses leçons d’anatomie comparée, les muscles des côtes d’un boa; il en compte cinq qui portent les côtes en avant. Nous décrirons ceux de la couleuvre à

TROISIÈME LEÇON. — DES OS ET DES MUSCLES DU TRONC

collier, qui offrent, à ce qu’il parait, quelques différences.

Les transversaux-costiens , qui, de l’apophyse transverse de chaque vertèbre, se rendent à la côte suivante, au quart environ de sa longueur.

Les grands intercostaux latéraux occupent le flanc du tronc; ils naissent derrière les attaches des précédents, passent obliquement par-dessus quatre côtes, en leur envoyant cependant quelques fibres, et s’insèrent à la cinquième suivante.

Les grands intercostaux inférieurs prennent naissance au-dessous des précédents, et se comportent de même; seulement ils sont plus longitudinaux, et occupent un espace moindre sur la longueur de la côte.

Les petits intercostaux sont placés entre les deux précédents, et vont d’une côte à la suivante. Sous ces muscles on trouve en outre les intercostaux ordinaires divisés en deux plans.

A la face interne se trouve un Iransverso-costien inférieur ; il naît de l’angle du tubercule qui donne attache à la côte, se porte obliquement en avant en passant par-dessus trois côtes, et s’insère à la quatrième, à peu près sous le milieu de sa longueur.

Les côtes donnent également attache à des faisceaux musculaires qui vont se fixer à la peau ; les uns naissent du même point que les grands intercostaux latéraux ; ils se portent d’avant en arrière et de haut en bas, et vont se fixer, en s’élargissant eu éventail, à côté des plaques ventrales; les autres partent du bas de la côte, vis-à-vis du point où se fixe le long intercostal inférieur; ils se portent d’arrière en avant à l’angle de la plaque ventrale, à trois côtes environ au-dessus. Ces mêmes côtes donnent intérieurement attache à un muscle viscéral que nous verrons plus tard. ]

Les muscles du bas-ventre de la grenouille n’offrent aucune particularité, si ce n’est que la peau n’est point adhérente à leur surface, et qu’au lieu de s’attacher aux côtes, ils sont unis au sternum par de fortes aponévroses.

On peuL faire la même observation sur les salamandres. Ce qu’elles présentent de particulier est la grandeur du grand oblique, dans lequel se confondent tous les autres muscles.

E. Dans les poissons.

[ L’espace compris entre les côtes et la ligne médiane est occupé, comme la région de l’épine, par des muscles à fibres courtes et obliques, à intersections aponévrotiques, qui ne peuvent être séparés l’un de l’autre, non plus que de ceux de l’épine, et qu’on ne distingue que par une très légère différence dans la direction de leurs fibres; le supérieur , qui peut être considéré comme le grand oblique, sc termine à la pointe inférieure

des côtes; il s’attache aux os de l’épaule : l'inférieur, qui représente sans doute le droit abdominal, est divisé par autant de ra pliés qu’il y a de côtes : il va se fixer à la pointe des os huméraux, tout-à-fait sous la gorge, et donne en passant des attaches à l’os furculairc, et aux os qui supportent la nageoire ventrale. Entre cette nageoire et l’anale on trouve aussi le ruban musculaire que nous avons vu exister entre les nageoires dorsales; mais il doit être considéré comme un rcleveur des rayons de ces nageoires. ]

ARTICLE V

DES MOUVEMENTS DE EX TETE SUR l’ÉPINE.

Nous devons considérer la tète sous deux aspects :

1° Comme une cavité osseuse compliquée, qui contient et protège le cerveau et les principaux organes des sens, qui laisse passer des nerfs et des vaisseaux, et dont les deux mâchoires font partie ; c’est ce que nous ferons dans la seconde et la troisième partie de ce cours.

2“ Comme une masse plus ou moins pesante, articulée avec le cou, et qui peut être mue sur lui en différents sens, qui forme ainsi une sorte de continuation de l’épine, dilatée et augmentée de divers appendices : c’est sous ce dernier rapport qu’elle va nous occuper ici ; nous n’en traiterons que comme d’une masse pesante, mobile, et dont les mouvements déterminés par son articulation, limités par ses ligaments, sont produits par divers muscles: faisant abstraction pour le moment, et de sa division en os plus ou moins nombreux selon les différents âges, et des innombrables organes que renferment les cavités, objets qui feront par la suite la matière de leçons importantes et étendues.

A. Dans l’homme.

La tète de l’homme est composée de deux parties : une boite ovale, nommée crâne, dont le dessus et les côtés sont presque également convexes, et dont la face inférieure est plus plane, et monte obliquement d’arrière en avant, le corps étant supposé vertical. Sous la portion antérieure de cette dernière, est située la seconde partie de la tête qu’on nomme la face; sa forme est presque celle d’un prisme ou d’un demi-cylindre dont la base, où est le palais, serait une parabole; elle est traversée directement d’avant en arrière par le canal des narines, et s’élargit vers le haut, en devant, pour fournir la place des cavités coniques

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