‹ Leçons d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 61 sur 174 · C. Dans les oiseaux · texte numérisé non relu

C. Dans les oiseaux

L épaule des oiseaux est composée de trois os : l'omoplate, du côté du dos; la clavicule ou fourchette et le coraeoïdien du côté opposé. Ces deux derniers os donnent à leur aile un double appui proportionné aux efforts qu’exige le vol.

On a longtemps considéré comme leur clavicule l’os que je nomme coraeoïdien. C’est un os choit, large, aplali d’avant eu arrière, qui s’insère

inférieurement par une tête large et comme tranchante dans une fossette correspondante au côté du bord antérieur du sternum, où il a peu de mouvement. Il se porte en avant et un peu de côté, et son extrémité supérieure s’élargit pour se diviser en deux apophyses : l’une antérieure ou inférieure et plus longue, prête appui à l’extrémité delà fourchette; l’autre, postérieure ou supérieure et externe, s’articule avec l’omoplate, et forme avec elle une fossette dans laquelle est reçue la tête de l’humérus.

La fourchette ou l'os furculairc, que je nomme maintenant clavicule, est impaire et commune aux deux épaules; sa forme est celle d’un demi-cercle, d’une parabole, ou d’un V dontla pointe est dirigée en arrière, et se lie quelquefois h la quille du sternum; ses branches ont en outre une courbure vers le dehors; près de leurs extrémités elles appuient contre la face interne des têtes humérales des deux coracoïdiens, que l’élasticité de la fourchette empêche de se rapprocher dans les mouvements violents du vol; la pointede la fourchette se prolonge un peu au-delà, pour joindre une apophyse interne de la tète de l’omoplate.

L 'omoplate est alongéc dans le sens qui est parallèle à l’épine, et très étroite dans le sens opposé, souvent pointue mais quelquefois tronquée posterieurement, toujours plate, sans épine. La tête, ou l’extrémité humérale, devient plus épaisse pour s’unir au coraeoïdien. En dehors est la portion de la facette que ces os présentent en commun à la tête de l’humérus; au bord dorsal, tout près de la tète, est une petite pointe, seul vestige d’acromion, etqui répond à l’extrémité de la fourchette; cependant ces trois os, dans leur réunion, laissent entre eux un petit intervalle cerné de toutes parts, où nous verrons que passe un tendon remarquable.

Je me suis déterminé à regarder le premier des os que je viens de décrire comme un grand développement du noyau qui devient dans les mammifères l’apophyse coracoïde, et à considérer au contraire la fourchette comme une réunion de deux clavicules, parce que le premier finit souvent par se souder à l’omoplate, parce qu’il occupe, par rapport, aux deux autres, la position qu’occuperait l’apophyse coracoïde, tandis que la fourchette s’attache par sa pointe au seul acromion qu’ait l’omoplate; enfin, parce que les muscles qui s’attachent à ces deux os répondent à ceux des os correspondants des mammilères; il est certain aussi que la fourchette commence par deux noyaux osseux, un de chaque côté. Je vois au reste que cette détermination a été généralement adoptée.

Les différences de vigueur et de force des coracoïdiens, d’élasticité et de tension de la fourchette, ainsi que les appuis qu’elle prend à la quille du sternum, sont en rapport sensible avec la force du vol de chaque oiseau.

QUATRIEME LEÇON. — DU MEMBRE PECTORAL

Les oiseaux de proie diurnes ont une fourchette très forte, dont les branches sont courbées; leur convexité est en avant, et l’angle de leur réunion est arrondi cl éloigné du sternum. Elle est surtout remarquable dans les vautours , les aigles, les milans, les buses, où elle est en demi-cercle et très vigoureuse, principalement à ses exlrémilés. Les faucons ne l’ont qu’en demi-ovale.

Dans les oiseaux de proie nocturnes, elle est en angle très ouvert et assez faible.

Le secrétaire l’a articulée par une lame comprimée avec le bord antérieur delà quille du sternum.

Les passereaux ordinaires, pies-griùclies, merles , moineaux, corbeaux, becs fins, et même les hirondelles proprement dites, l’ont parabolique et augmentée dans le bas d’une lame comprimée verticalement, qui se lie plus ou moins au bord antérieur de la crête du sternum.

Les martinets, les engoulevents, les voiliers l’ont plus approchante du demi-cercle; libre dans les colibris, elle est très grêle et a une petite pointe dans le bas. La huppe n’a pas de lame inférieure; le martin-pêcheur non plus ; mais il y en a une grande à chaque extrémité de ses branches. Le ■mainate a quelque chose d’approchant.

Le coucou a l’angle inférieur articulé avec -la pointe de la crête sternale.

Les perroquets ont la fourchette faible : la convexité des branches est en dehors. L’angle formé par leur rencontre est obtus et distant du sternum.

Les gallinacés l’ont presque parabolique, ou même en Y. L’angle est prolongé en une lame aplatie latéralement, d’où part un ligament qui va atteindre la quille du sternum, laquelle est très basse dans ces oiseaux, par conséquent assez éloignée en arrière.

Les canards, les harles, les fumants, ont une fourchette conformée comme celle des oiseaux de proie.

Dans les hérons et le cormoran, l’angle de la fourchette s’articule avec le sommet de la quille du sternum; il est soudé avec cet os dans les grues, les cigognes, 1 ejabiru et dans le pélican.

Dans les autruches il n’y a point de fourchette; le nandou a la pointe acromiale plus prononcée que dans les oiseaux à clavicule. Cette pointe s’étend davantage dans les casoars; enfin, dans les autruches elle est aussi prolongée que le coracoïdicn, auquel elle se soude par sou extrémité inférieure en laissant entre elle et lui un grand trou. Le casoar de la Nouvelle-Hollande a, couchée sur son acromion, une petite clavicule, qui ne se réunit point à celle du eùlé opposé.

On voit que la fourchette est d’autant plus libre, plus forte et plus élastique, que l’oiseau vole mieux, et que les fonctions de ccl os sont plus nécessaires. Quant aux oiseaux qui ne volent point

du tout, il y est à peu près réduit à rien, ou du moins il est hors d’état d’écarter, par sa résistance, les têtes des coracoïdiens; il n’y en a plus qu’un rudiment. Le coracoïdicn lui-même a, dans les oiseaux, des formes en rapport avec la vigueur de l’aile qu’il doit soutenir.

D. Dans les reptiles.

Dans l’obligation singulière où était la nature de mettre les os de l’épaule et du bassin des tortues nu-dedans du tronc et d’y attacher leurs muscles, elle semble s’être efforcée cependant de s’écarter le moins possible du plan sur lequel ces parties sont construites dans les ovipares. La fossette articulaire de l’humérus est formée par deux os, l’un antérieur, qui va de l’épine à l’humérus, l’autre postérieur qui se porte obliquement en arrière et dont l’extrémité demeure libre dans les chairs. Le premier a deux branches cylindriques faisant ensemble un angle plus ou moins ouvert, l’une qui monte, s’attache par un ligament sous la dilatation de la deuxième côte, mais en avant du vestige .de la première, dont il ne reste que la tête articulée sous la seconde, comme nous l’avons dit. L’autre branche descend se fixer à la face inLerne du sternum, vers l’angle de sa pièce impaire. Le deuxième os s’aplatit en arrière et y est plus ou moins dilaté et différemment configuré selon les sous-genres * : ce dernier, d’après sa position et les muscles qui s’y attachent, est manifestement le coracoïdien; le premier, par sa branche montante, quelque singulière qu’en soit la forme, représente certainement l 'omoplate; sa branche descendante est son acromion; je n’ai pas vu qu’elle soit régulièrement séparée de l’autre, ce qui me fait douter que la tortue ait une clavicule. Elle n’a pas non plus de sur-scapulaire, à moins qu’on ne veuille donner ce nom à un petit grain qui se trouve quelquefois dans le ligament supérieur.

Les autres quadrupèdes ovipax'es ont aussi la . cavité glénoïde qui reçoit la têie de l’humérus, formée par le concours de deux os, qui se reconnaissent plus aisément pour l’omoplate et le coracoïdien. La clavicule y intervient quelquefois aussi, au moins par une épiphyse.

L’omoplate est divisée en deux parties : une dorsale et une humérale, ordinairement rétrécie un peu avanL l’articulation eu une sorte de col.

La partie dorsale, que j’appelle sur-scapulaire, s’articule avec l’humérale par simple harmonie, ce qui lui laisse du mouvement; elle s’ossifie en partie et conserve elle-même une portion cartilagineuse comme dans beaucoup de mammifères, en sorte que c’est à tort qu’on a prétendu la donner

* Voyez Ossements fossiles, Y. 2° part., planche XII,

fig. x à 5.

ARTICLE DEUXIÈME. — DES OS DE L’ÉPAULE

tout entière pour l’analogue de cette partie cartilagineuse.

Dans les crocodiles et les sauriens, la partie humérale ou scapulaire s’articule seulement au coracoïdien pour former la fossette humérale; mais les têtes de ces deux os se joignent encore sur une certaine étendue. Le coracoïdien va de son autre extrémités’articuler avec le côté du sternum, mais il y a dans les sauriens, entre sa portion osseuse et le sternum, une portion cartilagineuse ou tardivement ossifiée qui en diffère autant que le surscapulaire, et que j’appelle âpi-coraco'idien. A celte omoplate et ce coracoïdien, se joint presque toujours une clavicule qui va de la pointe antérieure cl u sternum à l’omoplate, sans s’unir, comme dans les oiseaux, avec celle de l’autre côté pour former une fourchette ; celte clavicule elle-même prend quelquefois part à la fossette articulaire; cela se voit notamment dans les grenouilles.

Les principales différences des épaules des reptiles tiennent à la largeur de l’omoplate et du coracoïdien, et à la variété des apophyses par lesquelles l’omoplate s’attache à la clavicule, et le coracoïdien à l’épi-coracoïdien.

La plus simple de ces épaules est celle du crocodile; son omoplate est étroite, un peu courbée au col, et un peu dilatée en avant de la fosse humérale pour continuer son union avec le coracoïdien : son sur-scapulaire, peu considérable, demeure cartilagineux et presque membraneux. Le coracoïdien est presque une contre-épreuve de l’omoplate, et a vers son extrémité sternale à peu près la même forme qu’elle a à son côté dorsal; il va se joindre immédiatement au côté du rhomboïde cartilagineux du sternum. Il n’y a ni clavicule, ni épi-coracoïdien.

L’épaule du caméléon est tout aussi simple, mais son coracoïdien est plus court et presque carré; il s’unit de même au sternum.

Le grand nombre des sauriens a l’épaulé plus . compliquée.

Nous avons vu que le sternum y a en avant une pièce osseuse en forme de T, ou de flèche, ou de croix. La clavicule s’attache dans les deux premiers cas ( monitors, iguanes), au-devant de la branche de chaque côté; dans le troisième ( lézards , scinques) à la pointe de la croix : celte clavicule se prolonge pour attacher son extrémité externe h 1 angle dorsal antérieur du scapulaire, quelquefois même, comme dans le scinquc et le lézard, jusqu au bord antérieur du sur-scapulaire. Quand clic ne s’attache qu’à la pointe de la croix, elle est coudée, et a sa branche sternale plus large, et quelquefois percée d’un trou. Le coracoïdien est très large, et des échancrures y forment des branches le long desquelles s’étend un épi-coracoïdien plus ou moins en figure de croissant; le scapulaire lui-même a dans Y iguane, le porle-crûle, Yophryesso

une apophyse ou branche semblable, et l’épi-coracoïdien s’étend jusque-là. Ces lames épi-coracoïdiennes s’unissent à tout le côté de la pièce osseuse, et au bord antérieur du rhomboïde cartilagineux du sternum. Souvent elles se croisent en partie au-dessus du sternum.

Dans les sheltopusick , ophisaures et orvets, quoiqu’il n’y ait point du tout de bras, il existe une épaule et un sternum sur le plan des sauriens, une clavicule courbée qui, cependant, ne s’attache pas à l’os en T du sternum, un scapulaire cartilagineux , un coracoïdien en forme de hache, avec un épi-coracoïdien, et seulement un trou ovale entre deux; c’est l’épi-coracoïdien qui s’attache au-devant de l’os sternal.

Dans les grenouilles, crapauds, etc. (le grand genre rana, Linn.), les trois os concourent à la formation de la cavité articulaire pour l’humérus ; le scapulaire, qui a au-dessus de lui un grand sur-scapulaire très ossifié, cl surmonté cependant d’une expansion cartilagineuse, après avoir fourni sa facette à la fosse, se bifurque eu deux apophyses ; une inférieure ou externe plus large, qui s’articule aveclaclavicule ; une supérieure ou interne plus étroite, qui s’articule avec le coracoïdien au bord antérieur de la facette qu’il donne à la fosse; mais la clavicule s’articule aussi à ce bord de la facette et au-dessous de l’omoplale; c’est à cet endroit même qu’elle concourt à former la cavité.

11 faut remarquer cependant que cette portion delà clavicule est séparée, dans le jeune âge, du reste de l’os par une suture, et M. Dugez la regarde comme analogue au grain qui se voit dans la fosse glénoïde de l’omoplate de certains quadrupèdes, au-dessous du coracoïdien. Ce qui, du reste, n’est pas moins certain, c’est qu’il y a une autre épiphyse à l’angle antérieur de l’apophyse claviculaire de l’omoplate.

La clavicule est dilatée du côté de l’omoplate. Son corps va vers la ligne moyenne rencontrer celle du côté opposé. Le coracoïdien en fait autant; il marche également vers la ligne moyenne et y trouve celui de l’autre côté. C’est dans la manière dont se fait celte jonction que les sous-genres diffèrent le plus.

Dans le squelette, la cavité glénoïde a dans le fond un trou demeuré entre les deux apophyses de l’omoplaie.

Dans les vraies grenouilles, le coracoïdien est assezdilalé vers le sternum, pour y toucher la clavicule, laissant ainsi entre elle et lui, dans le squelette, un grand trou ovale. Tous deux se joignent a un cartilage inter-articulaire, très étroit, qui les sépare de leurs semblables de l’autre côté, et que l’on peut regarder comme la partie moyenne du sternum, ayant encore en devant et en arrière des pièces osseuses. Celte partie mince

QUATRIÈME LEÇON. — DU MEMBRE PECTORAL

s’ossifie aussi dans les vieux individus des grandes espèces.

Dans les crapauds et la plupart de leurs subdivisions, la clavicule et le coracoïdien ne se touchent pas vers la ligne moyenne; ils s’écartent même, parce que la clavicule est arquée, mais une lame cartilagineuse va de l’une à l’autre, et cerne, de ce côté, le trou qu’ils interceptent : la lame d’un côté croise sur celle de l’autre, et remplace ainsi la partie moyenne du sternum.

Dans le pipa, cette partie moyenne est en quelque sorte formée par le rapprochement et l’union de ces deux lames.

L’épaule de la salamandre, pour sa partie osseuse, ne forme, dans l’adulte, qu’une seule pièce, qui reçoit dans une fossette la tète de l’humérus. On y distingue cependant la partie scapulaire, en forme de hache, et la partie cléido-coracoïdicnnc, en forme de demi-cercle, où il n’y a qu’un petit trou pour marquer la limite des deux os : ils sont entourés d’une large expansion cartilagineuse qui croise sur celle de l’autre côté, comme dans les crapauds. Le sur-scapulaire est entièrement cartilagineux.

La même disposition a lieu dans les autres batraciens urodèles, mcnobranchus, menopoma, amphiuma, proleus et sirène ; les parties ossifiées s’y réduisent de plus en plus.

Nota. Comme le membre pectoral des poissons ne peut être comparé qu’avec quelque doute à celui des autres animaux vertébrés, nous avons cru devoir en traiter particulièrement et dans son ensemble; ce' sera l’objet d’un article à la fin de

cette leçon.

ARTICLE III

DES MUSCLES DE L’ÉrAULE.

A. Dans l’homme.

L’épaule de l’homme est mue par plusieurs muscles, et en reçoit quatre sortes de mouvements principaux qui souvenbse combinent : elle se porte vers le devant de la poitrine, ou bien elle est ramenée en sens contraire, on dit alors que le corps s’efface; ou bien les épaules sont tirées en bas et maintenues abaissées, et l’on dit que le cou est dégagé; enfin elles sont portées vers la tête ou relevées, c’est ce qu’on appelle vulgairement engoncer.

Ces muscles sont au nombre de huit, et occupent, les uns la région dorsale, les autres les côtés et le devant du cou et de la poitrine. Les six premiers appartiennent plus spécialement à l’o-

moplate, saul le trapèze, qui va aussi à la clavicule; les deux derniers n’agissent que sur la clavicule, et il y en a deux, le sixième etle huitième, dont l’acLion sur l’épaule estde peu d’importance. Nous allons les décrire en abrégé, en commençant par les plus profonds.

1° Le grand dentelé (scapulo-coslicn) est attaché à la lace interne de l’omoplatcprès de son bord spinal, et s’épanouit pour se fixer par des digitations a la face externe des côtes, depuis la première jusqu’à la neuvième. Par ses digitations inférieures, ce muscle attire l’épaule en bas en même temps qu’il la ramène en devant; par la contraction des digitations supérieures, il la porte en haut, ou vers la tête; enfin, par l’action des digitations moyennes, il maintient fixement l’épaule en avant.

2° Le dentelé antérieur qu’on nomme aussi petit pectoral (costo-coracoïdien) lient d’une part à l’apophyse coracoïde, et de l’autre s’attache en descendant par trois digitations à la face antérieure des côtes depuis la troisième jusqu’à la cinquième. L’obliquité des fibres de ce muscle détermine l’abaissement de l’angle huméral de l’omoplate, en même temps qu’elle attire l’épaule en devant.

5° Le releveur, ou l'angulaire de l’omoplate (trachélo-scapulien) est attaché à l’angle postérieur supérieur de l’omoplate. 11 se porte vers le cou, où il s’attache par des languettes sur les apophyses transverses des vertèbres, depuis la seconde jusqu’à la cinquième. Il relève l’omoplate eu arrière, en abaissant un peu l’angle huméral, cet os faisant alors une espèce de bascule.

4° Le rhomboïde (dorso-scapulien) s’attache aux apophyses épineuses de la cinquième, de la sixième et de la septième vertèbre cervicale et aux trois premières dorsales; il se porte en dehors, en descendant, et se fixe sur le tranchant de l’épine de l’omoplate, qu’il porte en arrière en même temps qu’il la relève un peu.

5° Le trapèze ou cuculaire (dorso-sus-acromien) recouvre le précédent et plusieurs autres, car il a une grande étendue; ses attaches sont d’une part à l’arcade occipitale et à toutes les apophyses épineuses, tant cervicales que dorsales; et de l’autre, sur toute la longueur de l’épine de l’omoplate et sur une partie de la clavicule. Ses fibres supérieures descendent; les inférieures montent obliquement, et il agit en sens opposé dans les contractions partielles, comme le grand dentelé; en effet, sa partie supérieure relève l’épaule, sa portion moyenne la porte en arrière, et l’inférieure l’abaisse. Quand l’épaule cl le dos sont fixés, il agit sur la tète cl la porte puissamment en arrière.

G» Vomo-hijoïdien ou coraco-hgoïdien (scapulohyoïdien), muscle étroit et long, s’étend du bord supérieur de l’omoplate près du bec coracoïde, jusqu’à la base et aux grandes cornes de l’hyoïde;

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