ARTICLE CINQUIÈME. — DES MUSCLES DU BRAS
un peu à celui tle la taupe: ce sont les martinets et les colibris. Dans le martinet, la tubérosité interne se termine par un crochet recourbé en arrière, et la crête externe par deux pointes, dont une est fortement dirigée en avant : il résulte de là une épaisseur considérable pour 1 attache des muscles. Sa longueur est à peu près moitié de celle de l’omoplate.
L’humérus des colibris ressemble presque en tout à celui des martinets; il est peut-être encore plus court, plus large, et approche de la (orme carrée. On aperçoit à son condyle externe un grain osseux qui ressemble à une épiphyse. ]
Quoique l'autruche ne vole point, son humérus est encore assez fort; il est courbé sur la convexité des côtes. Dans le casoar, ce n’est, pour ainsi dire, plus qu’un rudiment dont les formes sont peu précises.
D. Dans les reptiles.
L’humérus des tortues de mer a une forme tout à fait singulière : comme dans les oiseaux, il s’articule à la fois avec l’omoplate et le coracoïdien par une grosse tète de forme ovale, dont le grand diamètre est dans le sens de l’aplatissement de l’os. Au-dessus de cette grosse tète, s’élève une éminence considérable, qui, par sa courbure et ses fonctions, a des rapports avec l’olécrâne, apophyse qui manque ici à l’os de l’avant-bras. Audessous de la tête est une autre éminence moins saillante, mais plus âpre, qui donne aussi attache à des muscles, et qui tient lieu de petite tubérosité. Le reste du corps de l’os est aplati, plus étroit dans la partie moyenne, de sorte que la tête inférieure, au lieu d’être transversale, est tout à fait longitudinale.
[ Les tortues terrestres et les lacustres ont l’humérus un peu autrement fait : le plus grand diamètre de la tête supérieure est dans le sens de la longueur de l’os, et ses tubérosités projettent en arrière deux crêtes si fortes, que la gouttière bicipitale est fort semblable à la fosse olécranienne de l'humérus des ruminants. Au-dessous de ces crêtes l’os est arrondi, puis il s’aplatit latéralement, et se recourbe en avant, de sorte qu’il représente presque une S. ]
Dans le crocodile , l’os du bras est arrondi, mais un peu courbé sur sa longueur : cet os ressemble un peu à l’humérus des oiseaux; sa tête, au lieu d être arrondie, est plate; et sa tubérosité, qui est unique, est antérieure, en forme de crête, un peu contournée du côté interne.
Dans les autres lézards et dans les grenouilles, I humérus ne présente aucune particularité : il est en général plus droit que dans les crocodiles.
11 n y en a point dans les serpents , puisqu’ils sont privés de membres.
ARTICLE V