I. SITUATION, FORME, ETC. 3f
Dans le Colubcr rliombeatus on no voit de même aucun rudiment de second poumon.
La Couleuvre à collier a un petit poumon rudimcntaire sous l'origine du grand. Gelni-ci s'étend du cœur au-delà du foie. Le poumon rudimentaire a son embouchure dans le cône des cerceaux intra-pulmonaires. C'est aussi la même disposition dans le C. Austriacus, le Col. Cobella, etc. ; mais dans le C. Hippocrcpis l'embouchure du poumon rudimentaire est à côté et un peu à droite de ces cerceaux.
Beaucoup de couleuvres sont dans le même cas. Meckel affirme avoir trouvé un second poumon dans 07 espèces sur 49 (1). Mais il faut ajouter que ce second poumon est tellement petit, tellement rudimentaire, que relativement à la fonction de la respiration, ainsi que nous l'avons déjà observé, c'est comme s'il n'y en avait qu'un.
Je ne trouve aucune trace de second poumon dans le Trigonocépliale fer de lance , ni dans le Cenchris. L'unique sac pulmonaire ne se prolonge pas beaucoup audelà du cœur.
Les Vipères arietans , redi et berus n'en ont de même aucun vestige. Dans la première espèce, le poumon commence à o,i5 mètres au-devant du cœur, et se termine à 0,10 de l'anus, en conservant un grand développement.
Dans la vipère de redi, le poumon proprement dit, ou la partie du sac pulmonaire qui a un réseau , finit à o,55 mètres de la base du cœur. Son plus grand dia-
(1) Ot v. cit., t. vi, p. 258. Resterait à savoir quelles étaient ses déterminations spécifiques.
36 l. XXIXe LEÇON. ART. II. POUMONS DES VERTÉBRÉS.
mètre est vis-à-vis cette partie , où se réunissent les bases des deux cônes que forme en avant et en arrière la totalité du sac pulmonaire.
Mais il y a un rudiment de poumon gauche dans YAcantopliis torior , n'ayant que 0,012 mètres de long; tandis que le droit en a 0,270 mètres et s'étend jusque près de l'anus.
L'Hœmachates , dont on fait à présent une espèce de Naja,, et le Naja tripudians, ont aussi un rudiment de seconde poche pulmonaire , encore plus petite que dans le précédent.
Dans YElaps lemniscatus nous avons trouvé de même un très-petit rudiment de second poumon, dont l'embouchure est à côté du cône des cerceaux intra-pulmonaires, comme dans le Coluber kippocrepis. Le sac principal est fort long; il s'étend presque aussi loin que la longue cavité viscérale.
Le Bungarus cœrulevs nous a de même offert un rudiment de second poumon , situé à l'origine du sac principal, ayant aussi son embouchure à côté des cerceaux intra-pulmonaires. Le grand sac se prolonge très-loin dans la cavité viscérale.
Parmi les Hydres, ou les serpents de mer, aucun ne nous a montré de second poumon, même en rudiment. Mais la vessie unique, qui constitue cet organe dans cette famille naturelle, commence de très-bonne heure et s'étend jusqu'au fond de la cavité viscérale. Ses dimensions sont considérables en longueur; elles varient pour le diamètre.
Ainsi, dans le Disteyre, Lacep. , que M. Cuvier croit *Hre Ylîydrus Major (Règne animal, p. 97, note 5), je n'ai trouvé qu'un poumon formant un long sac, di-