‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 2)Chapitre 53 sur 141 · Les Ophidiens · texte numérisé non relu

Les Ophidiens

Ont généralement la trachée-artère extrêmement longue, composée d'anneaux incomplets, sauf dans quelques cas où les premiers sont entiers, cartilagineux ou fibreux , nombreux, rapprochés, minces et peu résistants. Elle y est ordinairement dérangée de sa position, de sorte ,qu 'il faut chercher du côté gauche et non dans sa face vertébrale sa partie membraneuse.

Au reste on peut dire qu'elle présente deux plans de composition dans les animaux de cet ordre. Les uns ont la trachée d'un diamètre médiocre, comprimée, mais appliquée par le côté contre la colonne vertébrale, ayant une extrémité de chaque anneau enroulée, et l'autre droite et rapprochée, de manière à cacher plus ou moins la partie membraneuse. Celle.- ci a sa paroi intérieure lisse. Dans ce type, il est toujours facile de préciser l'endroit où la trachée aboutit clans le poumon. Le plus grand nombre des ophidiens non venimeux est ainsi organisé.

Dans l'autre plan , la trachée a sa partie cartilagineuse étroite, et surtout sa partie membraneuse large et s'étendant rapidement pour former le sac pulmonaire. Elle ne tarde pas à en prendre la structure réticulée, celluleuse et vasculeuse. C'est en ayant en vue ce plan, d'après la vipère, les trigonocéphales, la couleuvre à collier, que nous avions dit, d'une manière trop générale ù la vérité, que,] dans les ophidiens, la trachée

94 XXIXe LEÇON. ART. II. POUMONS DES VERTEBRES.

présente un très-grand diamètre (t. iv , p. 024), et qu'elle est très-membraneuse, puisqu'elle n'a de cerceaux que dans le tiers inférieur de sa circonférence.

Nous' avions bien observé d'ailleurs, dans cette portion membraneuse, un réseau fin, blanc, opaque, qui se continue dans l'intérieur du poumon, etc. [ibid., page 026).

[Dans ce dernier plan, il est souvent difficile d'assigner la lin précise de la trachée et son insertion dans le poumon. Elle devient promptement bronche intrapulmonaire, parce que sa partie membraneuse ne tarde pas à prendre la structure et la forme du poumon. On y voit des ramifications nombreuses de l'artère carotide, ou même de l'artère pulmonaire, dont une branche considérable, dans les genres trigonocéphale, crotale, vipère, se distribue, comme nous le décrirons plus bas, dans toute cette partie du sac pulmonaire.

Il y a donc, dans ce dernier plan, une sorte de fusion entre la trachée et le sac pulmonaire, une transformation évidente de ce canal en poumon. Elle a lieu lorsque le poumon commence en avant du cœur.

Étudions à présent, par des exemples, les particularités que cette description ne comprend pas.

Parmi les an guis ., Y orvet a la trachée assez longue ; elle se divise vers la fin en deux bronches très-courtes, membraneuses , pour pénétrer dans chaque poumon au-delà de son sommet. Cette division de la trachée est plutôt intérieure qu'extérieure.

Ce canal est comprimé dans Yampliisbène fuligineux, et composé d'anneaux incomplets qui se replient en dedans par leur extrémité droite, contre la gauche qui reste plus droite et saillante f de sorte que la partie

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