‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 2)Chapitre 55 sur 141 · II. CANAUX AÉRIENS EXTÏi A -l'LLMONAIP.ES · texte numérisé non relu

II. CANAUX AÉRIENS EXTÏi A -l'LLMONAIP.ES

Dans le colubcr natrix il se voit dès le commencement de la trachée. Le principal cordon qui le forme est large , plat , élastique et très-distinct du réseau vasculaire.

Nous aurons plus de difficulté à décrire et à déterminer, dans la plupart des serpents venimeux, les limites de la trachée et du poumon; la partie membraneuse de la trachée y prenant, plus tôt, l'extension et la structure en réseau qui caractérise le sac pulmonaire des ophidiens.

C'est ce qui a lieu dans les Trigonocêphales* La partie membraneuse delà trachée, dans le T '. fer- de- lance ; forme d'abord une ligne étroite, à surface interne lisse; mais à 0,09m. de la glotte; cette partie devient réticulée, s'étend beaucoup et commence à constituer le sac pulmonaire. Ce réseau est encore plus avant , et conséquemment le sac pulmonaire, dans le T. cenchris.

Dans la vipère à courte queue , on voit des stries plus longitudinales que transversales dans la partie membraneuse de la trachée, qui appartiennent à ce tissu élastique, en réseau, caractérisant essentiellement le poumon; mais ce tissu est peu prononcé, et la fin de la trachée extra-pulmonaire, qui est à o,i5omm- de la glotte, se distingue mieux que dans l'espèce suivante. La trachée-artère, dans la vipère de Rédi, a tous ses anneaux incomplets ; sa partie membraneuse montre, de très-bonne heure, le commencement du réseau qui caractérise le sac pulmonaire.

Dans Vacant hop fus lortor, la trachée devient vésiculeuse dès le principe, par la grande extension de sa partie membraneuse; mais celle-ci reste lisse et sans réseau, jusqu'au poumon, dans une distance do 0.22 m.

98 XXIXe LEÇON. ART. II. POUMONS DES VERTEBRES.

- Le sepedon kœmachates , Merr (Naja, Schl : ) , a la trachée d'un très-gros calibre, et sa partie membraneuse lisse et sans réseau.

La trachée du naja tripudians est de même forme; elle a sa partie membraneuse plissée en long. Ici le poumon ne commence plus avant le cœur. Il en est de même dans Yelaps lemnlscatus , dont la trachée est longue et ne s'introduit dans le sac pulmonaire qu'au-delà du cœur. Dans le bungariis cœruleus 9 elle s'étend jusque visà-vis la pointe du cœur.

'Vhydropkis schistosus a des anneaux complets dans une longueur de 0,22 m. de sa trachée. Dès que ce canal montre une partie membraneuse, on peut dire qu'il devient intra-pulmonaire ; cette partie étant réticulée et profondément celluleuse. Dans la pelamide bicolore la trachée membraneuse et réticulée, étant à la fois cartilagineuse., se confond avec le poumon, qui commence ainsi, avant le cœur, et n'a point, en avant, de limites précises; de même que chez les trigonocé plia les, les vipères et le genre précédent. ]

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