III. STIVL'CTLflE DES roUloîSS» j^J
cette bronche est percée, pour suivre sa direction d'avant en arrière.
Les canaux du second ordre, ou des premières divisions de la bronche, sont tapissés par une membrane de même aspect; mais ici la direction des liiets élastiques est plus irrégulière ou plus variée, par suite du grand nombre d'orihees des canaux du troisième ordre, ou des canaux respirants, dont chaque bronche secondaire est percée irrégulièrement.
Dans plusieurs, entre autres dans le canal qui répond au troisième orilice, qui longe la face vertébrale du poumon, ces faisceaux sont plus larges, et jaunâtres, comme s'ils étaient musculeux. Les canaux secondaires ont d'ailleurs la même direction que dans les autres oiseaux. Les embouchures des canaux tertiaires dont ils sont percés, sont assez souvent multipliées, c'est-à-dire qu'une seule donne immédiatement, et à la fois, dans plusieurs de ces canaux.
Les canaux tertiaires, caractérisés par un diamètre plus petit, ont leurs parois percées des embouchures de canaux de quatrième grandeur; et ceux-ci ont leurs parois interrompues par les communications qui existent entre les uns et les autres.
Les canaux de troisième et de quatrième grandeur, sont des canaux respirants. Le réseau dont le cordon est du tissu élastique intercepte ici des mailles qui sont fermées par une membrane très-mince.
C'est dans les intervalles de tous ces canaux, que se ramiiientles vaisseaux sanguins.
Les tubes, ou les canaux du troisième ordre, m'ont paru semblables à ceux des autres oiseaux, par l'aspect réticulé de leurs parois.
125 XXIXe LEÇON. ART. II. POOIONS DES VETITÊBKÉS.
Mais clans les canaux du quatrième ordre, ou les plus petites divisions delà bronche, l'aspect m'a semblé différent. Ces parois sont très-résistantes. La coupe transversale de ces canaux montre leurs nombreux orifices béants et ronds. La coupe longitudinale de ces mêmes canaux fait voir une certaine étendue de leur tube, dont l'intérieur a comme des cerceaux réguliers , formés par l£s fils transverses élastiques, distants, presque parallèles, qui ceignent ces tubes aériens, et font saillie dans l'intérieur de leurs parois. Ils rendentmême leur coupe comme frangée, tant ils sont résistants; et m'ont paru tenir à un cordon plat, longitudinal, qui est commun à deux de ces canaux rapprochés.
La membrane qui remplit l'intervalle d'un filet a l'autre , pour compléter la paroi , et qui les recouvre probablement, est extrêmement mince et transparente.
Le réseau des vaisseaux sanguins se développe entre tous ces canaux, et constitue, avec très-peu de de tissu cellulaire, le parenchyme du poumon. La direction de ces canaux est variable suivant les parties du poumon.
Dans une coupe horizontale d'un lobe postérieur, cette direction était verticale dans la partie externe de la coupe , et transversale dans sa partie la plus rapprochée de la ligne médiane.
Aucun de ces tubes ne se termine en cœcum , ou en cul-de-sac. Ils communiquent les uns dans les autres dans l'épaisseur du tissu pulmonaire , et viennent s'ouvrir à sa surface.
Du côté costal et vertébral, leurs terminaisons n'y sont recouvertes que par du tissu cellulaire.
Les parois des canaux tertiaires qui aboutissent à