XXIX8 LEÇON. ART. II. POUMONS DES VERTÉBRÉS
ckéloncs que dans les tortues de terre. C'est une ressemblance , ou du moins une analogie évidente , nous ne pouvons nous empêcher de le faire remarquer, avec ce que nousavonsobservédanslesmammifères aquatiques; quoique, dans les tortues , le but de cette organisation, relativement à l'embarras de la circulation pulmonaire, durant la submersion des vertébrés à double circulation, n'existe pas. ]
Les ouvertures de la bronche , que nous avons dit être au nombre de dix à douze , dans la tortue grecque , communiquent dans autant de poches séparées dont les parois sont composées de même de cellules polygones , dans lesquelles il y en a de plus petites. Chacune de ces cellules est bordée par des cordons blanchâtres, et comme tendineux , qui semblent destinés à soutenir leurs parois, et attachentles sacs aux orifices de la bronche, en se fixant à leur bord. Les poches, ou les cellules principales, sont beaucoup moins grandes et plus nombreuses dans les tortues de mer, et répondent au grand nombre d'orifices dont la bronche est criblée; mais on y remarque de même les nombreux cordons qui forment et soutiennent les cellules, et donnent aux poumons de ces animaux l'apparence d'un tissu caverneux.
[On voit, par cette description, que le tissu pulmonaire des ché Ioniens est, en général, celluleux. Leurs poumons sont d'abord partagés en grandes poches ou cellules transversales , situées de chaque côté de la bronche, dont les internes sont moins profondes que les externes , par suite de la position de ce canal , qui marche , comme nous l'avons dit, d'avant en arrière, plus rapproché du bord interne de chaque poumon.
Itî. STRUCTURE DES N)tJMONS, 131
Le nombre de ces grandes cellules latérales varie dans les différents genres de cet ordre.
J'en ai compté sept à huit, de chaque côté, dans la tortue coui. BojANUsn'en indique que sept en tout, dans Yémyde d'Europe. Il y en a autant que de grands orifices dans la bronche des ckélonës ; mais ici ces grandes cellules sont moins distinctes , parce que la structure du poumon est beaucoup plus celluleuse, ou se compose de cellules plus compactes. A cet égard, je trouve une grande différence entre les tortues de terre et les chélonés.
Dans les premières , les parois des grandes cellules sont divisées en cellules polygones, dont l'entrée est soutenue par un cordon élastique assez gros. Elles en renferment plusieurs séries qui vont en décroissant dans leur profondeur, et qui sont bordées et soutenues par des cordons plus fins, jusqu'à ce que leur fond réponde à la paroi extérieure du poumon.
Dans les ckèlonés^ le tissu pulmonaire, plus compacte, est formé d'un réseau à mailles plus serrées, dont le cordon est très-dur et résistant. Les principales cellules latérales, dans lesquelles conduisent les grands orifices de la bronche , sont plus petites ; et le nombre des petites dans le même espace m'a paru plus grand. ]