‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 2)Chapitre 80 sur 141 · HT. STRUCTURE DES POUMONS · texte numérisé non relu

HT. STRUCTURE DES POUMONS

Dans Yopkis albo-cinclus 9 Nob. (coronclla rufcscens? Schlegel) , le poumon celluleux s'étend du cœur au foie , et un peu au-delà ; mais le sac simple se prolonge très en arrière.

La coronella venustissima, Schlegel, n'a de réseau que dans un espace de om,o8 sur om,3o de longueur totale du sac pulmonaire. La trachée s'y termine en cône , et montre , dans cette partie , l'orifice d'un poumon rudimentaire.

On n'en voit pas dans la C. rkombeata, Schlegel. La partie celluleuse du sac pulmonaire unique, qui commence vis-à-vis la pointe du cœur, forme un réseau étroit et profond , dans l'espace de o,o5 ; mais les mailles s'élargissent et s'effacent bientôt dans le reste de la longueur du tube pulmonaire qui est encore de 0,10.

Dans la C. cobella, Schleg., le réseau qui commence dans le dernier tiers de la partie membraneuse de la trachée, devient épais de on,,oo2 dans le poumon proprement dit, qui n'a plus que des parois simples audelà de sa partie la plus large.

Il y a un orifice d'un rudiment de poumon dans le cône des cerceaux intra-pulmonaires.

La C. lœvis ne m'a pas montré de différences essentielles

Dans le coluber hippocrepis , le poumon a un réseau serré, à petites moilles superposées, à parois épaisses. La trachée intra-pulmonaire s'y insère par dix-huit à vingt cerceaux, y formant un cône cartilagineux, à droite duquel se voit l'orifice d'une très-petite poche, rudiment de second poumon.

La couleuvre à collier montre , dans son poumon dé-

140 XXIXe LEÇON. ART. II. POUMONS DES VERTÉBRÉS.

veloppé, une organisation qui forme comme une transition aux genres venimeux, en ce que la trachée a un réseau élastique dans une grande partie de son étendue, ainsi que nous l'avions déjà décrit (première édition, t. iv, p. 026) en faisant sentir la fusion de ce réseau dans celui du poumon proprement dit.

On observe, dans cette portion membraneuse , dont le cordon principal est large et plat, un réseau fin, blanc, opaque , qui se continue dans l'intérieur du poumon , où ses mailles bordent les cellules et sont formées de cordons plus forts , qui semblent de nature tendineuse, et peut être très-susceptible de se contracter, comme les parois artérielles. [La trachée cesse promptement dès qu'elle touche le poumon, car elle se dilate au même instant pour en former le sac ; mais les cartilages se voient encore à la distance de quelques centimètres du sommet du poumon, dans un sillon qui règne le long de sa surface inférieure, et dans lequel se loge la veine pulmonaire. Ils forment, dans la paroi inférieure du poumon , une série décroissante ou un cône, dans l'un desquels on aperçoit un orifice qui conduit dans un trèspetit sac, rudiment du second poumon, inférieur au sac qui est développé. Les cellules du poumon sont plus nombreuses, comme à l'ordinaire , entre le cœur et le foie , et vis-à-vis le premier quart de ce dernier viscère. Au-delà, les parois du sac sont simples.

Les Irigonocépkales sont remarquables parce que la partie membraneuse delà trachée, forme bien avant le cœur, par son extension et son réseau élastique, le seul sac pulmonaire de ces ophidiens. La série des cerceaux intra-pulmonaires s'y prolonge un peu au-delà du cœur autant que le réseau élastique, dont les cordons trans-

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