Lecons d'anatomie comparée
Des circonstances indépendantes de ma volonté ont retardé la publication du présent volume, dont le manuscrit était entre les mains du Libraire-Éditeur dès le mois de septembre 1837.
Ce retard m'a permis de profiter des dernières publications ayant rapport au fluide nourricier, à ses réservoirs, et aux organes qui le meuvent, parmi lesquelles je dois citer les travaux de MM. R. fVagner, Valentin, Mandl et Donné, sur le sang des vertébrés, et ceux de
tl AVERTISSEMENT.
M. Milne Edwards , sur le sang , les vaisseaux sanguins , et la circulation des annélides.
Ce volume, de 547 P^g^s, ne comprend cependant que les organes de la circulation de la première édition, avec la description des vaisseaux et des ganglions lymphatiques. Deux cent cinq pages seulement du t. iv de cette première édition étaient consacrées à l'histoire anatomique de ces mêmes organes, dont 76 étaient de la rédaction de M. Cuvier, et iSa de ma rédaction.
Le plan que j'ai dû adopter, pour donner une idée juste de l'état actuel de la science, et les récents progrès de celle-ci , ont nécessité ces nombreuses augmentations. Elles comprennent, en premier lieu, tout ce que j'ai pu ti'ouver, concernant cette matière, dans les publications de M. Cuvier, postérieures à la première édition de cet ouvrage. Ses porte-feuilles renferment des dessins inédits de M. Laurillard , sur les vaisseaux sanguins des vertébrés , sans texte explicatif, à la vérité; mais dont j'ai pu profiter, et que j'ai eu soin de citer à mesure que j'en ai trouvé l'occasion.
J'avais besoin de me justifier, par ces expli-
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cations, de n'avoir pas compris dans ce volume, ainsi que j'en avais l'espoir lorsque j'ai écrit l'aTertissement du t. v, tous les organes de dépuration du fluide nourricier, et ceux des sécrétions. Ce sera pour le volumesuivant, dont l'impression est commencée , et n'éprouvera plus les lenteurs ni les autres inconvénients qu'entraînait mon éloignement de Paris.
J'ai tout lieu d'espérer que ma nouvelle position ne me laissera rien à désirer, pour la facilité des recherches ayant pour but d'avancer la science de l'organisation des animaux. C'est une condition nécessaire de renseignement supérieur auquel j'ai été appelé par ordonnance du Roi du 8 décembre 1837, et dans lequel j'ai pour tâche de faire connaître, entre autres, les merveilles de cette organisation.
Paris, le 5 avril xb^g.