IX. Dans les Cyclo brandie s
Dans \3i patelle (4), où les branchies forment un cordon tout autour du corps, sous le manteau, la veine puhïionaire en fait un autre qui entoure le premier; elle recueille par de petites veines le sang de tous les feuillets branchiaux, et le porte par un seul tronc dans le cœur, qui est situé au-dessus de la tête, et qui le distribue partout.
[Dans Voscabrion^ le péricarde occupe Tespace renfermé entre l'oviductus et le bord postérieur de la cavilis des viscères. Il renferme le cœur et les oreillettes.
(i) Nous parions ici des dentales , que Ton pourra réunir aux tubulibranches ou peut-être aux hétéropodes, à cause de la structure de leurs branchies. Voyez le Règne animal ^ t. m, p. 196, et le Mémoire de M. Deshayes, parmi ceux delà Sociclé d'hist. natur. de Paris, t. ii, p. 321 et suiv.
(2) MOmoire sur Vhallolide, p. 9 et pi. 1, fig. 12 et 13,
(5) Ibid., pi. Il, f. 2, g, /(, /i, et fig. 5 a, b^'b.
(4) Mémoire de Cuvier sur la patelle, op. cit. , pi. 2, f. 15 et 14.
ART. It. niîSEIWOinS DU SvVNC. 379
Le cœiir( i ) estsymétriquc, en l'orme d'ellipse allongée. En avant il donne une artère, qui se porte surTovaire, auquel elle fournit des branches, et jusqu'à la bouche, sur laquelle elle se termine.
A chacun de ses côtés, le cœur reçoit une communication de l'oreillette correspondante , et en arrière , après s'être rétréci un peu, il se dilate pour en recevoir une seconde; car je crois m'être bien assuré, njoute M. CuviER, que chaque oreillette donne dans le cœur par deux orifices distincts, disposition dont je n'ai point aperçu d'autre exemple dans le règne animal.
On distingue bien à l'intérieur les colonnes charnues principales du ventricule et de son prolongement postérieur, ainsi que les valvules de ses quatre orifices. Les oreillettes sont minces, de 'forme oblongue, fixées aux parois de l'abdomen par tout leur bord extérieur, et pénétrant dans l'épaisseur de ces parois pour y recevoir la veine branchiale.
Celle-ci marche tout le long de chaque côté du corps, au-dessus du bord extérieur de la série des branchies. En l'ouvrant, on y voit la suite très-régulière des trous par où les veines particulières des branchies communiquent dans ce tronc général (3).
L'artère branchiale marche au côté interne de la veine du même nom , dans une partie où la base du pied rend la paroi de l'abdomen plus épaisse et plus charnue. On voit des colonnes charnues transverses assez fortes , surtout dans la partie antérieure de ce tronc artériel, qui montre au reste, comme le tronc vei-
(1) Mitiwnrc sur Voscaù ri on , op. cit, de Guvier, p. 25, et pi, 3, fig. 10, a, cl, by et Ug. 1/j , w. — (2) IWd. , f. 14, /i.
380 XXVl'^ LEÇON. CirXLLATlON DANS LES MOLLUSQUES.
lieux, la série des petits trous qui versent le sang dans les artères particulières des branchies (i).
Ce sang arrive dans l'artère branchiale par deux veines principales de chaque côté, lesquelles sortent du foie et amènent le sang des intestins. Celle qui va le plus en arrière rampe sous la paroi inférieure du péricarde, et, arrivée sous l'oreillette de son côté, elle se recourbe en avant pour pénétrer dans l'épaisseur de la base du pied, et s'y changer en artère. 11 est possible que d'autres veines plus petites pénètrent directement dans le tronc de l'artère, surtout celles qui y portent le sang du pied. Ainsi le système circulatoire de l'oscabrion n*a rien qui diffère essentiellement de celui des autres gastéropodes. ]
D. Dans les Mollusques Acéphales,