Les Hémiptères
Les canaux biliaires des hémiptères varient pour le nombre de deux à quatre. Ils peuvent être plus ou moins repliés, de structure variqueuse, et ils n'ont jamais qu'une seule insertion à la fin de l'estomac duodénal, ou au commencement de l'intestin.
Une circonstance fort remarquable, c'est l'existence d'une vésicule biliaire simple ou double, dans plusieurs genres de Géocorises , les scute Hères , les pentatome s , les corées , les alydes , les pijrrlwcoris ; tandis que les autres genres en manquent. Dans le premier cas, il n'y a que deux canaux biliaires , avec deux insertions dans chaque vésicule correspondante, ou dans la vésicule unique. Dans le second , il y en a quatre , ayant une extrémité libre.
Cette vésicule verse la bile dans le gros intestin, comme si cette humeur ne devait plus être qu'excrémentitielle dans ces animaux. Dans les ligées , ce réservoir, dans lequel s'insère l'estomac duodénal, n'est pour ainsi dire qu'une dilatation de l'intestin que les substances alimentaires doivent traverser.
(1) Cette observation , qui est de M. L. Dufour, O. manuscrit déjà cité, me paraît trè* physiologique.
364 XXIIIe LEÇON. ORGANES RIîP. DES ANIM. ARTICULÉS.
Les cjerres (les amphibie oris es de M. L. Dufour) ont aussi une vésicule hépatique.
Les lujdrocorises (1) en manquent , et n'ont que deux canaux biliaires formant une anse avec deux insertions au pylore.
Les Homoptères sont de même dépourvues d'un réservoir de la bile.
Ils ont généralement quatre vaisseaux biliaires, ayant une extrémité libre, et l'autre insérée séparément ou par paire.
Ces canaux semblent perdre successivement de leur importance dans le genre dortliesia, où ils forment, par exception, deux anses, et s'insèrent dans le ventricule duodénal, bien avant l'embouchure de l'intestin; et dans les psylles, où il y en a quatre très courts.
L'œil exercé de M. L. Dufour n'a pu en découvrir dans les pucerons (2) ; Ramdolir n'en avait pas vu davantage, non plus que dans les gallinsectes (3).
Dans les cigales, ils s'insèrent à la suite l'un de l'autre dans l'estomac duodénal, un peu avant son anse récurrente , entre elle et l'embouchure de l'intestin. Ici la bile sert évidemment à la digestion stomaco-duodénale.]
S. Les Névroptères.
Parmi les Névroptères, les demoiselles en ont un grand nombre (environ 50) de courts, [ayant une de leur
(1) Parmi les hémiptères, les népa ne paraissent en avoir aussi que deux. Première édition, t. IV. p.
(3) O. C. pi. XXVI, fi#. 3 et 4 , et p. 198.
extrémité libre, et s'insérant par l'autre autour du pylore.
Les éphémères et les perles les ont aussi nombreux et courts; libres et flottants par une extrémité, fixés par Vautre autour du bourrelet pylorique.
Les autres genres de cet ordre n'en ont qu'un petit nombre.
Les finganes (phryganea flavicornis) en auraient deux seulement formant chacun une anse à deux insertions, dont les quatre bouts se rapprochent avant de se terminer au pylore (1).
Le fourmilion en a quatre de chaque côté, dans ses deux états , ayant , dans la larve seulement (2) , chacun deux insertions au commencement et au milieu de l'intestin grêle.
Les hémérobes en ont un même nombre.
Il n'y en a que trois de chaque côté, dans les panorpes , qui s'insèrent à la fin de l'estomac duodénal , et qui sont libres par leur autre extrémité. ]