‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 4)Chapitre 114 sur 170 · Les Lépidoptères · texte numérisé non relu

Les Lépidoptères

Les chenilles et les papillons des différentes familles de cet ordre en ont aussi deux subdivisés chacun en trois, placés, dans les premières, aux côtés de la moitié postérieure du canal, et faisant leurs principaux replis tout-à-fait à l'arrière du corps.

[C'est-à-dire que ces insectes ont proprement six canaux biliaires longs et sinueux, lesquels, avant de se terminer au pylore, se réunissent trois à trois pour former deux troncs très courts. ]

11 et 12. "Les Rliipiptères et les Diptdres.

Parmi les diptères, on en trouve quatre dans les larves de stratijonnjs, qui aboutissent au commencement de l'intestin ou à la fin de l'estomac duodénal par un tronc commun (2).

[Les tipules en ont deux en forme d'anse , s'insérant dans l'étranglement du pylore. Les leptis, les bombijles, les taons , de même. Les syrplies en ont quatre , ayant une extrémité libre (3) ; l'œstre du cheval de même.

(1) D'où vient que M. Cuvier assure que leur nombre dans les hyménoptères ne varie pas à l'état de larve et à l'état parfait. Première édition, t. IV, p. 154 du présent ouvrage. 11 l'avait sans doute observé dans un genre et pensait pouvoir généraliser son observation ; mais dans quelle espèce l'avait-il faite?

(2) Swammerdam. Bibl. naturœ, t. XXXIX, fig. 7 et p. 202.

(3) Léon Dufour. Mémoire cité. Journal de physique 9 t. XC.

Dans les muscides, il y a deux troncs qui réunissent chacun deux branches libres de ces canaux (1).

Enfin, dans Yliippobosque (2) du cheval, ils s'implantent par quatre bouts isolés autour de l'extrémité postérieure de l'estomac duodénal; chacun d'eux égale en longueur au moins huit fois celle du corps.

Les mélophages (3) en ont aussi quatre très longs , insérés au même point. ]

D. Dans les Annélide».

Je n'ai rien trouvé d'analogue au foie dans les annélides, à moins qu'on ne veuille considérer comme tel l'enduit jaune qui se voit dans les parois de Festomac de Y arénicole,

[Cet enduit ne pourrait d'ailleurs être que le produit de l'organe sécréteur, et nullement l'organe lui-même; il ne servirait, tout au plus, qu'à en indiquer l'existence.

Il n'y a en effet, dans cette classe, à en juger du moins par les recherches qui ont été faites et publiées jusqu'ici, aucun organe, séparé du canal alimentaire, qui aurait pour emploi de sécréter la bile et de la verser, par un ou plusieurs canaux excréteurs, dans l'intérieur de ce canal.

Les cœcums que nous avons décrits dans Y arénicole des pêcheurs et dans Yaphrodite hérissée, etc., comme faisant partie du canal intestinal , peuvent sans doute tenir lieu, par leur sécrétion, d'organe biliaire.

D'autres parties moins séparées encore du tube ali-

(1) V. Ramdohr. O. C. , pi. X1X-XX-XXI.

(2) Annales des se. natur. , t. VI, p. 305.

(3) Ramdohr. O. C. pi. XXI, fig. 6.

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mentaire, entrant dans la composition de ses parois, versent peut-être dans l'intestin une humeur analogue? Nous croyons que la science aurait besoin que Ton fit, dans cette vue, de nouvelles recherches sur les Annélides tubicoles et sur les dorsibranches , à l'instant même où Ton vient de les pêcher, c'est-à-dire sur les bords de la mer. Nous ne pouvons qu'engager les naturalistes qui sont dans cette position de les entreprendre.

Quant aux Annélides abr anches , M. Morren détermine comme le foie, dans le lombric de terre, l'enveloppe externe du canal alimentaire. On conçoit que cette partie pourrait en effet être organisée pour une sécrétion analogue à la bile; sa couleur verdâtre semblerait le montrer. On voit en effet, à la surface de Tintestin, une substance jaunâtre ou verdâtre, qui s'épanche peut-être entre une membrane péritonéale très délicate et la membrane moyenne de l'intestin. Une substance analogue, jaune de soufre, recouvre le cordon mésentérique de l'intérieur du eanal, intestin al. Est-ce là une sorte de bile? On peut le supposer avec raison.

Dans la sangsue médicinale , la face dorsale de l'estomac est couverte , en très grande partie , d'une couche membraneuse de couleur brun-noirâtre , ayant une apparence veloutée. Elle paraît aussi sur la face ventrale, mais elle y forme des bandes moins larges, qui s'étendent d'ailleurs sur ces deux faces, jusqu'à l'extrémité de ce viscère. Ce tissu que l'on dirait être, au premier coup d'oeil , un pigmentum , paraît à la loupe comme une gaze, dont les fils seraient très irrégulièrement entrelacés. Au microscope, on voit qu'il se compose de vésicules alongées, extrêmement sinueuses, qui se terminent dans des canaux excréteurs formant

aussi beaucoup de sinuosités. C'est cet organe qui a été considéré comme le foie (1).]

IL Des Annexes du canal alimentaire.

[A mesure que l'organisation se simplifie, les parties accessoires qui compliquent et perfectionnent les appareils organiques disparaissent, et ces appareils finissent par ne plus conserver que celles qui les constituent essentiellement. Nous venons de voir le foie perdre d'abord de son volume, puis son individualité, si Ton peut se servir de ce terme pour un organe, et n'être plus , dans plusieurs annélides , qu'une partie des parois du canal alimentaire.

Quant aux autres annexes de ce canal , nous verrons qu'il n'y a plus de mésentère proprement dit. A peine peut-on démontrer l'existence d'un péritoine qui tapisse les parois de la cavité viscérale , et qui se manifeste plus évidemment , dans les insectes , par les prolongements chargés de graisse, que l'on peut comparer aux épiploons des vertébrés.]

A. Dans les Crustacés.

Nous avons vu , dans l'article III de cette leçon , comment l'estomac des crustacés est maintenu en place par ses muscles ; le reste du canal ne l'est que par les vaisseaux et par la compression des parties environnantes.

[Nous avons cependant observé des prolongements membraneux passer d'un côté du foie à l'autre et adhérer au canal intestinal. Ces prolongements sont

(1) D'abord par Bojanus , ensuite par MM. de Rlainvillç, Cirus, Brandt et Ralzefeoufg. V. la Zoologie médicale , t. II, p. 207 , e£ pi. XXIX , fi£. 28, 29, 30 et .'M.

rTune finesse extrême. Ils tiennent , selon toute apparence , à une membrane péritonéale qui tapisse la cavité viscérale et se replie sur le foie et sur le canal alimentaire. ]

B. Dans les Arachnides.

[Les annexes du canal alimentaire destinés à le fixer sont tellement déliés et transparents, comme ce canal, qu'à peine aperçoit -on quelques filets, qui ne sont peut-être que des vaisseaux.]

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