‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 4)Chapitre 122 sur 170 · Les Parenchymateux · texte numérisé non relu

Les Parenchymateux

Leur bouche est un suçoir simple ou multiple, auquel ne répond aucune ouverture opposée pour Pissue des excréments. Il n'y a que les genres prostomes (Duges,) de la famille des planaires, et les gyrodactijles (Nordm.) de la même section des hématodes , qui fassent exception à cette règle , et qui aient une bouche et un anus. Ce n'est pas qu'on puisse affirmer, quand il n'y a qu'une bouche sans anus, que les excréments soient nécessairement rejetés par la même ouverture. Ils peuvent passer au dehors par d'autres voies.

Les Acantlwcéphales ont la bouche à l'extrémité d'une

(1) Règne animal, t. III, p. 255,

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sorte de trompe protractile et rétractile , dont la surface extérieure est hérissée de crochets.

Les Douves ont la bouche en forme de ventouse, analogue à celle des hh udinées.

Dans les Planaires , c'est une trompe saillante.

Un animal fort singulier, le diplozoon paradoxum (Nordm.), sur lequel nous reviendrons dans l'article suivant, se distingue par un double appareil buccal, c'est-à-dire qu'il a une bouche tout -à-fait à l'extrémité de chacun des rayons antérieurs de son double corps. L'orifice de chaque bouche est percé du côté opposé aux deux ventouses qui existent à cette même extrémité; cet orifice est transversal, semi-lunaire, ayant ses bords enflés , formant une sorte de lèvre , dont la surface montre un grand nombre de papilles. Il y en a deux surtout, ayant l'apparence de petites dents , qui se font remarquer particulièrement quand on vient de détacher ranimai. Elles sont situées sur le bord postérieur de cette bouche.

La cavité buccale est d'abord large ; elle se rétrécit ensuite en un étroit canal , qui se dilate de nouveau plus loin considérablement , pour former le pharynx, et prend la forme d'une poire. C'est dans cette dernière cavité que se trouve une proéminence conique , percée d'un orifice qui est l'aboutissant d'un canal , dont les ramifications paraissent provenir d'un corps glanduleux. Ce dernier pourrait bien sécréter une humeur analogue à la salive , laquelle arriverait dans le pharynx par cette papille linguale (1).

(1) Mémoires microsgraphiques pour senir à l'histoire des animaux sans vertèbres ; par M. Nordraann , 1" cahier, p. 65, et pi. Vet VI ( en allemand) ; et Ann, des se. natitr. , t. XXX, pi. 20.

Les Tœnia peuvent avoir un pore terminal percé au centre d'un mamelon central ; ils ont presque toujours deux ou quatre suçoirs autour de l'extrémité céphalique , qui est souvent garnie de deux ou quatre tentacules rétractiles, armés de crochets ou sans cette armure, auxquels on donne aussi le nom de suçoirs ou de trompes.

Les Hydatides ont, comme les tœnias propres, quatre suçoirs latéraux avec un mamelon central et terminal entouré de crochets.

Nous verrons , en décrivant le canal intestinal , ou les cavités simples ou ramifiées qui en tiennent lieu, jusqu'à quel point il convient de donner la dénomination de bouche à ces pores céphaliques d'animaux auxquels on ne reconnaît pas un vrai canal ou sac alimentaire; et si le pore ou suçoir que chaque anneau porte sur Tun de ses côtés , dans les tœnias , ou sur l'une de ses faces, dansles botriocéphales, doit être décrit parmi les organes extérieurs d'alimentation ?

Dans les ligules , il n'y a aucun de ces derniers organes apparent et distinct , si ce n'est deux fossettes longitudinales , comparables à celles des botriocéphales ; qui se voient sur chaque face de l'une de leurs extrémités , mais seulement dans ceux de ces vers qui paraissent avoir acquis leur forme complète , avec leur dernier développement. Ces deux fossettes latérales ne conduisent au reste dans aucun canal intérieur évident.]

C. De la bouche , ou des autres organes extérieurs dîalimentation des Acalèphes.

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