‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 4)Chapitre 66 sur 170 · V. Les Coléoptères · texte numérisé non relu

V. Les Coléoptères

Ces glandes sont loin d1 exister dans tous les Coléojitères, et Fon peut répéter, de cet ordre d^nsectes en particulier, ce que M. Cuvier dit, au commencement de cet article, des insectes en général , que les sources des liqueurs colorées, et même corrosives, que beaucoup d'entre eux rejettent par la bouche, ne sont pas encore bien connues.

Quant aux glandes salivaires proprement dites , organes sécréteurs d^une véritable salive incolore , transparente , devant servir à la digestion , elles iVont été découvertes, jusqu'à présent, que dans un petit nombre

(1) Mbl. Aatur. pl.II, tig.3.

(2) V. Ramdohr. Traité sur les organes de la digestion des insectes. Halle. 1811. PI. XXIII, fig. 3 ( en allemand ).

ART. II. ORGANES SALIVAIRES DES ANiM. ÀRTIC, 197

de Coléoptères Hêiéromères , de Télramères et de Trimères .

Les Pentamères en paraissent absolument dépouvus ; elles y semblent remplacées , ainsi que nous venons de le dire , par les nombreuses papilles qui hérissent la surface externe de leur estomac.

Cependant les Demi estes , remarquables par leur grande voracité ; les Macronique s , qui vivent à la vérité dans Peau, et les Vrillettes, qui avaient bien besoin d1 humecter le bois dont elles paraissent se nourrir, forment, parmi les Pentamères , une exception qui doit être signalée. Ces trois genres de Pentamères (4), appartenant à trois familles différentes de Palpicornes et de Serricornes, ont autour de leur cardia une simple ou une double rangée de cœcums , qui ne sont pas , à la vérité, de véritables glandes salivaires, par leur disposition organique, mais qui doivent en tenir lieu pour l'usage. Nous les décrirons avec le canal alimentaire.

Nous décrirons encore de semblables cœcums dans les larves voraces de plusieurs insectes de cet ordre.

Ceux des Coléoptères hêtéromères qui sont pourvus de glandes salivaires sont :

\ ° Parmi les Mélasomes , les genres Asida , où ce sont deux simples canaux ayant une extrémité libre : les Blaps , où elles forment deux vaisseaux ramifiés.

2° Parmi les Taxicornes , les Diapères , qui ont de petits vaisseaux salivaires.

3° Parmi les Sténélytres et les Oédémères , chez lesquels elles forment un tube simple , replié.

(1) Voy. les Méra. de M. L. Dufour. Annales des sciences naturelles. Natur. T. XIV, pi. 12 A , fig. 1 et 2 , t. I, 2e série, p. 68, et pi. 2, fig, 1 , 2, 3, et t. III, pi. 6 , fig. 17.

198 XXIIIe LEÇON. ORGANES RE>. DES ANIM. ARTICULÉS.

4° Parmi les Trachélides , les Mordelles , qui ont deux longs canaux salivaires (1).

Parmi les Tétramères , on n'en connaît encore que dans les Lixus (2) et les Cryptorhynclius (3) , genres de la grande famille des Charençons. Elles y forment un vaisseau simpleplus ou moins ftexueux.

Enfin les Trimères ont offert des différences d'une espèce à l'autre à l'habile investigateur que nous avons si souvent l'occasion de citer (4). La Coccinella punctata lui a présenté deux tubes salivaires simples , de chaque côté ; tandis qu'il ira pu en découvrir dans la Coccinella argus. .

Page 1