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Les Ophidiens

Ont généralement la trachée-artère extrêmement longue, composée d’anneaux incomplets, sauf dans quelques cas où les premiers sont entiers, cartilagineux ou fibreux , nombreux, rapprochés, minces et peu résistants. Elle y est ordinairement dérangée de sa position, de sorte qu’il faut chercher du côté gauche et non dans sa face vertébrale sa partie membraneuse.

Au reste on peut dire qu’elle présente deux plans de composition dans les animaux de cet ordre. Les uns ont la trachée d’un diamètre médiocre, comprimée, mais appliquée par le côté contre la colonne vertébrale, ayant une extrémité de chaque anneau enroulée, et l’autre droite et rapprochée, de manière à cacher plus ou moins la partie membraneuse. Celle -ci à sa paroi intérieure lisse. Dans ce type, il est toujours facile de préciser l'endroit où la trachée aboutit dans le poumon. Le plus grand nombre des ophidiens non venimeux est ainsi organisé.

Dans l'autre plan, la trachée a sa partie cartilagineuse étroite, et surtout sa partie membraneuse large et s'étendant rapidement pour former le sac pulmonaire. Elle ne tarde pas à en prendre la structure réticulée, celluleuse etvasculeuse. C’est en ayant en vue ce plan, d’après la vipère, les trigonocéphales, la couleuvre & collier, que nous avions dit, d’une manière trop générale à Ja vérité, que,] dans les ophidiens, la trachée

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présente un très-grand diamètre (t. 1v, p. 524), et. qu'elle est très-membraneuse, puisqu'elle n’a de cerceaux que dans le tiers inférieur de sa circonférence.

Nous avions bien observé d’ailleurs, dans cette portion membraneuse, un réseau fin, blanc, opaque, qui se continue dans l’intérieur du poumon, etc. Pare page 520).

[Dans ce dernier plan, il est souvent difficile d’assigner la fin précise de la trachée et son insertion dans le poumon. Elle devient promptement bronche intrapulmonaire, parce que sa partie membraneuse ne tarde pas à prendre la structure et la forme du poumon. On y voit des ramifications nombreuses de l’artère caro tide, où même de l'artère pulmonaire, dont une bran- | che considérable, dans les genres trigonocéphale, crotale, 3 | vipere, Se Marible, comme nous le décrirons plus bas, dans toute cette partie du sac pulmonaire. + ‘+ 4

Il ya donc, dans ce dernierplan, une sorte de fusion. | entre la Fc et le sac pulmonaire, une transforma- Lu tion évidente de ce canal en poumon. Elle a lieu lors que le poumon commence en ayant du cœur. 8

Étudions à présent, par des exemples, les DAMON rités que cette description ne comprend pas.

Parmi les anguis, l’orvet a la trachée assez longue ; à elle se divise vers la fin en deux bronches très-coûrtes, membraneuses, pour pénétrer dans chaque poumon au-delà de son sommet, Cette division de la trachée est plutôt intérieure qu'extérieure.

Ce canal est comprimé dans l'amphisbène fuligineux, et composé d’anneaux incomplets qui se replient en dedans par leur extrémité droite, contre Ja gauche qui reste plus droite et saillante; de sorte que la partie

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membraneuse reste cachée entre les extrémités de ces canaux incomplets.

Elle se termine en s’insinuant entre les deux sacs pulmonaires, dont le gauche est rudimentaire et le droit seul bien développé; la partie membraneuse de la trachée dans le tortriæ scytale n’est qu'une ligne qui S’élargit un peu avant la terminaison de ce canal dans le poumon,

Dans l’erix turcicus, la trachée, plus membraneuse en avant qu’en arrière, ne montre, dans sa dernière moitié, qu'une ligne de cette structure, du côté droit; tout le reste de la circonférence est entouré par des cerceaux cartilagineux. Elle se continue jusque sur la pointe du cœur, qui estassez reculé, rencontre d’abord le poumon droit, puis le gauche. La manière dont elle se partage entre ces deux sacs est très-remarquablepar son asymétrie. Nousyerrons quelescerceaux se prolongent fort loin dans la paroi du sac droit; tandis que les six ou huit petits cerceaux extra-pulmonaires qui se séparent de la trachée pour atteindre le sac gauche s'arrêtent à sa surface et ne pénètrent pas dans ce sac.

Le pithon bivittatus et le tigris ont les trente premiers anneaux de la trachée complets. Au-delà ils sont incomplets, et d'autant plus qu'ils s'approchent davantage des poumons. Ce canal se termine par deux grands orifices à la face interne de l'extrémité de chaque sac pulmonaire.

Dans l’hétérodon tacheté la trachée, composée d’anneaux incomplets, comme à l’ordinaire, se porte en arrière jusqu'au-delà du cœur avant de se joindre aux poumons. Sa partie membrapeuse est réticulée dans

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son tiers postérieur. Elle se divise, avant sa terminaison, en deux bronches presque aussi grosses l’une que l’autre, et cependant la gauche répond à un trèspetit sac, n'ayant pas plus de trois lignes de longueur.

Dans les dendrophis (D. lioceris et picta) la trachée ne devient intra-pulmonaire qu’au-delà du cœur; un peu auparavant sa partie membraneuse est, à la vérité, réticulée.

L'insertion de ce canal, dans le sac pulmonaire du dispholidus Lalandii, Nob., se fait un peu au-delà de son sommet, et conséquemment d’une manière bien tranchée.

L’ophis albo-cinctus,Nob. (coronella rufescens? Schleg ): la trachée se continue jusqu’au-delà du cœur avec des anneaux incomplets, et un réseau dans sa paroi membraneuse. Elle est cylindrique et composée de plus de cent cerceaux complets, mous, dans l’erythrolamprus Æsculapii, tandis que dans la coronella venustissima , ils sont tous incomplets et que la partie membraneuse de ce canal s’élargit beaucoup dès le milieu de sa lonsueur, et lui donne la forme vésiculeuse.

Dans le coluber rhombeatus cette partie membraneuse ne forme qu’une ligne étroite, et les cerceaux de la trachée sont presque complets; elle s'étend jusque vis-à-vis la pointe du cœur. Ce n’est qu'un peu en avant de ce viscère que sa partie membraneuse est réticulée. C’est encore la même chose, relativement à l'apparence réticulée de sa partie membraneuse, dans la couleuvre lisse et le coluber hippocrepis. Le réseau paraît dans le dernier tiers de la trachée dans le col. cobella.

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Dans le coluber natrix il se voit dès le commencement de la trachée. Le principal cordon qui le forme est large, plat, élastique et très-distinct du réseau vasculaire.

Nous aurons plus de difficulté à décrire et à déterminer, dans la plupart des serpents venimeux, les limites de la trachée et du poumon; la partie membraneuse de la trachée y prenant, plus tôt, l'extension et la structure en réseau qui caractérise le sac pulmonaire des ophidiens.

C'est ce qui a lieu dansles Trigonocéphales. La partie menibraneuse dela trachée, dans le T. fer-de-lance, forme d’abord une ligne étroite, à surface interne lisse ; mais à 0,09 m. de la glotte; cette partie devient réticulée, s'étend beaucoup et commence à constituer le sac pulmonaire, Ce réseau est encore plus avant, et conséquemment le sac pulmonaire, dans le T, cenchris.

Dans la vipère à courte queue, on voit des stries plus longitudinales que transversales dans la partie membraneuse de la trachée, qui appartiennent à ce tissu élastique, en réseau, caractérisant essentiellement le poumon; mais ce tissu est peu prononcé, et la fin de la trachée extra-pulmonaire, qui est à 0,150 “" de la glotte, se distingue mieux que dans l'espèce suivante. La trachée-artère, dans la vipere de Rédi, a tous ses anneaux incomplets ; sa partie membraneuse montre, de très-bonne heure, le commencement du réseau qui caractérise le sac pulmonaire.

Dans l’acanthophis tortor, la trachée devient vésiculeuse dès le principe, par la grande extension de sa partie membraneuse ; mais celle-ci reste lisse et sans réseau, jusqu’au poumon, dans une distance de 0,22 m.

me 4

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Le scpedon hemachates, Merr (Naja, Scur:), a la trachée d’un très-gros calibre, et sa passa membraneuse lisse et sans réseau. 442, 1

La trachée du naja tripudians est de même forme; elle 4 a sa partie membraneuse plissée en long. Ici le poumon ÿ ne commence plus avant le cœur. Il en est de même . dans l’elaps lemniscatus, dont la trachée est longue et ne : s'introduit dans le sac pulmonaire qu’au-delà du CŒUr,

Dans le bungarus cæruleus , elle s'étend jusque vis- : à-vis la pointe du cœur. Le et

L’hydrophis schistosus a des anneaux complets dans une longueur de 0,22 m. de sa trachée. Dès que ce canal 1 montre une partie membraneuse, on peut dire qu'il devient intra-pulmonaire ; cette partie étant réticulée et profondément celluleuse. Dans la pelarnide bicolore 1 | trachée membraneuse et réticulée, étant à la fois care tilagineuse, se confond avec le poumon, qui commence ainsi, avant le cœur, et n’a point, en avant, de limites + précises; de mème que chez les trigonocéphales, les vipères et le genre précédent. | +e# 1

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