‹ Lecons d'anatomie comparée (volume 5)Chapitre 58 sur 133 · Descriptions particulières · texte numérisé non relu

Descriptions particulières

Nous croyons devoir ajouter quelques descriptions

particulières à cette description générale, afin de la rendre plus claire, et plus évidente par ces exemples.

490 xxix° LÉGON. ART. 11. POUMONS DES VERTÉBRÉS.

Dans l’autruche., Va bronche droite a la série supérieure des embouchures de ses branches, composée de ciaq orifices, dont le repli membraneux formant le bord postérieur de ces orifices, renferme une très-petite lame osseuse ou cartilagineuse.

La seconde série commence vis-à-vis le dernier orifice de la première série, et se continue d’avant en arrière. Elle se compose de neuf orifices ronds, diminuant de diamètre du premier au dernier,

Plus en dehors, il y a une troisième série d’orifices, dont le premier répond à celui que nous avons appelé hors de rang dans les autres oiseaux ; il est percé audevant du premier de la seconde série. IT y en à sept qui le suivent etmêmedavantage; mais tellementpetits qu'ils appartiennent aux tubes respirants de troisième grandeur.

On en voit quelques-uns de semblables en arrière du dernier orifice de la seconde série.

Ces séries d’embouchures principales dans Ja bronche, sont l’origine des tubes secondaires quenous allons décrire,

La bronche est d’ailleurs tapissée d’une membrane épaisse, lisse, argentée, qui prend cet aspect, parce que la muqueuse est ici considérablement amincieÿ et qu'elle est doublée par un tissu fibro-élastique, dont les filets nombreux, plats, rapprochés, longitudinaux, presque paralièles, forment une couche distincte, séparée par du tissu cellulaire, des faisceaux musculeux transverses , ou circulaires, très-évidents.

Ce tissu fibro-élastique se voit dans toute l'étendue de la bronehe, el contourne les séries d'orifices dont

III. STRUCTURE DES POUMONS. 124 cette bronche est percée, pour suivre sa direction d’avant en arriere.

Les canaux du second ordre, ou des premières divisions de la bronche, sont tapissés par une membrane de même aspect; mais ici la direction des filets élastiques est plus irrégulière ou plus variée, par suite du grand nombre d’orifices des canaux du troisième ordre, ou des canaux respirants, dont chaque bronche secondaire est percée irréguliérement.

Dans plusieurs, entre autres dans le canal qui répond au troisième orifice, qui longe la face vertébrale du poumon, ces faisceaux sont plus larges, et Jaunätres, comme s'ils étaient musculeux. Les canaux secondaires ont d’ailleurs la même direction que dans les autres oiseaux. Les embouchures des canaux tertiaires dont ils sont percés, sont assez souvent multipliées , c’est-à-dire qu'une seule donne immédiatement, et à la fois, dans plusieurs de ces canaux.

Les canaux tertiaires, caractérisés par un diamètre plus petit, ont leurs parois percées des embouchures de canaux de quatrième grandeur; et ceux-ci ont leurs parois interrompues par les communications qui existent entre les uns et les autres.

Les canaux de troisième et de quatrième grandeur, sont des canaux respirants. Le réseau dont le cordon est du tissu élastique intercepte ici des mailles qui sont fermées par une membrane trés-mince.

C’est dans les intervalles de tous ces canaux, que se ramifient les vaisseaux sanguins.

Les tubes, ou les canaux du troisième ordre, m'ont paru semblables à ceux des autres oiseaux, par Paspect reéticulé de leurs parois.

122 xx1x° LEON, ART. II. POUMONS DES VERTÉBRÉS.

Mais dans les canaux du quatrième ordre, ou les plus petites divisions de la bronthe , Paspect m’a semblé différent. Ces parois sont très-résistantes. La coupe transversale de ces canaux montre Icurs nombreux orifices béantset ronds. La coupe longitudinale decesmêmesca-. naux fait voir une certaine étendue de leur tube, dont l'intérieur a comme des cerceaux réguliers, formés par les fils transverses élastiques, distants, presque parallèles, qui ceignent ces tubes aériens, et font saillie dans l'intérieur de leurs parois. Hs rendentmême leur coupe conne frangée, tant ils sont résistants; et m'ont paru tenir à un cordon plat, longitudinal, qui est commun à deux de ces canaux rapprochés.

La membrane quiremplit l'intervalle d’un filet à l’autre, pour compléter la paroi, et qui les recouvre probablement, est extrémement mince et transparente.

Le réseau des vaisseaux sanguins se développe en= tre tous ces canaux. et constitue, avec très-peu de de tissu cellulaire, le parenchyme du poumon. La direction de ces canaux est variable suivant les parties du poumon.

Dans une coupe horizontale d'un lobe postérieur, cette direction était verticale dans la partie externe de la coupe, et transversale dans sa partie la plus rap prochée de la ligne médiane.

Aucun de ces sl ne se termine en cœcum, ou en cul-de-sac. Is communiquent les uns dans les autres dans l'épaisseur du tissu pulmonaire , et viennent s’ouvrir à sa surface.

Du côté costal et vertébral, leurs terminaisons n'y sont recouvertes que par du tissu cellulaire.

Les parois des canaux tertiaires qui aboutissent à

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