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Lecons d'anatomie comparée

Je termine, avec ce volume, la tâche longue et difficile de mettre au courant de la science actuelle, après quarante années de progrès, la seconde livraison ou les trois derniers tomes de l'ouvrage auquel on accorde généralement le mérite d'avoir constitué, comme science, l'anatomie comparée (1).

Ce travail sera probablement, encore quelque temps, très ingrat pour la juste appréciation des services que celui qui Ta entrepris a pu rendre à la science. 11 a dû cependant y consommer une grande partie des derniers efforts de sa vie , afin de l'exécuter consciencieusement et comme il le devait , pour répondre, à la fois^ à ce que M. Cuvier, qui le lui avait demandé, attendait de lui, au dévouement sans bornes qu'il conserve à sa mémoire, et aux besoins actuels de la science.

Cette science n'a cessé d'avancer de i8o5 à ]845. M. Cuvier, qui a marqué et commencé,

(1) La première livraison , composée de deux volumes rédigés par M. Duméril, avait paru en 1800.

VI À.VEBTISSEMENT.

dès l'ouverture de sou premier cours, au Jardin des Fiantes, il y a précisément un demi-siècle, l'époque physiologique de l'anatomie comparée, a continué de marcher à sa tête jusqu'à l'année malheureuse de i83^ , et de lui imprimer, du moins dans quelques unes de ses parties, la puissante impulsion de son incessante activité-

Je ne puis entrer ici dans les détails des changements, des perfectionnements que ces progrès ont rendus nécessaires, et que j'ai pris sur moi d'introduire dans cette nouvelle édi tion; changements qui lui donnent une tout autre physionomie, et pour le fond et pour la forme.

Je ne reviendrai pas sur la part que j'avais eue à la première édition, et sur laquelle je me suis expliqué, avec sincérité, dans plusieurs occasions solennelles (2) ; ni sur l'espoir que j'avais, en acceptant la proposition de M- Guvier (5) d'entreprendre ce grand travail de

(1) Ce discours d'ouverture est imprimé dans Je Magaz'm encyclopédique de Millin, etc., t. V, p. 145 et suiv., l'an îv (1796). (2) Voir ma Notice adressée à l'Académie des sciences en juillet 1882, et celle de 1 844-» p. 11-17, et 'e premier fascicule de mes Leçons au Collège de France, Paris, 18J9, surtout le post-seriptuin de la p. 104 et suiv. (3) Voir la note qu'il m'a adressée à Strasbourg déjà ie 5 novembre 1827, et dont j ai fait faire un fac-similé , qui doit être joint aux exemplaires de cette seconde édition.

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