‹ Lecons d'anatomie comparéeChapitre 141 sur 191 · ART. III. SECT. I. CORPS THYROÏDE · texte numérisé non relu

ART. III. SECT. I. CORPS THYROÏDE

mement allongé et aminci en même temps. Dans le chat ordinaire , ce changement est encore plus remarquable ; nous avons constamment trouvé, dans les jeunes chats, le ruban, qui manquait toujours dans les vieux. Nous avons remarqué la même chose dans les chiens , dans lesquels le corps tyroïde est beaucoup plus arrondi et plus petit, à proportion du corps, que dans les chats. Dans les genettes , sa forme est encore plus allongée que dans les chats, et, au lieu d'être aplatie, elle est plutôt cylindrique. Dans la civette, elle diffère de celle de tous les autres animaux par le nombre des rubans intermédiaires; il y en a trois, séparés entre eux, se rendant d'un lobe à l'autre.

Dans les Rongeurs, le corps thyroïde présente beaucoup de différences. Il est allongé, presque cylindrique, mais toujours plus gros en haut qu'en bas, et a les deux lobes unis par un ruban intermédiaire dans les lapins, les cochons d Inde, où il ne reçoit qu'une artère venant de la carotide faciale. Il est uni par un ruban, mais très arrondi, et presque aussi large et épais que long, dans la plupart des Rats , tels que la marmotte , le surmulot, le rat ordinaire , le zemmi. Ce ruban manque dans la souris, dans le rat-taupe de la baiedHudson. Dans plusieurs genres de cet Ordre, le corps thyroïde est uni à la trachée-artère par une cellulosité si lâche, qu'il semble pouvoir aisément changer de place. Tels sont les lapins et les cochons d Inde, où nous l'avons trouvé quelquefois près du larynx, quelquefois bien au-dessous de lui. En général, ce n'est que dans X homme et dans les singes qu'il est attaché, par un tissu cellulaire très ferme, à la trachée-artère. Dans tous les Rongeurs il a la proportion ordinaire.

(5^6 XXXIXe LEÇON. DES SÉCRÉTIONS.

Il est excessivement petit dans le Kanguroo. C'est le seul genre qui nous ait offert une grande différence dans la proportion, laquelle est, à l'exception de l'homme, presque toujours la même dans les autres Mammifères.

Dans Y éléphant y ses deux portions, entièrement séparées, sont très éloignées du larynx sur les sixième et septième anneaux de la trachée-artère; sa grandeur y permet un examen détaillé de sa structure. Elle est entourée d'une aponévrose générale, très forte, dans l'épaisseur de laquelle les vaisseaux de la glande se divisent, avant d'entrer dans sa substance. Chaque lobe est composé d'environ trente lobules d'un tissu assez ferme, séparés par des sacs particuliers, formés d'une membrane extrêmement mince, et qui ne sont liés entre eux , et avec les lobes qu'ils entourent , que très faiblement; de sorte qu'ils ne semblent destinés qu'à servir de base aux plus petites ramifications des vaisseaux, qui pénètrent dans la substance de la glande. Chaque lobe reçoit trois ou quatre artères ? qui viennent de différentes branches plus grandes, et s'anastomosent fréquemment dans son intérieur. C'est par ce moyen plutôt que par le tissu cellulaire que ces différents petits lobes sont joints entre eux.

Parmi les Pachydermes , nous avons trouvé les lobes arrondis et entièrement séparés dans le daman.

Sa forme n'est pas la même dans tous les Ruminants. Elle est arrondie et assez grosse, sans ruban intermédiaire, dans le lama; plus allongée , et pourvue de ce ruban dans le bœuf\ la brebis , X antilope, où elle ne reçoit qu'une artère thyroïde supérieure.

Les Solipèdes l'ont assez grosse, peu allongée; ses

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