ADDITIONS ET CORRECTIONS
(août i845) un cas intéressant de matrice double , bicorps et bicorne, recueilli à Audincourt, près de Montbéliard, par M. le docteur Eugène Duvernoy , mon parent, et communiqué au Cercle médical de Montbéliard le 5 mars 1 844-
La jeune femme sujet de cette observation était morte a l'âge de vingt-trois ans d'une métrite chronique, après avoir accouché d'un enfant à terme, le 4 septembre 1842 ; elle l'avait porté dans la corne droite.
Cette corne avait, à 1 époque de l'autopsie, om,i3o de long, et la gauche om,0()0. Le corps n'avait que om,o6o. Intérieurement il était partagé par une cloison très mince qui aboutissait tout près de l'orifice commun dans le vagin. L'orifice de la matrice droite occupait les trois quarts de ce dernier. A l'extrémité de chaque corne se trouvaient la trompe et l'ovaire correspondant.
Cette forme de matrice, qui rappelle celle des lièvres, et mieux encore celle du cochon d'Inde , n'est qu'un développement, comme nous l'avons dit dans le texte, de celle du fœtus humain à l'âge de trois mois et demi.
La ressemblance de l'utérus des Tard/grades et des Edentés avec celui de la femme , et mieux avec celui des Singes, à cause de sa forme un peu plus allongée, que nous avions indiquée dans notre ancien texte, a été confirmée depuis lors par des observations multipliées : seulement, nous devons remarquer que la cavité simple de l'utérus a deux orifices chez les paresseux et les/ourmi/iers; elle n'a qu'un orifice dans les tatous.
Dans Xoryctérope du Cap, il y a aussi deux orifices; mais ils conduisent dans deux cavités distinctes, comme chez les Rongeurs.
AU TOME vin. 831
(Voir la Monographie de M. G. Rapp, professeur à l'Université deTubingen, ayant pour titre : Recherches anatomiques sur les Edentés , in-4° , avec onze planches. Tubingen et Genève, i843.)
Page 263. — A la fin de l'article du vagin des Mammifères Monodelphes, nous aurions dû parler des deux conduits de Gartner, qui ont été découverts dans le veau et la vache et dans le cochon. Chacun de leurs orifices est sous l'extrémité d'un pli transversal qui se trouve immédiatement derrière l'orifice du méat urinaire. De là ils se portent parallèlement l'un à l'autre sur les côtés du vagin et dans son épaisseur ; ensuite ils se continuent sur les côtés du corps de l'utérus , et s'écartent de chacune de ses cornes pour se perdre dans le ligament large en s'approchant des ovaires.
Suivant M. Jacobson, ces canaux seraient des traces subsistantes des canaux excréteurs des reins primordiaux.
Voir la figure qu'en ont publiée MM. Gartner et de Blainville, Journal de la Société vhilômâtique de juillet 1826; et le mémoire de M. Rathke, Archives de Mechel, t. V, p. 379 et su iv.
Page 604. — I^a glande mammaire paraît cependant exister en rudiment chez l'homme et chez les mâles des mammifères, puisqu'elle s'y développe quelquefois assez pour sécréter une quantité remarquable de lait, ainsi que lavait déjà observé Aristote {Histoire des animaux , livre III, c. XX, 16).
(Voir à ce sujet les Eléments de physiologie de HALLER,t. VIII, part. 2, p. \S;elY Histoire générale des anomalies, par M. Isidore Geoffroy-Saint-Hilaire.)
Ce dernier savant a fait connaître à l'Académie des