Salamandre
0,2Sl5 POISSONS.
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Valentin.
Loche d'e'tang ,
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Petromyzon
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SECTION IL
DES ORGANES MODIFICATEURS DU SPERME, OU DE SES RÉSERVOIRS ET DES GLANDES QUI SÉCRÈTENT UNE HUMEUR DESTINÉE A SE MÉLANGER AVEC CE LIQUIDE, DANS LES VOIES QU'lL SUIT POUR SORTIR DU CORPS.
[Nous venons de voir que, chez la plupart des Poissons, la semence est répandue dans l'eau, sans autre élaboration que celle qu'elle a subie dans la glande qui l'a produite. Les seuls Sélaciens dans cette classe ont, ainsi que nous l'avons fait connaître , un canal excréteur très compliqué , y compris lepididyme, qui ne peut manquer de la modifier dans le long circuit qu'elle est forcée d'y suivre. Mais sans parler des sinuosités du canal déférent et de sa partie pelotonnée, Fépididyme, qui existe presque toujours dans les trois classes supérieures des Vertébrés, on trouve chez quel-
ques Reptiles de la sous-classe des Amphibies , et chez beaucoup de Mammifères , des annexes vésiculaires glanduleux qui appartiennent aux réservoirs modificateurs du sperme, que nous devons décrire. Les mammifères et quelques Reptiles de la même sous-classe ont encore plusieurs sortes de glandes dont l'humeur, se mêlant au sperme, en modifie la composition.]
ARTICLE I
[On donne le nom de vésicules séminales et de vésicules séminales accessoires à des réservoirs glanduleux de différentes formes et de proportions variées, qui sont annexés au canal déférent, vers sa terminaison, ou dont l'embouchure est assez rapprochée de celle du canal excréteur de la semence, pour qu'elle puisse refluer dans ces réservoirs accessoires, et y recevoir, par le mélange de l'humeur qu'ils sécrètent, les modifications nécessaires.
Parmi les animaux vertébrés , les vésicules séminales n'existent guère que dans la classe des mammifères. Elles manquent absolument dans toute celle des Oiseaux, dans la sous-classe des Reptiles propres et dans celle des Poissons osseux. Mais nous les retrouverons chez les Batraciens et chez les Sélaciens.]
Rien de plus embrouillé que l'histoire de ces vésicules, des prostates et des glandes de Gowper, dans les descriptions partielles que les zootomistes en ont publiées. Les uns appellent prostates ce que les autres nomment vésicules séminales, ou d'autres glandes de Covvper , et vice versa. De là vient que les uns nient
Ibà XXXIIle LEÇON. SECT. II, ORGANES MODIFICATEURS , ETC.
l'existence des véhicules séminales dans certains animaux, où d'autres disent en avoir trouvé. Alors ceux-ci annoncent que les mêmes animaux manquent de prostates, tandis que les premiers leur en accordent : aussi Haller a-t-il dû se trouver très embarrassé dans les nombreuses citations qu'il fait à ce sujet, n'ayant pas le lpisir et souvent pas l'occasion de vérifier lui-même les observations qu'il emploie. 11 se tire d'embarras, quelquefois, en plaçant le même animal dans la liste de ceux qui ont des vésicules, par exemple, et dans celle des animaux qui en manquent, en s'appuyant de deux autorités contradictoires. Cet inconvénient vient uniquement de ce que ces organes n'ont pas encore été décrits d'une manière générale. En les comparant les uns aux autres dans les différents animaux, on aurait bientôt distingué ceux qui ne peuvent point être réunis sous une même dénomination, de ceux qu'une structure analogue et la même position doivent faire ranger sous le même nom. Ces deux circonstances nous ont servi de guide dans la description suivante. Nous appellerons vésicules séminales tout organe analogue, par sa structure vésiculeuse , par sa position et par ses rapports , avec les déférents, à ceux qui portent ce nom cbez l'homme (1); et nous appellerons vésicules accessoires , des organes également vésiculeux, rangés près des premiers, ou en général autour de l'origine de l'urètre , mais dont les canaux ne sont pas eu rapport immédiat avec les déférents.
(i) On m'accordera peut-être d'avoir posé ici, dans ma rédaction, les bases, d'avoir établi les vrais principes de toute bonne comparaison, de toute bonne détermination en anatomie comparée.
AET. !. DES VÉSICULES SEMINALES. 159
[Observons cependant que les organes que nous avions désignés cntnme des vésicules séminales accessoires peuvent $ dans plusieurs cas, être considérés comme des prostates, ainsi que nous le verrons dans les descriptions particulières que nous en donnerons.]
§ I. Des vésicules séminales proprement dites,
A. Dans l'homme.
Celles de Y homme sont deux réservoirs membraneux, dont la cavité extrêmement anfractueuse communique, par un canal étroit, avec le canal déférent, et s'ouvre avec lui, dans le commencement de l'urètre. Ces réservoirs sont placés sous le col de la vessie. Ils sont composés d'un boyau qui se ramifie en plusieurs branches et rameaux plus petits, repliés sur euxmêmes, et retenus par un tissu cellulaire assez fort qui forme l'enveloppe extérieure du réservoir; de manière que leur ensemble a l'apparence d'une simple vessie ovale à surface extérieure très raboteuse. La membrane propre des vésicules est blanche et de consistance assez forte; on n'y remarque aucune fibre musculaire. L'interne, qui se continue avec celles du canal déférent et de l'urètre, y forme une foule de petits plis dirigés en différents sens , dont plusieurs paraissent frangés et rendent la surface interne des vésicules comme veloutée et réticulaire. A om,2o environ de l'urètre, chacune des vésicules ne forme plus qu'un canal étroit, qui s'avance à travers la prostate, en se rapprochant de son semblable , et se réunit au canal déférent de son côté, en faisant, avec lui, un angle très aigu ; il en résulte un canal commun qui pénètre
160 XXXIIIe LEÇON. SfiCT. M, OKGANIiS 310DU ICATLUES , ETC.
dans la paroi inférieure de l'urètre, non loin de son origine, éprouve subitement une inflexion de bas en haut, et s'ouvre dans la paroi inférieure de ce canal, par un orifice ovale percé à côté du verumontanum.
B. Dans les Mammifères.
Les vésicules séminales existent dans tous les Quadrumanes, dans les Chéiroptères ; dans les taupes et les myogales parmi les Insectivores; dans les coatis, dans les Rongeurs , les Pachydermes , les Solipèdes; dans le lamantin, parmi les Amphibies trirèmes. Elles manquent conséquemment dans les Insectivores , les Ours, les Carnivores , dans les Ruminants , dans les phoques parmi les amphibies quadrirèmes, dans les Cétacés et dans toute la série des Marsupiaux.
On ne peut donc pas expliquer jusqu'à présent la loi de leur existence. Tout ce que l'on peut en conclure , ainsi que d'autres différences que nous aurons occasion d'observer dans la suite de cette leçon , c'est que les organes reproducteurs ne paraissent pas subordonnés aux organes conservateurs de la vie, ou, en d'autres termes, que le genre de vie de l'animal peut varier beaucoup, que sa nourriture peut être animale ou végétale , sans que ses organes reproducteurs éprouvent des changements correspondants (1).
Les animaux à bourse nous en fournissent une preuve frappante. Les uns ne vivent que d'insectes ou d'animaux encore plus analogues à leur propre nature , les autres broutent l'herbe , d'autres enfin ne semblent
(i) C'est encore un principe que mes propies obseï valions, mes méditations sur le sujet fie. cette rédaction m'avaient suggéré.
vivre que de racines. Tous cependant ont les organes de la génération très analogues.
Les vésicules séminales varient à l'infini dans leur forme , et Ton sent que cela peut être sans que leur structure essentielle en soit changée pour cela. Rarement leur cavité est-elle simple (les lièvres)-, ordinairement on la trouve plus ou moins anfractueuse, et quelquefois très divisée (les Roussettes). Leurs parois sont généralement minces et simplement membraneuses; on n'y observe aucune fibre musculaire ; et lorsque la force contractile , qu'il faut cependant leur accorder, ne paraît plus suffisante , comme lorsqu'elles ont un très grand volume, pour expulser avec assez de force la masse du liquide qu'elles renferment, elles ont alors un muscle extrinsèque qui sert à les contracter : c'est ce que nous verrons dans Y éléphant.
Ces mêmes parois ont évidemment, dans plusieurs cas, une nature glanduleuse; ce qui doit faire penser que les vésicules séminales ne sont pas de simples réservoirs de la semence , mais qu'elles servent encore à faire subir à ce liquide des changements plus ou moins importants, soit par l'absorption d'une partie de ses principes constituants , soit par l'addition d'autres principes.
Les vésicules séminales des Singes sont très semblables à celles de l'homme. On peut dire cependant qu'elles sont en général plus ramifiées , et que leur cavité est plus anfractueuse. La surface interne de celleci présente constamment un réseau à mailles très fines, et quelques grosses lames, qui divisent encore plus cette cavité qu'il ne le paraît à l'extérieur. Gomme dansl'homme, chaque canal éjaculateur s'unit, du côté 8. îl
162 XXXlll* LEÇOJN. SECT. II, ORGANES MODIFICATEURS, ETC.
interne et postérieur, avec le canal déférent correspondant, et ne forme plus avec lui qu'un canal commun, qui paraît plutôt appartenir au premier, traverse la prostate, perce la paroi supérieure de l'urètre et s'ouvre à côté du verumontanum.
Dans les makis proprement dits, les vésicules séminales consistent en un gros boyau conique, dont le sommet est recourbé eu dedans. Leur cavité est simple, leurs parois sont minces, et présentent intérieurement un réseau fin. Ces vésicules s'ouvrent par un large orifice, commun au canal déférent, sur le côté du verumontanum.
Celles du tarsier forment deux larges sacs, dont les parois semblent un peu glanduleuses. Leurs rapports avec l'urètre et les canaux déférents sont les mêmes que dans les précédents.
Dans les roussettes , elles forment chacune un lonjj et gros boyau, ayant trois inflexions, dont la cavité est divisée, dans les deux tiers de sa longueur, en une foule de petites cellules à parois membraneuses. Son dernier tiers est un simple canal, qui s'ouvre dans un corps arrondi, assez consistant, placé sur le col de la vessie, dont l'intérieur est divisé par des lames membraneuses, comme le boyau séminal, en un grand nombre de petites cellules que l'on trouve de même remplies dune humeur séminale coagulée. Cette sorte de réservoir reçoit aussi les canaux déférents, et communique dans lurètre par deux petits orifices.
Les vésicules séminales sont très petites dans les galéupilhèques. Elles ont un volume médiocre dans les chauves-souris , où elles forment deux sacs arrondis, blanchâtres, à cavité simple, à parois glanduleuses.
Les vésicules séminales des Rongeurs sont remarquables , dans la plupart , par leur grand développement. Celles du cochon d'Inde forment deux longs tuyaux coniques, s'amincissant beaucoup vers le bout, ayant quelques bosselures dans leur seconde moitié, et s'ouvrant dans 1 urètre par un orifice commun avec celui des déférents.
Dans Y agouti, ce sont de même deux gros boyaux , ayant quelques branches plus petites, et dont les parois sont peu épaisses. Chacun a un orifice séparé dans la cavité commune du verumoptanum, où se rendent aussi séparément les conduits déférents et les conduits excréteurs des vésicules accessoires ; de sorte que tous ces canaux communiquent ensemble par le moyen de cette cavité.
Les vésicules séminales de la marmotte des Alpes sont peu développées, à cavité très anfractueuse, et à parois glanduleuses. Elles sont semblables, suivant Pallas , dans le boback ; mais dans le souslich [mus titillas, Pall.), d'après le même auteur, elles sont composées d'un petit boyau froncé, qui adhère à une masse formée de plus petits boyaux.
Ce sont de nouveau, dans les rats proprement dits, de grandes vessies membraneuses, coniques, aplaties, [ayant leur bord antérieur inégal, bosselé, comme divisé quelquefois en crête de coq, lorsque les cellules que ces bosselures indiquent sont profondément séparées] ; elles sont situées en très grande partie hors du bassin , à caisse de leur volume considérable.
Elles ont une structure semblable dans les hamsters, les campagnols, les loirs , les gerboises; c'est-à-dire que ce sont, dans tous ces animaux, des vessies à cavité
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simple, mais inégale, qui se développent singulièrement dans le temps des amours.
[Nous les avons trouvées^ongues, cylindriques, volumineuses, ayant leur dernier tiers replié sur le précédent, dans la gerboise de Mauritanie.
Celles de la gerbille de Schaiv ont une structure et une forme très analogues.]
Dans le lièvre et le lapin, ou les lièvres proprement dits, ces organes sont remplacés par un sac unique, d'un volume assez considérable , de forme rectangulaire, dont les deux coins libres sont quelquefois allongés et très distincts. Les parois de ce sac sont membraneuses, excepté dans les deux tiers du côté supérieur, où elles sont formées dune substance glanduleuse très épaisse, analogue à la prostate. Ce sac s'ouvre dans l'urètre par un orifice unique , percé] au milieu du verumontanum , et dans lequel se rendent aussi les deux canaux déférents.
Les vésicules séminales sont doubles et séparées dans les lagomys (lepus pusillus, ogotonus et alpinus, PalL).
Elles consistent chacune, dans X écureuil vulgaire, en un petit canal ridé et replié sur lui-même, qui se rapproche de son semblable entre la prostate et le canal de l'urètre, et, contre l'ordinaire, en dedans des canaux déférents. Leur petitesse, la nature glanduleuse de leurs parois, le défaut de vésicules accessoires, et, comme nous le verrons, la présence d'une véritable prostate et d'énormes glandes de Cowper, rapprochent, à cet égard , ces animaux de la marmotte des Alpes et du boback.
Ces vésicules n'ont pas une structure moins variable clans les PacJiydermes,
Celles du daman sont très grandes et ramifiées. Elles forment, dans le rhinocéros, deux sacs assez grands, à cavité inégale, à surface extérieure bosselée, dont les conduits se réunissent, avec les déférents, en un canal commun , à en juger d'après les dessins exécutés sous les yeux de Vicq-d'Azyr et l'explication écrite de sa propre main.
On dirait, en voyant celles du sanglier, que ce sont deux portions de thymus. Elles sont très volumineuses, et composées de lobes et de lobules ; et ceux-ci d'assez grandes cellules membraneuses polygonales, dont les cavités, remplies d'une humeur séminale coagulée, communiquent ensemble, et se rendent enfin dans un petit canal excréteur commun , qui réunit les précédents, et s'ouvre dans le verumontanum, avec le canal déférent de son côté. La même chose a lieu dans le tajaçu.
Ces vésicules sont très grandes dans Y éléphant, de figure ovale , ayant un étranglement près de leur sommet, qui sépare la cavité de celui-ci de la grande cavité. Leur surface interne est divisée par des colonnes irrégulières, en sillons pins ou moins larges, mais peu profonds, plus marqués dans le sommet et la partie moyenne des vésicules que vers leur base , où ils s'effacent, et sont très comparables à ce que l'on voit dans les vessies à colonnes. Ces colonnes sont formées par la membrane propre des vésicules, beaucoup plus épaisse vers le sommet que dans le reste de son étendue, composée, en grande partie, d'un tissu cellulaire très serré, et présentant, à l'extérieur., un tissu fibreux,
très évident, que l'on devrait peut-être distinguer comme formant une membrane à part. Du côté externe et antérieur de chacune de ces vessies, est un muscle particulier qui s'élève de leur col vers leur partie moyenne, et dont les fibres s'écartent à mesure quelles montent. Ce muscle contracte les vessies séminales en rapprochant leur sommet de leur col, et sert ainsi à faire sortir le liquide qu'elles renferment. Celui-ci passe dans le canal de l'urètre en traversant l'extrémité des canaux déférents, à chacun desquels la vessie correspondante se réunit, au-delà de leur ampoule.
Celles des Solipèdes sont deux sacs membraneux, qui ont chacun un large canal excréteur, dont l'orifice dans l'urètre est commun au canal déférent de son côté.
Nous avons mis les Ruminants, au commencement c^e cette histoire , parmi ceux qui manquent de vésicules séminales, quoiqu'on leur en accorde généralement; c'est qu'on a pris pour telles de véritables glandes que nous décrirons comme des prostates. Nous trouvons cependant deux petites capsules glanduleuses dans le daim , jointes ensemble par leur bord interne, tenant à la base des prostates par leur bord externe, traversant comme un pont l'extrémité des déférents, et dont la petite cavité paraît aboutir dans le verumontanum, par la même embouchure que le déférent. Dans d'autres Ruminants , tels que le bélier, Y axis, etc., au lieu de ces capsules on ne trouve plus qu'un simple ligament qui traverse de même, comme un pont, les extrémités des canaux déférents ; et s'attache à fe base des deux prostates , qu'il réunit.
G. Dans la classe des Oiseaux.
[Nous avons déjà dit que leurs déférents se terminent dans le cloaque, sans même éprouver une dilatation qui pourrait servir de réservoir à la semence.]
D. Dans la classe des Reptiles.
[Il y a souvent dans l'ordre des Ophidiens, à la fin du canal déférent, une ampoule qui pourrait passer pour servir à ce dernier usage; mais ce n'est pas une vésicule séminale teile que nous lavons caractérisée et décrite chez les mammifères.
On ne croirait guère qu'après avoir vu disparaître ces organes dans la classe des Oiseaux et chez les Reptiles propres , les Batraciens anoures , parmi les Reptiles amphibies , pourraient nous en offrir un nouvel exemple.
Dans le genre Rana^Guv., où nous les avons étudiées, il est remarquable que ces vésicules diffèrent d'une espèce à l'autre.
Celles de la grenouille verte sont annexées à l'extrémité du canal urétro-séminal et à son côté externe. La paroi de ce canal , dont elles ne sont qu'un développement, est percée de plusieurs trous ronds, qui sont les embouchures des cellules dont se compose cl jaque vésicule.
Ces cellules sont allongées en travers \ elles ont une cavité anfractueuse , des parois résistantes qui supportent très bien les injections au mercure, et elles paraissent communiquer entre elles.
Dans la grenouille rousse , le canal urétro-séminal commence à se dilater après avoir dépassé le rein, et
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prend, en arrière de cet organe, un renflement qui va de même en diminuant et qui lui donne, dans cette partie , la forme d un fuseau ; c'est à cette portion renflée qu'est annexée la vésicule séminale qui est oblongue , jaunâtre, celluleuse, analogue à celle que nous venons de décrire dans la grenouille verte, mais sa position est avancée, au lieu d'être reculée, comme dans cette dernière.]
E. Dans la classe des Poissons.
[Il n'y a de réservoirs de la semence que chez les Sélaciens, dont l'appareil génital est d'ailleurs très compliqué.
C'est une petite vessie annexée au caual déférent, ei qui contient, à l'époque du rut, un liquide verdâirè avec un grand nombre de spermatozoïdes (i).]
§ II. Des vésicules séminales accessoires.
[Nous avions adopté cette dénomination, dans notre ancienne rédaction,] pour des paquets de tubes ou de boyaux membraneux, plus ou moins nombreux, plus ou moins ramifiés, collés au côté interne des vésicules séminales, ou situés autour de l'origine de l'urètre , et dont la cavité communique dans ce canal par le moyen d'un ou de plusieurs canaux excréteurs, qui se rendent dans le même orifice que les vésicules séminales et les déférents (l'agouti), ou qui percent l'urètre séparément. [La circonstance que leur liquide ne montre pas de spermatozoïdes, et qu'il ressemble au produit des pros-
(i) Voir le mémoire cité de M. Lallemand sur le développement des zoospermes chez les raies. (Annales des science* nat.9 5e?érip, t. XV, p. 257.