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OISEAUX

[Les Oiseaux mâles et femelles ont pour principal organe d'accouplement le vestibule gênito-excrèmentitiel, dont l'orifice transversal, situé à l'extrémité d'un coccyx très mobile, permet au mâle d'aboucher le sien contre celui de la femelle. Celle-ci relève cet orifice avec son coccyx en même temps que le mâle abaisse l'un et l'autre.

L'embouchure de Foviducte se trouve ainsi rapprochée de celle des canaux déférents, et les spermatozoïdes du mâle peuvent s'y introduire , pour aller féconder les ovules.

Mais ce vestibule renferme, par exception, une verge ou un clitoris, dont le développement et le plan d'organisation peuvent différer beaucoup.

Nous avons donc à faire connaître, dans cette section, le vestibule comme organe d'accouplement, et la verge* ou le clitoris qu'il recèle , dans quelques espèces privilégiées.]

ARTICLE I

DU VESTIBULE GÉNITO-EXCRÉMENTïTÏEL CONSIDÉRÉ COMME ORGANE

d'accouplement chez les mâles et chez les femelles de la classe des otseadx.

[Nous avons considéré , sous le rapport de ses fonctions excrémentitielles (t. IV, partie II, p. 4o3 et f\\ o 1 le vestibule, que nous appelions encore cloaque , pour nous conformer à l'habitude. Tci nous devons îêtn-

SECT. ÏT. ART. I. OROr. D'ACCOUPLEMENT DES OÏSKA.UX. 26,"»

dier sous celui de ses fonctions génératrices. Dans la description de notre première édition , dont le texte a été conservé dans celle-ci, nous avons eu tort d'envisager le cloaque comme une simple dilatation du rectum et comme le réservoir des fèces. Cependant . en décrivant celui de X autruche , nous disions immédiatement que les matières fécales ne passent du rectum dans le cloaque qu'au gré de l'animal.

M. Geoffroy-Saint-Hilaire, dans sa Philosophie anatomique (1), a généralisé cette observation, en démontrant que, chez aucun oiseau, le prétendu cloaque n'est le réservoir des fèces.

Les fonctions génitales du vestibule génito-excrémentitiel sont, selon nous, les plus importantes; les autres ne sont qu'accessoires et subordonnées.

Cette poche se divise plus ou moins distinctement en deux parties crui se suivent. Elle reçoit dans sa première division , ou la plus avancée et la plus profonde, l'extrémité du rectum, qui s'y termine.

Un peu au-delà se voient, dans les mâles, les orifices des canaux déférents , à l'extrémité d'une papillo plus ou moins saillante; en dehors de ces orifices, mais un peu plus en avant, sont les embouchures des uretères qui n'ont pas de papille.

Chez les femelles , on voit à gauche la large embouchure de l'oviducte développé, et chez quelques unes à droite et dans la place correspondante, l'orifice très fin d'un petit oviducte droit très rudimentaire. ( Voir notre description des organes éducateurs.)

(i) Philosophie anatomique. Des monstruosités humaines , page 334 • Paris, 1822.

166 XXXIV* LEÇON. OflG, D'aCCOUPlEMÏ .■-. ï EkJtft YiifcïÉBRÉS.

Un peu plus en dehors, dans la seconde division du vestibule , qui est séparée de la première par un pli transversal , se voit 9 chez beaucoup d oiseaux dans la ligne médiane, un mamelon médian que nou-s regardons comme une verge rudimentaire. Ce mamelon appartiendrait , suivant M. Barkow , à la bourse de Fabriciuss.

C'est aussi dans cette dernière partie que se trouve l'orifice de la verge du canard et de toutes celles de ce type.

Dans le casoar à casque, le vestibule génito-excrémentitiel s'ouvre en dehors, au centre d'un bourrelet épais formé par le sphincter externe , qui est recouvert par une peau dure , plissée régulièrement de plis transverses, ondulés, parallèles.

La plus grande partie des parois de cette cavité est enveloppée entièrement par la continuation de ce sphincter externe, qui est ici beaucoup moins épais, et qui devient, par sa position profonde, le sphincter interne.

Ce vestibule , tapissé par la muqueuse , renferme , dans sa division la plus reculée ou la plus externe, une grande partie de la verge. Il a , de chaque côté du corps fibreux de cet organe , une série d'orifices de cryptes considérables , analogues aux glandes préputiales de la verge des mammifères.

Au-dessus de la verge, sous la voûte de cette division du vestibule, il existe un repli de la peau qui la sépare d'une poche plus profonde et plus petite. C'est dans cette poche intérieure que s'ouvrent les uretères, dont les orifices sont percées à sa paroi supérieure; et les canaux déférents , dont les orifices sont à l'exîré-

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