DE LA VERGE DES OISEAUX
La plupart des oiseaux n'ont qu'une papille vasculaire, située à la paroi inférieure de Leur vestibule génito-excrémentitiel , et qui est souvent à peine sensible hors du temps de l'érection. Ils ne peuvent se produire d'autre irritation dans le coït que celle qui
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doit résulter de l'abouchement des orifices de leurs vestibules et de l'attouchement de cette papille.
Quelques uns ont une verge d'un volume assez considérable, dontl'existence ne paraît pas toujours dépendre de la grandeur de l'animal. Les grands oiseaux de proie n'ont tout au plus que la papille qui vient d'être indiquée; tandis que les canards, qui sont beaucoup plus petits, sont pourvus dune verge très grande. Cette existence paraît encore moins en rapport avec les ordres dans lesquels on divise cette classe ; car le même ordre, celui des Gallinacés, par exemple, comprend des oiseaux qui ont une véritable verge , le hocko , V outarde, et beaucoup d'autres qui n'en ont pas. Il en est de même des Echassiers , des Palmipèdes et des Passereaux. [On ne connaît, dans ce dernier ordre, que le tisserin aleclo qui en soit pourvu, et le républicain', Loxia socia, Latham.]
Sa structure est loin d'être la même dans tous les oiseaux qui en ont une évidente et développée. A cet égard, elle présente deux modèles extrêmement différents, et un troisième qui tient de ces deux plans opposés. Nous décrironsla verge de Y autruche comme type de l'un, et celle du. canard comme exemple de l'autre.
La première est d'une grandeur proportionnée à celle de cet oiseau. Sa forme est conique ; son dos est creusé d'un sillon étroit et profond qui règne depuis sa base jusqu'à sa pointe. Les déférents s'ouvrent dans le cloaque vis-à-vis de sa base, de manière que la semence tombe directement dans ce sillon. Cette verge est formée: i° de deux corps solides, coniques, entièrement composés de substance fibreuse , ou fibroélastique; ils sont appuyés par leur base en dedans du ,