‹ Lecons d'anatomie comparéeChapitre 79 sur 191 · SECT. TV. ART. IT. ORGANES ACCESSOIRES · texte numérisé non relu

SECT. TV. ART. IT. ORGANES ACCESSOIRES

7. il y eu a un septième qui me paraît être la continuation du métatarsien.

Ces divers cartilages ne se ressemblent pas tous dans les diverses espèces des raies. Les squales et les chimères les ont différents et pour le nombre et pour la forme.

Les muscles de ce membre, à leviers si compliqués, démontrent de même, par leur disposition et leur action, la liaison de la nageoire avec l'appendice génital.

i° Le muscle abaisseur de cette nageoire et Y abducteur des rayons est en même temps Y abaisseur de l'appendice. ,

Ce muscle s'attache par un tendon fort, à côté de son symétrique , au cartilage transverse du bassin.. Delà il se porte en dehors et. s'épanouit en éventail sur les cartilages/e//2«r et tibia; il entrecroise ses faisceaux de fibres avec les petits muscles qui meuvent les rayons ; c'est sa partie moyenne. Sa partie la plus avancée va s'attacher au bord antérieur et à la nase du premier cartilage du premier rayon qui s'articule au bassin; cette partie antérieure, en portant ce cartilage en avant, met tous les rayons dans l'abduction. Enfin sa partie la plus reculée va se terminer au calcanéum et à l'astragale ; celle-ci porte le membre dans l'abduction.

20 Le releveur de la nageoire vient des côtés de l'origine de la queue et se dirige sur les rayons ; sa portion la plus avancée se termine au fémur et au tibia. Une autre plus reculée va du premier et du second de ces cartilages au calcanéum.

3° h'abducteur de l appendice vient du fémur, partie antérieure, au-dessus du fléchisseur, < et se porte au calcanéum . C'est un muscle droit , plat , allongé , qui

308 XXXIVe LEÇON. ORG. D*ACCOl!PLK>tENT DES VERTÉBRÉS.

se termine contre la partie la plus avancée du grand abducteur des doigts. Ii étend le membre sur le tibia et le fémur, et le rapproche de la ligne médiane.

4° Un court muscle, qui va du calcanéum à la partie antérieure du métatarsien, étend celui-ci sur le calcanéum et l'astragale.

5° Le grand abducteur ou extenseur des pièces mobiles et terminales de l'appendice. C'est un muscle très fort qui enveloppe, de sa partie charnue, les deux tiers extérieurs de cet appendice. 11 se compose de deux parties, une qui occupe la face supérieure du membre, et l'autre ['inférieure. La première s'attache en avant, dans toute l'étendue de l'astragale et du calcanéum et au métatarsien, vers sou extrémité antérieure. Son ventre charnu se change, en arrière, en un tendon mince qui s'épanouit, sur la face externe du cartilage, en socle de charrue.

C'est, dans la Raie blanche , un muscle distinct, faible , qui va de l'astragale et du métatarsien au même cartilage.

La partie de ce muscle qui occupe la face supérieure du membre s'attache en avant sur le calcanéum et le métatarsien. Ses faisceaux nombreux forment un ventre épais , qui se change en un tendon plat et large, qui va se terminer à l'extrémité phalangienne du métatarsien. Il enveloppe, dans son trajet, le cartilage en cuilleron.

Dans la Raie blanche, c'est le principal des deux abducteurs des doigts.]

Les pièces que ce muscle porte dans l'abduction tendent, par leur propre élasticité, à se rapprocher l'une de l'autre; mais il n'y a aucun muscle qui, en déter-

minant avec énergie leur rapprochement, puisse faire de ce membre un véritable organe de préhension.

L'appendice génital des Sélaciens comprend encore une glande considérable [située sous la nageoire et se prolongeant en dehors de la base de l'appendice. La peau seule recouvre sa face inférieure, tandis que la supérieure adhère aux rayons de la nageoire par du tissu cellulaire. ] Cette glande a un large canal excréteur qui s'ouvre dans le sillon que forment deux des pièces du cartilage métatarsien , et s'ouvre dans le creux des pièces phalangiennes. L'humeur qui en découle est très visqueuse.

[La glande du membre génital et les parois de la cavité dans laquelle elle est située sont rouges de sang à l'époque du rut, et semblent éprouver une turgescence remarquable.

Elle est enfermée dans une double enveloppe; l'extérieure est musculeuse, l'intérieure fibreuse.

A l'extrémité inférieure de ce sac, tout près de son issue, il y aune capsule à parois musculeuses et caverneuses, dont la cavité est traversée par des filets tendineux déliés. J. Davy, qui a vu des battements dans cette dernière poche, qui contenait du sang chez un individu encore vivant, la considère comme un cœur accessoire, destiné à activer la circulation du sang dans les appendices génitaux des Sélaciens (1).

La glande elle-même a la forme d'une olive. Un sillon longitudinal la partage en deux colonnes, dans chacune desquelles on distingue une série transversale de tubes très fins.]

(i) Trans. philos, pour 1 83g.

310 XXXVe LEÇON. OIK:, DE GENERATION DES ARTICULES.

Page 1