I. SITUATION, FORME, ETC
hté avant le cœur et un peu après, se rétrécissant ensuite en un canal étroit, puis se dilatant encore en un cul-de-sac assez large vis-à-vis le rectum.
De même le poumon unique de YHydrophis schistotm^ commence bien avant le cœur, par l'extension et la structure en réseau de la partie membraneuse de la trachée. Il a de plus des dilatations et des étranglements alternatifs, analogues au précédent.
Celui de la Pelamide bicolore est dilaté en fuseaUr dans la partie qui forme le poumon proprepient dit. Au-delà c'est un canal étroit , qui se dilate encore dans sa dernière portion.
Les Acrochordês , qui comprennent les Chersydres de Cuvier, sont aussi des serpents aquatiques ,. dont le seul sac pulmonaire s'étend de la gorge à l'anus , en forme de canal étroit, plus large en avant (i).
Enfin , la dernière famille des Ophidiens , celle des Cicilies , montre de nouveau le plan d'un double sac pulmonaire, dont le droit est seul développé, et le gauche rudimentaire dans certaines espèces , un peu plus étendu dans d'autres (2). Ces différences sont même si remarquables entre des espèces congénères, que nous croyons devoir les décrire ici avec quelques détails.
(i) M. Sehhgtl, op. cit, p. 427.-^(2) cLenr deuxième poumon ett aussi petit qve dm les autres serpeoto* » Cuvier, Régné animai, p. 99 du 1. 11.
Les dtatioiis que nous aToos faîtes de ce dernier ouvrage (pubUé en i829) sur. l'existaioe de deux poumons dans les ophidiens, démontreront s'il y avait de la jutiee de se borner aU texte des Leçons tCAnaU comparée, publiées eu 1805, pour donner en 1833 la mesure des connaissances de M. Cuvier sur Texistence d^oiiou de deux poumons dans celle classe. Voyez Meckel, SysU der P^ersehifftaidm ûnatomic , t. t, p. 257.
38 XXIX' lEÇON. ART. II. POUMONS 0ES VBRTÉttRES.
Dans la Cecilia interrupta , le poumon droit est presque aussi long que le foie (il a 0,065 mètres) , tandis que le gauche n'a que o,oo5 mètres- Dans la Cécilie à ventre blatte^ dont le cœur est très-réculé, il y a un très-petit poumon gauche ràdimentaîre et un poumon droit fort long, ne se terminant, en arrière, que très-près du rectum. Dans la Cecilia lunïbricoides , le poumon droit , long et grêle , se terniîne cependant avant le foie vis-à^rîs !a vésicule du fiel. Le gauche eôt très -petit (i). La Cecilia annulata a son petit poumon mi peu plus long (deo,oi4) ^'setivement au grand, qui est de 0,084. Cette proportion augmente encore dans la Cecilia ghainosa^ dont les deux poumons sont d'ailleurs très-^grêles et rappellent asse%, par leur longueur relative ^ les fiacs pulmonaires de TOrvet. Le gauche a en efifet 0,018 tnètres de long, et le droit 0,064 ; ^ n'atteint; pas l'extrémité du foie. .
On a pu voir, dans cette comparaison détaillée^ que le graiid poumon s'étend d'autant plus que le petit est plus court, et qu'il se raccourcit à mesure que le petit s'allonge 9 et qu'eu général les deux poumons des Ce** eUim rappellent plutôt le double poumon des AngHk^ que celui des vrais serpents à poumon rudimentaire*
(i) lié pMtnoÉ érofif, «MSttKft dans un des^ ((ue j*eii ai ftiit €ii idSO , à* %\W mètres de long t tandlt <pie M. Ma^ a trente le gaaoha da 0,006 aauttMfcl» environ. Anaiêctmtf p. 50^ Quol^o la gfanieor dm dent Indlvidna ofawrviéaiie soit pat désjgnée, on pomtoi Ju^ appvt^matiiwMiiide ladUfenModepiopoitkm.