‹ Leçons d'anatomie comparée, recueillies et publChapitre 3 sur 124 · XXIX* LEÇON. RESPIRATION DES VERTÉBRÉS · texte numérisé non relu

XXIX* LEÇON. RESPIRATION DES VERTÉBRÉS

^agendie 9 d'Edwards ^ de Treviranus^ de Tiedemann et Gmelin , de J. Minier^ et de plusieurs autres. M ak ces nombreux expérimentateurs ont fait connaître des pro* poirtions différentes dans l'oxygène absorbé, et dans l'acide carbonique exhalé.

Relativement à la quantité d'oxygène, ils ont con*stamment trouvé qu'elle excédait en volume celle de l'acide carbonique exhalé. JET. Davy a expérimenté sur lui-môme ; il a eu pour résultat que , sur 161 pou- «es cubes^d'air atmosphérique qu'il avait respiré pendant une minute, il n'en restait plus que 152,4» composés de 1 1 \,% d'azote, au lieu de 117; qu'il n'y avait

plus qpe iî'3,4 d'oxygène, au lieu de 4^>4î ®* ^^ ^tA pouces cubes d'acide carbonique en remplaçaient 1 fi. L'augmentation de l'acide carbonique était donc d'enviroa ~ ; tandis que la quantité d'oxygène qui avait disparu était de -^ ou de ^; proportion qui se rapproche beaucoup de 8 à 9 centièmes indiqués par Cuvier, itji'après Lavoisier.

Treviranus (Journal de Physiologie e^Bpérimentale ^ t. IV, pag. 23) a eu , à notre avis , une idée très-ingénieuse pour rendre plus comparatives les expériences ffûtes sur les animaux des différentes classes, afin de déterminer la proportion d'acide carbonique qui se trouve mélangée dans l'air expiré. Il a réduit toutes ces expériences à un même poids pour l'animal , et à un même tetnps pour la durée.

En voici l'expression :

Un Mammifère du poids de 100 grains, ayant respiré pendant joo minutes, a produit 0,62 pouces cubes d'acide carbonique.

Un Oiseau du même poids, dans le même espace de

ART. I. ACTiON OE hUïi, 5l

temps, a produit 0,97 pouces çu(b^e$ d'acide carbonique.

Vntièjfiile (un« greaoïuUe) n'a fourni que o,o5 pouces cubes d'acide çorbomque. .

Et «H Poisson (une tanche,) s^ exhalé seulement là petite quantité de 0,01 pouce cube d'acide carbonique.

Suirant le mémç autour , les Insectes^ dans quelques circonstances, exhaleraient aujtant d'acide carbonique^ fue les mammifères.; dans d'autres, cette proportion,^ ainsi que celle de l'acide carbonique produit p^r.' les' - Uolluifims et \t% Fers, s'élereraît seulement à là proportion des amphibies. ^ . ... ^ ^

U résulterait des e^cpériences de ]M[, Dulong que, chez lesaniioaux herbivores^ la proportion de l'oxygène ab-' serbe, en sus de l'acide carbonique exhalé, serait de -^; €t de î chez lesf carnivores^ ( ckieny chat, cressereÙe^..

M. Despretz a obtenu des résultats analogues , et a trouvé que la quantité d'acide carbonique produit n'était que les | ou tout au plus les^J de l'oxygène disparu.'

Relativement à l'appréciation de la quantité de cet adde (pie peut produire la respiration , dans un temps donnée il paraîtrait qu'elle a été exagérée.

Elle serait, sviv^ni Lavoisier et Seguin , de 149^0 ponces cubes.

après Davyy de 3i68o pouces cubes,

"BxAUen et Pspys l'ont évaluée à 3960Q pouces cubes, dans les ^4 heures. ^ .

Berzélius obsjsrve que les alimepts d'un jpur et lié carbone qu'ils contiennent ne pourraient en fournir une semblable proportion.

Quant aux changements qu'éproure l'azote dé l'air atmosphérique par la respiration , les résultats obtenus sonttrès-difféxeats. Ces différences cependant font com-

6 XXIX* LEÇON. BmiBÂTIok DES VERTÉBRilS.

prendre la trôi^ièilie ^es pircipoëiiiané de Gtivler '^ix^ nous coinmeritotis Ici ; ôelle « 'qitll t^y perd nn peu d^azate » daqs Tair aue l'on* respite ; et la contradU^ion apparente avec peîje etpritiiée un peu plus haut, « que » la proportîôi) est restée la même dans Taîf expîré » .

En eÇet , ])ÏJH- Altèn et Pepyn ont eonstàté 4an8 leurs expériences, que la quantité d'af;ète ne variait pas ÇTrahs. phiL de 1 805) j tandis que Humphr^ Bavy ^ et Pfa/f pnt trouvé une diminution sensible dé cé gaz.

fierthoUet , d'un autre côté , Tiyttèn , Dul&Hg • et "Uipp^^pretz ont vu constamment que Isa (juanfité avait augiiienté daos l'air expiré; M. Bttt^atds (Influenèê -iiêê agents physique» sttr /â W^) explique ces contradictfobs, en démontrant, par iTi respiration dé Poxfféhf pwir,^ ou d'un mélange d'îjydrôgène et d'oij^ène , dan§ les proportions de l*alr atpQosphérfque , quîl y a tonjotire de Tapote qui sort du eorps par les voies de la tes^irs'*» tion ; que dans d'autres cas 11 y en a une certaitie quantité d*absorbée / 0t que les circonstances vitales pou» vant, faire varier les proportions de ces quantités àbsor^ bées Ou èxbâiées, et rompre l'équilibre naturel entre ces fonctions opposées, on peut expliquer par là toutes les différences trouvées dans les eitpérienees citées.} ' Poiir ce qui est dés Reptiles et dé% Paissons quirês-

f^jrent par dea branchies, et par ' lînterttiédîaire de *eau , de grands naturalistes ont peii^ que e^ animaux décomposent ce liquide, pour en êxtraîi*e 1*0x3^ gèij^ ; .mais il nous paraît constaté i diaprés léë exp^** néricè$ felt^s par f DuVerûéy en i^oi } et totif récemment pat St. Ifytàestte^ qui!» respirèirt l'ail* emitenu dans Teau , et quiîs tîenèént mém)e, lor#qù^)s

AfeT. ï. ACTÎONr M l'AIR. ' ^

le peuvent, respîrei" l'aîr atmosphérique à ça fturtace/ Comm^ C*èst Topinioii (ji e i^ous avons adoptée dans tout cet 6uvr?ige , vQÎcî , en peu de mots , les dernières expériences sur îesqqelles elle, ^e foiide.

i*. Deux poissons mis sôtié des récipients entièrement plqîog d'eau;^ et c^iii iiç pouvaient avoir aucun contact avec l'air attfiosphérlijue , sôri.t ,hiorts , l'iin ^u hout de dîx-tiuif heures , l'autre après dix-liuit heurqi et demie. ...

5«. Un autre poisson mis dans un Hcipient à la su* perfide duq^uel on avait lâî§3ë y ne petite qt^kantîté d'air atmosphérique , yéçiït un peu plus Iptig-tempsl

3% Si on qfubstîtuè la même quantité d'o?vgène pur à Taîr atmosphérique , le poisson vit ei^ôore UQ peu plus long-temps j et cet air est ^bsQ?bé en partie , et change pouf Taùtre en acide carbonique,

4*. Ces àhîmaux metifent au bout dé peu çle temps, lorsque, au moyen d*!Uii^ diaphragme de ga^, place trèsprès cle la surfaèe de l'eau , on îég empêche de venir prendre, à cçtte surface , le fluide atmosphérique.

5*. L eau dans laquelle des' poissons avaient respiré conteoaît beaucoup moins d'air que la même eau qui u mît pas servi â cet usaçe.

6*. Plusieurs poissons introduits dans l'eau d'un bocal sur leiquel on avait laissé du ga55 nîtreux, éprouvèrent des çonvul^ons violentés aussitôt qû*ils eurent touché ^ surface de l'eau, et moururent eh moins dé trois minutes', tandis- que d'autres poissons , introduits dans une eau imprégnée d'iiné égale quantité de ce gaz^ Tècurent assez bien pendant qu'ils purent venir respirer Xm ^tWQSpbmquç, |t sa surface.

\ilOA.Humboldt et Protienpal ont nonrs^ulement CQUr-

8 XXIX* LEÇOlf. BBSPIRiiTIOlf CES YEBTÉBRÉS.

firme par leurs expériences tous ces résultats intéressants; mais ils ont démontré de plus, dans^une de ces expériences, que sur SiJ 7,1 pouces cubes d'air combiné à l'eau , il y avait 56,6 d'azote d'absorbé.

La chimie moderne a répandu un grand jour sur la fonction de la respiration, dès le moment où elle est parvenue à bien connaître la composition de l'air atmosphérique ; en faisant respirer les deux gaz qui entrent dans cette composition, soit isolément, soit dans des proportions différentes, elle démontre le rôle que joue chacun d'eux dans cette fonction chimique. .

Des expériences multipliées sur la respiration des différents gaz, autres que ceux qui font partie de l'air atmosphérique, font voir eïlcore plus, évidemment jusqu'à quel point la composition dé l'atmosphère est liée avec la durée de la vie animale ; pourquoi celle-ci s'arrête dans un air trop altéré par la respiration; elles font connaître enfin que certains gaz font mourir, parce qu'iJs sont à la foiç irrespirables et délétères; tandis que d'autres produisent moins rapidement ce dernier résultat, et ne l'amènent que par défaut d'oxygénation du sang.]

Ainsi le mélange d'acide carbonique est ce qui fait périr les animaux qui ne changent pas d'air. Une atmosphère qui en contiendrait quinze centièmes tuerait, quand même elle aurait d'ailleurs quarante centièmes d'oxygène , tandis que l'atmosphère naturelle ne contient que vingt-et-un centièmes de ce dernier gaz; mais c'est que le reste y est presque tout azote, et que la quantité d'acide carï)onique y est presque insensible (1). .

(1) Suivaut l€8 eipériénces de de Saussure, iOÔOO parties d'ail' atmosphérique ne contiennent que Â96 d'adde carbonique.

ART. U ACTION DE l'aIB. , 9

L'acide carbonique; dëtrult aussi plus complètement l'irritabilité dans ceux qu'il4ue, que l'hydrogène, pay exemple; dans ce cas et dans d'autres pareils, U y a une action délétère particulière qui ne tient point ati défaut d'oxygépation. C'est pourquoi tous les mélanges qui peuvent entretenir la flamme ne sppU pa^pour cei^ sans danger pour la vie. ;

[Tous les gaz acides ^ plus le gaz ammoniaque , 4'ar près les expériences faites par M. Fhénard, conjointe^ ment avec M^ Dupu^ytren^ sont plus bu moips délétères, Des mammifères et des oiseaux plongés dans ces diffé-* rentsgaz, soit purs, soit mélangés avec l'air atmosphé^ rique, ont péri rapidement.

Le gaz sulfhydrique, le plus délétère de tous, mêlé à Tair atmosphérique, darns la proportion de rb> a suffi pour tuer un cheval. U n'en a fallu que ,-~^ pour faire périr un verdier, et grs pour tuer un chien de moyenne taille (i).

Chaussier avait , pour ainsi dire , conduit à ces recberches expérimentales^ en démontrant l'action mortelle de ces différents gaz, lorsqu'on les met en contact avec la peau des jeunes animaux.

Ces <iernîères expériences servent encore à rendre indubitable la grande ahalogie de fonction qui existé entre les deux appareils tégumentaire et respirateur ; analogie qui pouvait se déduire , en premier lieu , des connaissances que fournit Tanatomie comparée.

L'azote et l'hydrogène ne paraissent irrespirables que par l'absence de l'oxygène, qui seul peut entrete-

(i) Traité de Chimie élémentaire, par M. le baron L. -J. Thénard, t. ▼, p. 127.

Paris, 1896*

iO XXIX^ hEqom. ME«l»lKAYlOW DES VSftTÉBRl&S.

blf là vie ( encoîre (atit*H quTI «oît TnéTâtigé au precnf er âe ces ga« dans des proportions eonvenables.

Aîn«î H. Dàvy, F'naquelin^ deux préparateurs de M. Théhartf^et Kiî-mème, ont eti le courage de respirer ïe protoxide d'aiLote pur(i). Il produisit aur le premier tin degré, d^ékcttatîdn tnuseulaîre très-retnarquaWe et même de surexcitation de la TÙeetde Toute, J)Ui» tine pèïle tîûomentàttée de là présence d'esprfi ratiquelih^ les préparateur» de M. Tkénard^ et Iul-4ûémé , nVn ressentitéht qiié des effets tràs-affaiblis^atits, qui allèrent jusqu'à là d^faiHahcè chez les trois phrerÈtîers.)

Les observations faîfes sùif le sang qui passe par lé poumon, avant son entrée,* et après s?i sortie de ce viscère, correspondent â celles qifôn peut faire sur Vw respiré'et non respiré,

Ainsi, le sang veineux est nôîr, et lé sang artériel est vermeil; et ce changement s*opère uriiqueipçht par l'action de roxygène dans le poumon; car, si Ton empeicne la respiration, du qn on fasse respirer a autres gaz que l'dxygèpè , /es artères rie rendent bientôt |)lûé aussi qu'un sang noir, mênie bofs des vaisseaux.'

Tout Je sapg est noir dans un petit tiré du corps dé s$i mèrç, ayant d'àvoif respiré j raftériel devient ïoygQ à riqstârtt mçme de îa pr^u^ièr^ respiration, Si on exposé Iç sing veineux àù contact 4.e Toxygène, on le ren4 semblable à l'artériel coïp^ne §i on l'avait fait passej par jie ppunioh j tapdi§ quVn le noircit par )e contact de tout ^az non «urslbftpd^pt ep. oxy^gèae» Oans, la première de tes circonstances, le sang veineux change

(l)Ibid.,p. 425etl26.

l'oxygène, auquel on Teicpose, en aetdeèarbonfque, etbé* L'oxygène ne se boi^ne pas à êrilevcp de» parties' i(ura-^ boudantes au «ahg veineux , il se combine arec lui. Les expérieneee ont prouvé que le sang artériel eofi-^ tient une qtiantlté de eel i^lënient.

Le mécanisme de la red^fyàiiôn' éàti^ les anftAétlsi? supérieurs consiptaft* 5 en général, dan« unfeclîvîêion presque ftrïnAni<ili sàugdaMiitg^àlsseauiK^étfrat^ëMi^ séqueni dans une multiplication proportiontiéè de M surface exposée * IMJéftient ambiant» Il faut que celuici agUse mt le saiig au travers d«ê pavois de« ? aisfteauxt or, rexpéfienoe ekidlque d-4êssué se fait également quand on interpose, entré l*oxygène et le êan^, un6' membrane fine.

En même temps «faé le eorps devient livide ^ mit dans Tasphy^ie subite, soit dàt>« Pespècé d*asj5hyite lente qui tient à quelque défaô« d'organisation, il né tarde point ft devenir fi'oid. *« , .

L'effet immédiat de lia respiration est donc de don-" Mm sang sa qualité artérielle, eVst-à-dire d'en enlever une* portion «urabondante d'hydïogène et dft carbone, par une espèce de combustion, d'y eombinefir une portion nouvelle d'oxygène , et par ces deUx opérations de le rendre vermeil -, de noir qu^il était deventf à son passage dans le* organes , et de réchauffer,' aitt-si quetoutle corps. ^

Cet effet s'exerce ckns le poumon même, puisque Je sang devient subitement artériel , en paissant dés àrté^ rioleà de cet organe dàn^ ses veinules, et que èe eftsfngcmént n'a pa» Heu peu k peu dans le to^ènt géiséraf de la circ^tilàïïdn ; tnàfë le pdumon n'eisrt pus pour cela le lieu le plifi^ chau^ 4ù eorps , q(i^}qu^ èeltlk èéët^

19 XXIX* LEqbfi. BE$PIEAT{ON DBS VBRTÉBRES.

4e la ch^teur animal^ parce que le sang artériel a plus» de capacité pour le calorique que le veineux.

Il absorbe donc la plus grande partie du calorique produit par la combustion de l'hydrogène carboné de celui-ci, et reperd ce calorique dans tous les points du corps^n y devenant veineux.

[La théorie des phénomènes chimiques de la respi** sation qui vient d'être expo^sée, est celle de Latoiuer et de Laptace.

Elle est encore génerlilejaient adoptée pour ce qui est dç la combinaison d'une certaine quantité d'oxygèoe avec les globules du sang artériel » d'où résultent et sa couleur vermeille et sa propriété d'entretenir l'excitation vitale dans tous les organes.

Mais on ne pense plus aussi unanimement, que tout l'acide carbonique que produit la re^iration soit l'effet d'une combustion immédiate dans les pouaions, du carbone du sang, par l'oxygène de T^ir atmosphë-* nqu^. Les uns , s'appuyapit {Lagrang^ et Hasêenfrntz) sur ce que la température des poumons ne serait pas plus. élevée que celle du reste du corps, pensent q[ue cette formation de l'acide carbonique a lieu successivement dans tout le système veineux , et qu'il n'est que dégagé dans les poumons, au moyen de l'oxygène de l'air, qui a plus d'affinité pour le sang.

Des expériences récentes de M. Magnus viennent à l'appui de cette théorie, {jdnnaies des Sciences naturelles^ a"* série, t. vin, p. 79.)

Les autres vont plus loin, et, se fondant sur des ex^ périence^ de Spallanzani , d^Edvpards , de Cotlar de. Martigny, répétées par J. MûlJler et Bergemann^ qui montrent, eptre autres, que des gr^apuiUes produisent

à peu près la même quantité d'acide carbonique dans an gaz qui ne contient pas d'oxigène que dans Tait atmosphérique , regardent la formation de ce gaz dans la respiration , comme une sécrétion indépendante pour ainsi dire de l'influence chimique que pourrait avoir l'oxygène atmosphérique pour le produire.

Ces opinions si différentes prouTcnt combien les problèmes de la vie sont compliqués , et quelles difficultés Ton trouTC à expliquer même les phénomènes qui ont le plus de rapports a^éc les sciences natu*relies les plus avancées ( la pAysique et la chimie)^ A cet égard , comme à plusieurs autres , l'observation directe de l'organisation, comparée aux pjbénomènes qu'elle prodtiit, non-seulemçnt dans la série animale, mais dans l'ensemble des corps organisés, est peut-être encore la source la plus certaine de la physiologie.

Le troisième point de la théorie énoncée plus haut est la combustion d'une certaine quantité d'hydrogène du safig, durant l'acte de la respiration, par une partie de l'ojtygène qui- n'est pas employé à brûler le earhom; de sorte que , dans cette théorie, une partie de la Tapeur aqueuse qui s'exhale avec l'air expiré , ne serait pas une simple transsudation de l'eau préexistante dans le sang avant son arrivée dans l'organe de la respiration.

€ette troisième proposition est aus^j combattue par quelques physiologistes, qui pensent qu'aucune paartie de cette vapeur n'est formée immédiatement par la combinaison de l'oxygène respiré.

La Physiologie comparée cependant démontre que la chaleur animale est en rapport direct avec la quantité de respiration ; quantité qu'il faut d'aiUeurs apprécier.

14 XXlt' I.Eg09f. MfPIRâTION DB& VERTÉBRÉS.

^!f s UA temps dotiûé $ maî» encof ç par la proportîoo du fluide nowrioi^ âiiff lequel t^X air peut agir, dana le roême.^èpace de temps.

On peut eu aonclure que lii chaleur animale' dc4t avoir sa source principale dàna lea nouveUea çonll^aisohs 9 dana Te^^èce de combuatlon qui a'ôpèfe durant l'acte de la respiration, entre le fluide notiriicief et le fluide ambiant , que le mécanisme de l'organe chargé de cette fonction Inet en présenoe ^ dont 11 iiiet en )€m les affinités 6himique#« . .

Bl Voû cotnpafé Ift tempéfatbfe de^ animdUj^ des di^ féretïtes clàëséé^ d'dp^tf l^^b^ervfiitioMqiié âdus avotis téùtiieê dan^ le» tab)éâii5i ciMàp^i^i, aveô lèiifs moyens 6i^nique# de respiration i si }V>â tiât emtef en ligne de oompte , dtttid cette eotiïparaièoii , ta Mtiuré de leurs tég«iments^ qni em|>dehe plus on mein# effiéseeioient la température du eoip» de se mettre en équilibre avec la température dû milien «tnbidât, en lié pouira s'c^n^ pé<^het d'eà céûdlnt» qM l» température élevée des matnmifkfêêéx Ae^ étêeatàet ^ et qife la basse températare dès fêptitm et àeê p&isfanê^ aohtii en rajf^kirt av^ee leufis mei^en$ de respiralie^ù.

GéÉ rapports ê<ynî encore démerfitrés de là minière la plus évidente par les expériences faîtes sui* la fem{>é^ wtûre âen clâs^s iîitèîAeûpeê.

Enfin, le^ etpérîéMos dé Bf. DutôHg et celles, de

•M. Ùêsftret:^ (i) ont eoftfîrmé, par les instruments et 1ers

moyens que la physique fom-uit, les observations de Tat-

I 1)11 I I * l> I ■ I* n I I ■ I tl I ■

y(i)7h^éiimêtiiu^iUPhtifke. îmSf49SS^'p. 7ï9tfl '

MT. I. MTiaer bi x'ai«.

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BatoÉoitt coBiparée myIm Murc«ft de la dbakttf «ntinftte.

€^ deraîcir phyâden^ ^^ woit (êàt plus fie deux eofttB «xpéfteaces sUr dei «&<tlii et dM léA^ni ndultes et jeuDKssi stNrdev étaeSyàiH ^OfiMM^dedifcteiydies ^mb»^ dds pqfWMit adultes 4t jeuMee ^ de» 4»(fs ^ àmpfÊUÙn^ dei pon^ j dw gz^e/ondé , «fi conchit t

1"* Que la re^ifi^tioa e9t ia f«{ai[^|)ate ctkÉee du df6* reiopiRBizieàt de la ohsieilr anfôiikteii

wr Qm le moutemeut dtt iattg^ TMsittritattoBv io botteiaeDl fàeé diÉëvMtee i^fHèd^ f eu^M pMdoiireikl petite povtiMr restante )

3"* Dm» fautiuoe de «e» «ej^riefteeê^ te Mspiratiuil n'a pïodmt moîAf de ^^ h} )^lû« de "^ d« 4a )cli«lèiir tetelë éitiitt par TamitiaL

La qdalité aitérfelii! du MUf lêM flèceisaini^ dans IIM prôptetimi fiM 5 à. dhuàque eipèg^. d "unimA t et c 'est sa iDMtotîoii ifui ^une ta «à^rt pAt' Mphy^ie^Mit qwe» par 4111 t^p^kemetit ii|éeàlii<^u« ^ ^1^ £iit«le Vaxx^s de r^ir 4ia poumdft^ mtuâie eh «éiirMgiàiit 'o«i eâ^uwacit la plètte f etc. ^ séît que Vou Sd^uruis^e 4 ^ tieèère un gk% diff^ut de IV^kygèMi ^ îa cru K>ug-4eiQpê que , datib ie piêti^r eas » le fiMU'g ue pouvant plud pae«er au tràiref ft du poliïu^fi trop ^i^^àdle ou trop dilaté ^ la cifûulatfieti :s arrêtait; c%âtt (à la théMie défi aacieni depuis la découirel^e de la eil^uktiblà jtHMiu^à Hatbst ( t ). On 9l pèmé easuHe qij^ jte "â^fig » d^ënu ^ir faute d\»xfjgètte^ «è pouvitit plute e*^teir tes «wrtiveiiaeiits du veu%iG«db gaii<;iiè , et arrêtait U Acircutatièto ^, c^jsit 'ee

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(1) Geitt oplfiloa «'éteât MpenMit pu géliénAMieiit^doptée. 8«âvaift i)Miéti- «^ {Menu de V Acad, du Scé^ pour iVOi^ ^v ^M}» 1a principale ftNidliOB 4^ poumoii est df'imp régner le sang d*air, el de le KUfbre par U capable depoftor partool raliment , la ¥îe et la cbalear.

J€ XXJf LEÇON* RISPIRàTION DES VERTÉRRÂS.

que Gamlwyn a cherché à dévelo(>per; mais Bichat a mieux prouré, selon nous, que-c'est parc&qae le lensing noir ne peut entretenir le bon état des organes en général, qu'il détruit leur action en y arrivant seul, ef non. point parce qu'il n'y arrive plus; car plusieurs de ses organes , comme le cerveau , etc. , cessent d'agir dans l'asphyxie , lorsque le cœur bat encore.

Ce n'est point parce que le sang noir n'est pas un irritant , que la mort a lieu , car il en est aussi un , témoin son aiction sur le ventricule droit, et le carbone et l'hydrogène dont la surabondance forme son cara<>' tère, en sont aussi; mais «'est parce que la fibre, pénétrée de sang noir, n'est plus susceptible d'être irritée par quelque irritant que ce soit; en un mot, l'effet particulier de la respiration, par rapport à la fibre, est d'entretenir son irritabilité, soit immédiatement sur elle-*méme, dans sa partie composée de fibrine» scdt par l'intermède du nerf, qui est en quelque sorte l'autre partie de la fibre. Il est sûr du oaoins que la respiration entretient aussi l'énergie des portions du système nerveux indépendantes de la fibre, puisque le cerveau cesse son action comme les muscles dans l'asphyxie. Quoi qu'il en soit, le résultat définitif «st toujours^ par rapport à la fibre, sa force pour tous les mouvements qu'elle peut avoir à produire, et l'histoire des rapports qu'on observe dans les divers animaux centre les quantités de leur respiration et l'énergie de leur force motrice, est une des plus belles démonstrations que l'anatomie comparée puisse fournir à une théorie physiologique, en même temps qu'elle est une des plus belles applications de cette anatomie comparée à l'histoire naturelle.

kVT. L ACTION DE L'aIH. iT

Nous avons vu, à la fin de la xxv"*^ leçon, que dans les animaux vertébrés cette quantité de respiration fASt coanaitre, presque par un calcul mathématique, la nature particulière de chaque classe ; et nous en verrons à peu près autant dans les leçons suivantes, par rap^oirt aux animaux sans vertèbres.

On aperçoit quelque chose de semblable d'individu à individu ; la force est assez eii raison de la couleur du saug; on consomme plus d'oxigène lorsqu'on fait un exercice violent; une circulation plus rapide exciter davantage rirrîtabllité ; toutes les facultés vitales sout exaltées par l'infla^imation qui augmente rafflqx du sang artériel dans une partie déterminée ; les individus morts asphyxiés conservent moins d'irritabilité, etc.

C'est aussi la respiration qui rend , par la combinaison de l'oxîgène, le sang coagulable et propre à opérer la nutrition des solides ; c'est elle qui rougît le chyle ( en oxigénant son fer ) , et qui en fait de véri-* table sang; on consomme plus d'oxigène après le repas ; Varrivée du chyle dans le sang refroidit le corps , jusqu'à ce que son assimilation soit avancée. Les individus morts d'asphyxie ont le sang plus difficile à cailler; les animaux à sang froid croissent plus lentement , ont toujours leurs parties plus molles, croissent presque. toute leur vie.

11 y a une correspondance naturelle entre la respiration et les facultés qu'elle alimente, et comme cellesci deviennent plus vives quand la respiration augmente , la respiration est moins nécessaire et peut diminuer impunément lorsque, par quelque autre cause, ces facultés s'exercent moins. Ainsi l'on sliabitue, par degrés, à un air moins pur, en diminuant son exercice

♦8? XXIX* LEÇOJEf* HEWIRilTIOÏl MS VBRTÉBRÉS.

et aa no^mture; les gen$i ^igonreux: ont besoin) de piU9 d'air.

- Il «n est de même dans les aoimaiixi Ceux cpae Ybivût met en léthargie -ne respirent point, ouipisasqpie point.

C*est dans son passage dfes- artérîoles^ dn* corps a«tt' veinules , et par c^mséqnent aux' points mêmes^ où le corps nourrit les parties^ (ju'iP redevient veineux, et perd ses qi^aHtés artérielles. If doit cependant enperdre aussi" une partie' dans son trajet^ et c'est dé Ift^ saiis» doute que vient la vitalité moindre dés parlfes- éfoi^gnées, comparée à celle dès parties que le sang nouirît immédiatement à son retour dut poumon, comme' sant le cœur> le diaphragme, etc.

Comme tous les aliments contiennent plus ou moins df'azote, et qu'il n'en sort (i) point par là respiration, qu'au contraire il paraît y en avoir une petite quantité d'absorbée , et comme la respiration enlève beaucoup de cairbone et d'hydrogène, elle doit augmenter dans le corps animal la proportion de l'azote, en diminuant' celle de ces deux autres substances combustibles : son effet dernier, par rapport à la composition dti corps, doit donc être de l'anîmaliser, puisque c'est la quantité de l'azote qui fait le caractère des substances animales. Il serait intéressant de comparer, sous ce rapport, la respiration des animaux carnassiers et her-

(1) NoQs avons tu qae les physirîens aTaient folt,'à cet égard, des expériences c0iitxadictoîref» qui rendent «cette pivoposilvMt dpaH^QSflk* Gellos de M.; Mdmarêlt, auraient pour résultat singulier qu'en hiver il y a absorption d'azote et exlialation en été. ( Analyse des iravauso dé fAeaéènùe dé» Scîénceâpour l'année flS30, p. 76, par ilf Odvîcr.) • -

ART. II. vovutm» ras TiRHiBrts. 19

birares. Les derniers doivent avoir beaucoup p)ui besoin de son influence , vu la nature de leurs aliments.

ARTICLE IL

DIS mtWLom «M AsnfÀtfx ireftiésm

[Nous diviserons cet article entroi^para^apbes. Dan» le premier, nous traiterons de l'existence des poumons , de leur position , de leurs rapports et de leur forme.

Dans le second^ nous décrirons les canaux aériens qui j eo92duise]»t l'ajr extérieur ^ x)^ p^x le^uejs s'iéchappe celui des pouaiong*

&ifi]|^ dans Je tr^i^iéième « mm ferons connaître }a straeture iiitîwe de cqs or^joue^ ]

S l Exmtenoe y fosUion , rappert$ , fomm générale ,

(Le0,pagwi>ii^ «'ei^isJtejcit que d^jç^ les trpi3 paemiçjre^ olwfles das ^veirtélii?©»^ «Ce %9Bt U^ .swJs o/ga»es d^ yespiiMioiii 4^ M^ammifèr^^ les Qi£i$;wx ojut^ avec Jeu;'^ pw»on6 pK^fMsepient ^^^ 4s igf?^ï>â^^ .Q^luleç ^ui

pejQVQBl è)9^ <:Qn^défiée« pQSlWie A^& paw^ctps aqcessoke«; ip^t^ieur^^Reptiles otvt à la fQi$ de^s jppumons et des ^anobies. Cie j>^ixilége .^^artiçjpt M^igueE^e^t , dans cette classe, à T^wdjre 4e3JQilUAQiAP^ » et ^istjqgue seulement quelques genres de cet ordre , du moins

20 XXIX' LEÇON. ART H, POtJMONS DES VERTÉBRÉS.

pour l'usage simultané de ces deux organes de respiration, pendant toute la vie.

L'ordre des Ophidiens nous offrira une autre singularité; c'est celle de l'asymétrie de cet organe, dans un certain pombre de genres, où celui d'un côté se trouve toujours moins grand que l'ajutre, et quelquefois tellement rudimentaire, qu'il faut en chercher les traces avec soin pour les découvrir; elles disparaissent même entièrement dans plusieurs genres.]

B. De la situation des poumons et de leurs rapports. f" 1. Dans les Mammifères.

[L'organe, proprementdît, de larespiration est double, et remplit toute la capacité de la Cavité thoracique qui n'est pas occupée par le cœur, les principaux vaissealix^ sanguine, le canal thoracique et l'œsophage. Il y est particulièrement soumis à tous les mouvements des parois mobiles de cette cavité, qui la dilatent et la resserrent. Chaque poumon se moule, pour ainsi dire, contre les parois du thorax et la voûte du diaphragme. Il se trouve comme suspendu» dans cette cavité, aux deux bronches et aux artères, et aux veines pulmonaires. Le cœur, placé immédiatement au-dessus du sternum, et, en arrière, dans l'écartement des deux poumons, rompt, par sa position plus à gauche qu'à droite, la symétrie qui aurait eu lieu, sans cela, entre ces deux moitiés d'un même organe. Cette circonstance explique très-bien le moindre volume du poumon gauche, lequel est toujours en raison du volume du iîœur et de* sa déviation de ce côté.

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