‹ Leçons d'anatomie comparée, recueillies et publChapitre 58 sur 124 · III. STRUCTURE DES POUMONS · texte numérisé non relu

III. STRUCTURE DES POUMONS

Dans Yephis alboH^înclas ^ Nob. {corohelta rufescens? Schlegel), le poumon celluleux s'étend du cœur au im, et un peu au-delà ; mais le sac simple se prolonge très en arrière.

La coronelia venus tissitna^ScïitEGi,!^ n*a de rélseau que dans un espace de o"So8 sur ô'**,3o de longueur totale du sac pulmonaire. La trachée s'y termine en cône, etmoûtre, dans cette partie, rorîfice d'un poumon rudimentaire.

On n'en voit pas dans la C. rhombeata^ Schlegei. La partie celluleuse du sac pulmonaire unique, qui commence TÎs-à-TÎs la pointe du cœur, forme un réseau étroit et profond , dans l'espacé de o,o5 ; mais .les mailles s'élargissent et s'effacent bientôt dans !e rest« de la longueur du tube pulmonaire qui est encore de

Dans la C. cabeUa^ Sghlec , le réseau' qui commience dans le dernier tiers de la partie membraneuse de la trachée, devient épais de o"*,ooa dans le poumonproprement dit, qui n'a plus que des parois simples audelà de sa partie la plus large.

Il y a un orifice d'un rudiment d^ poumon dans le cône des cerceaux întra-pulmonaires.

Là C. tœvis né m'a pas montré de différences es« sentielles.

Dans le coluber hippocrepis, le poumon a un réseau serré, à petites mailles superposées, à parois épai«$ses. h trachée ihtra-palmonaîre s'y insère par dix-huit à ^ÎDgt cerceaux , y formant un cône cartilagineux , i droite duquel se voit l'orifice d'une très-petîte poche, rudiment de second poumon.

La couleuvre à coUiér veLonltt , dans son poumon dé-

140 XXIX* LEÇON. ÂftT. Il- POUMONS DBS VERTÉBRÉS.

veloppé., une organisation qui forme comnie une transition aux genres venimeux, en te que la trachée a un réseau élastique dans une grande partie de son étendue, ainsi que nous l'avions déjà décrit (première édition, t. iv', p. 326) en faisant sentir la fusion de ce réseau dans celui du poumon proprement dit. ]

On observe, dans cette portion membraneuse , dont le cordon principal est large et plat, un réseau fin, blanc, opaque , qui se continue dans Tintérieur du poumon , où ses ipailles bordent les cellules et sont formées de cordons plus forts , qui semblent de nature tendineuse , et peut être très-susceptible de se contracter, comme les parois artérielles* [La trachée cesse promptement dès qu'elle touc^^e le poumon , car elle se dilate au inéme instant pour en. former le sac; mais les cartilages se voient çncore à la distance de quelques centimètres du sommet du poumon, dans un sillon qui règne le loog de sa surface inférieure , et dans lequel se loge la veine pulmonaire. Us forment , dans la paroi inférieure du poumon , une série décroissante ou un cône, dans Tun desquels on aperçoit un orifice qui conduit danst un trèspetit sac, rudiment du second poumon , inférieur au sac qui est développé. Les cellules du poumon sont plus nombreuses , comme à l'ordinaire , entre le cœur et le foie , et vis-à-vis le premier quart de ce dernier viscère. Aundelà , les parois du sac sont simples.

Les trigo^océp haies sont remarquables parce que la partie membraneuse de la trachée , forme bien avant le eœur^ par son extension et son réseau élastique, le seul sac pulmonaire de ces ophidiens. Ls^ série des cerceaux intra-pulmonaires s'y prolonge 4in peu au-*delà du cœur autant que le réseau élastique ^ dont les cordons trans-

m. S^UGTCKE DES POUMONS, 141

verses partent des extrémités de ces cerceaux. Quand ils cessent, le réseau disparaît avec eux, et le sac pulmonaire n'a plus que des parois simples.

Dans une grande vipère bondissante {V* arietans)^ nous avons vu la trachée devenir intra-pulmonaire à Oji5omètres de la glotte, et se continuer "à o " , 1 70 plus loinjO^-jOao au-delà du cœur, par des cerceaux plus forts que dans sa partie extra-pulmonaire, ayant leurff extrémités libres enroulées, rapprochées, formant un bord élégamment festonné, dont les festons s'enchevêtrent de sorte qu'il résulte de cette organisation un canal complet , fendu dans sa longueur. Le réseau pul« Monaire s'étend sur la face interne de la partie libre de ces cerceaux, et ses principaux cordons s'attachent aux parties saillantes du feston.

Le réseau Compliqué du poumon ne s'étend ^u'un peu au-delà du cœur avec le prolongement singulier de^ la trachée. • •

Dans la vifkre de Redi^ le réseau pulmonaire commence aussi dans la trachée , qui devient intra-pulmonaire, aussitôt que sa partie membraneuse a pris de l'extension. On peut suivre les cerceaux intra^-pulmonaires jusqu'à o"*',o35 au-delà de la base du cœur, et avec eux les principaux cordons du réseau pulmonaire , qui sont commue suspendus à leurs extrémités , ainsi qu'on le voit dans la vipère bondissante. Ce réseau est peu compliqué et disparaît rapidement dans la derûière partie dil sac, après les cerceaux de la trachée.

Vacanthophis tortor n'a pas le plan d'organisation des ('eux genres précédents. Le poumon ji 'y commence pas en avant du Cœur. Il est d'ailleurs, double, ainsi que nous Tavons dit. Le sac droit, k seul bien développé^

est eelluleux dans une longueur de o, t So""-, et ne forme plus qu'une vessie simple d^ns une étendue un peu moindre (de o"*', lao).

Le sepedon hœmachatês nous a offert un autre arrangement. Le sac , pulmonaire développe a, du côté interne et inférieur , le cône des cerceaux intra-pulmonaircs , qui s'y continue par une bande longitudinale moyenne. Les cellules de ce même côté aont superficielles ; tandis qu'elles sont profondes et nombreuses dans la paroi opposée du sac.

C'est un acheminement à ce qu'on voit » quoique sur une autre face , dans le naja tripvUianSj le seul exemple que nous connaissions dont la paroi supérieure, continuation de la partie membraneuse delà trachée, n'ait pas de réseau, et dont la paroi inférieure, • celle qui répond au côik 'des cerceaux intra-pulmonaires , soit seule profondément eellulense. On voit dans ce cône l'orifice d'un sac rudimentaire.

L'elaps lemniscatusa un trës*long poumon développe, qui ne commence cependant qu'au-delà du cœun La trachée ne s'y prolonge que très-peu avec ses cerceaux ; on trouve à côté de ceux-ci l'orifice d'ua poumon rudimentaire. La partie celluleuse de ce long tube est bien moins étendue que celle à parois simples.

Le bungarus cœruleus nous a montré une oiganisatlon analogue, c'eàt-à*dire un long poumon, n'ayant de cellules nombreuses et petites , que dans une longueur de o'"',075 , et des parois simples dans sa plus grande étendue.

II y a de même un second sac tiès-petit.

On retrouve dans les hydraphU et les pëlamides le plan des trigonocéphales et des vipères , en ce que le

pouïDonse confond arec la trachée, et commence trèaen ayant.

Dans Vhydropkis ^chistosm, leréBean 8B voit à o",!© arant le cœur.

Les cerceaux de la trochée intra-piilmonaîre ont un bord libre dans le sac pulmonaire , où ils se continuent assezloin avec le réseau de ce sac, qui cesse i\ o"'',ao de sa terminaison.

Dans h pèlumide bicolore ^ le long tube aérien que forme le poumon n'a de réseau élastique qu'avant le cœur. Au-delà, son réseau n'est plus que vasculaîre.]^

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