XXIX* LEÇON. ART. III. BRANCHIES DES VERTÉBRÉS
ARTICLE III
DES BRANCHIES DANS LES ANIMAUX VERTl^BRÉS.
[Les branchies sont kspoumonsdes animaux absolument aquatiques» c'est-à-dire de ceux qui vivent constamment plongés dans l'eau, sans avoir besoin de venir respirer sans mélange , à sa surface , à des intervalles courts et réguliers (comme les cétacés) , ou moins rapprochés (comme les serpents de mer) , l'air atmosphérique qui la recouvre. ]
Le principal caractère qui distingue essentiellement les branchipf des poumons^ c'est que ceux-ci sont composés de cavités à parois vasculaires, dans lesquelles s'introduit le fluide ambiant, qui est toujours de l'air; tandis que les premières sont généralement composées de parties en relief, intérieures ou extérieures, qui sont mises en contact avec ce fluide , qui est toujours de l'eau, par leur surface extérieure. Dans l'un et l'autre cas, le sang est conduit dans l'organe respirant par des vaisseaux, qui s'y divisent assez pour que toutes ses partie» puissent éprouver . sufiisamment l'action du fluide ambiant. Cette division a lieu sur les parois de cavités de difi*érentes formes, dans les animaux qui ont des poumons; elle se fait, au contraire, à la surface de corps saillants de différentes figures, le plus souvent en forme de lames, de feuillets, ou d'arbuscules, dans la plupart des animaux qui respirent par des bran* chies.
[ Les branchies peuvent être extérieures, et se déta-» cher 9 comme des appendices^ de quelques points de
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la surface du corps; elles sont, dans ce cas plus évidemment dépendantes de la peau , qui peut d'ailleurs en tenir lieu. Lorsqu'elles sont retirées dans une ou plusieurs cavités particulières, il est facile de démon*trer qu'elles sont encore essentiellement formées par un prolongement intérieur de cette même peau, se repliant une première fois dans elle-même, pour tapisser ces cavités ; se repliant une seconde fois pour se prolonger sur les saillies branchiales que ces cavités renferment. Le poumon, au contraire, est toujours intérieur, toujours compris dans une cavité, commune viscérale, ou particulière, dans laquelle la peau extérieure se replie pour le constituer avec les parties fibreuses, élastiques ou solides, qui en forment la charpente. Les branchies, du moins dans les vertébrés, sont toujours symétriques. Nous avons vu , dans l'article précédent, bien des cas où le poumon a perdu ce caractère. ]
Les branchies existent non-seulement dans plusieurs classes du type supérieur du règne animal, mais encore dans une partie des apimaux des trois types inférieurs* Mous ne décrirons, dans cette leçon 9 que les branchies des vertébrés.
[Il n'y a de branchies, parmi ces derniers, que chex les batraciens de la classe des reptile» et dans celle tout entière des poissons. Nous les étudierons successivement dans ces deux classes. ]
A. Dfê branchies dam tes Reptikt^
$ I. Bxiêtênce, poêiîion^ rapports^ forme génitétin
branehien.
Lei troin premterd ordre» de cette classe inaDq»en\ absolument [du moins dans leur état de déreloppement complet] de cette espèce dWganes rcs[Hratm, et n^ont que des poumons.
Les Batraeimn , qui subissent des métamorpte^ [plus tardives] , sont pourvus de branchies^ dans leo! premier état seulement. Mais [\^s axolotls^ le menohri^ 0huê lateraliê^ Hablaiv] les êirèneê et les prêtées conservent, selon toute apparence, pendant leurTieeo* tière I des poumons et des branchies.
[Il n!entrerait pad dans notre plan de décrira ici) en détail» les organes n'ayant qu'une durée passagère, et qui n'appartiennent qu'à un état de transition , état dont nous ferons connaître les changements successifs, on traitant du défeloppement du fœtus et des metamorphosest dans le volume suivant; mais TobligatioD où nous sommes de comprendre dans ce chapitre le» branchies des quatre derniers genrea, qui les conservent à l'état adulte , noua conduit à les comparer^ dès ce moment , à celles des autres batraciens qui les per« dent tôt ou tard.
Les Batraciens ont deux sortes de branchies: lei unes, extérieures, tenant à la peau du cou, flottent ains suspendues par un pédicule unique , à la surface di corps ; les autres intérieures, cachées sous la peau dan une poche particulière, située de chaque côté du coi
BKANCfflES DS$ REPTILES. 16Y
et de la carité buccale , en cottirhùnîcatlôli atec cette
cavité d'une part, et, de l'autre, arec la surface du
corps, par un ou plusieurs orifices. Ces branchies intérieures sont fixées au pourtolir convexe des arcs branchiaux, qui font partie de l'appareil hyoïde.
Ces deux sortes dé branchies, distinctes par leur position et leur développement et mêmfe pat leur nombre, ainsi que nous allons le dire, rie le 5dnt pa$ autant par leur forme, qui est presque toujours arbdrescehte et ramifiée, ou divisée en filaments nombreux, tenant à un pédicule et formant utie hoiippe ; elles ne sont jamais en séries de lames, comme dans l'immense majorité dei poissons.
Parmi les branchies exterùes, les urieâ sont composées de lanières étroites et longues , rarement simples , plus souvent un peu divisées et formant de longs panaches: telles sont les branchies externes des têtards. LeS autres sont disposées comme les barbes d'une ^ïùme , sur un ou deux rangs, lé long d'un pédicule qui en représente la tige (celles des larves de salamandres et AtYàxolotl).
Chez .d'autres, enfin, elles sont arborescentes, ayant Un large pédicule plusieurs fbis divisé, et dont les courtes ramifications semblent se terminer eti follicules : telles sont les branchies des sirènes et du protée^ dont la solidité et le développement font comprendre la persistance.
Il n'y a jamais plus de trois de ces branchies extef- . nés de chaque côté. Les internes, au contraire, fot-» mentde nombreuses houppes, disposées en quinconce, sur la convexité de chaque arc branchial. Il est vrai que, dans ce cas , ^Ues sont groupées par doubles se-